Pour les économistes libéraux la solution au problème de la dérive générale des coûts de la santé passera par le développement de caisses d’épargne-santé privées (dont nous avons décrit la formule dans notre livre ''Santé publique, santé en danger''). Une étude de l'économiste américain Benjamin Zycher, publiée par le Manhattan Institute for Policy Research(1), vient renforcer cette conviction en montrant que l'expérience des premières caisses privées d'épargne-santé, mises en place depuis la réforme Bush de 2003, et qui couvrent aujourd'hui 6 millions de résidents amércains, a conduit à des résultats conformes aux attentes.
L'élection de Barack Obama signifie que la réintroduction de véritables mécanismes de choix privés au sein du système de couverture des dépenses de santé n'est plus guère à l'ordre du jour, même aux Etats-Unis. Le nouveau Président a en effet clairement fait savoir qu'il voulait copier les systèmes socialisés européens.
Il n'empêche qu'un jour viendra où la faillite inéluctable des régime de santé actuels contraindra à revenir vers la recherche de solutions libérales. C'est pourquoi, même si, sous les effets de la crise, ce jour semble à nouveau s'éloigner, il nous paraît utile de nous arrêter un instant sur les leçons de cette étude, en commençant par un rappel des principales caractéristiques du régime de santé américain (qui est beaucoup moins 'libéral' qu'on le croit souvent en France).