Jacques Delpla n'est pas un adepte de la langue de bois. Dans deux interventions au ton très direct - l'une sur l'antenne de Radio classique , l'autre sur le blog Les Echonoclastes des Echos - il esquisse le scénario des événements qui, sans que ce soit nécessairement l'apocalypse, vont encore secouer la zone euro.
La restructuration (i.e. le défaut) des dettes souveraines est-elle inévitable en zone euro ? Oui, c’est évident aujourd’hui.
Le FMI l’a implicitement admis dans son dernier rapport semestriel: historiquement, les pays développés avec une dette supérieure à 100% du PIB n’ont pu la réduire qu’avec de l’inflation (surtout) et de la croissance (souvent engendrée par une forte dévaluation).
Défaut ou pas sur la Grèce ? Après avoir longtemps pensé que oui, je fais ici mon coming out : je crois aujourd’hui que la Grèce ne fera pas formellement défaut.
"Développer l'imposition du patrimoine", a dit le Président. Mais sous quelle forme ? Il y a un mois, dans Les Echos,sous le titre "
Dans la conduite de leurs politiques budgétaires, les gouvernements occidentaux en sont encore à l'ère de l'alchimie médiévale, sans approche scientifique, alors que les politiques monétaires sont menées depuis vingt ans avec une approche beaucoup plus scientifique (et avec succès) par les banques centrales du point de vue de l'inflation (la régulation bancaire ayant échoué).
Répondre à la crise budgétaire actuelle suppose de revenir à l’Iliade d’Homère et de comprendre qu'il faut mettre enfin un terme à la Guerre de Troie. Pourquoi ?