Institut Turgot

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jeudi 24 novembre 2011

Euro et « balances Target » : pourquoi les jeux sont faits...

Henri LepageCet été une polémique est née autour d'un rapport de l'Institut économique de Munich IFO mettant en lumière comment le fonctionnement du système de paiements intra-européen (TARGET) aboutirait en fait à une forme de sauvetage (« bail out ») clandestin de la Grèce et des autres pays méditerranéens les plus menacés par la crise de la dette et son extension.

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lundi 24 octobre 2011

France/Allemagne : deux conceptions différentes de la monnaie, mais aussi de la démocratie

Henri LepageL'analyse qui suit a été écrite en 1997, alors que l'euro n'était pas encore né. Quatorze ans plus tard, l'acuité des divergences franco-allemandes révélées par la crise de l'euro lui confère une nouvelle actualité.

L’un des grands problèmes méconnus de la construction européenne est la persistance d’énormes décalages entre la manière dont chacun projette sur l’autre ses propres schèmes culturels et politiques, et une réalité qui leur est souvent complètement étrangère.

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dimanche 16 octobre 2011

Que s'est-il passé cet été ? 2007, 2008, 2011, bis repetita...

Henri Lepage À partir de la mi-juillet, avec la relance de la crise de la dette grecque, s'est mis en branle un processus déflationnaire à caractère cumulatif.

Par sa nature, ce processus rappelle les précédentes paniques financières de septembre 2007 (Northern Rock), mars 2008 (Bears Sterns) et septembre 2008 (Lehman Brothers) sur les célèbres marchés de CDS (credit default swaps) et de produits dérivés, sauf que, cette fois-ci, il concerne le marché des dettes d'État.

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samedi 17 septembre 2011

Cour constitutionnelle allemande : ce qu'il faut en retenir

Markus Kerber est professeur à l'Université de Berlin, et fondateur du think-tank berlinois "Europolis". Il fait partie du groupe d'économistes qui ont introduit auprès de la Cour constitutionnelle allemande un recours contestant les projets de sauvetage de la Grèce aux frais des contribuables européens.

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mardi 28 juin 2011

Des droits de propriété sur l'eau : comment faire ?

Henri LepageAvec raison, notre ami Max Falque rappelle qu'on ne peut résoudre efficacement le problème de l'eau que par l'institution de droits de propriété librement échangeables permettant l'émergence d'un véritable marché. Mais comment mettre de tels droits sur l'eau ?

Cette question m'incite à republier le texte qui suit, qui date de 1991 (avant la publication de la loi de 1992 qui a "nationalisé" les ressouces aquifères).

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samedi 21 août 2010

Le secret des nuages : la vidéo à ne pas manquer

Gràce au commentaire de l'un de nos lecteurs (cartedd), que nous remercions, j'ai retrouvé la trace de ce remarquable documentaire danois dont la diffusion sur les antennes d'Arte, le 2 avril dernier, m'avait beaucoup surpris compte tenu du caractère non strictement "GIEC compatible" du contenu, et que je regrettais de ne pas avoir pensé à enregistrer.

Lien: Le Secret des Nuages

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vendredi 16 juillet 2010

L'euro survivra-t-il ?

Henri LepageCe texte a été écrit pour Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman. Il vient de paraître dans son numéro 128 (été 2010). Trait_html_691a601b.jpg

Il y a seulement quelques semaines, poser une telle question, ou même seulement l'évoquer, eût été jugé particulièrement inconvenant.

Certes, depuis la naissance de l'euro, il y eut toujours des économistes pour afficher leur scepticisme. Il s’agissait cependant de personnalités solitaires, très minoritaires au sein de leur profession et portant souvent bien haut — mais pas exclusivement — la bannière provocatrice de l'ultra-libéralisme.

En réalité, ils n'étaient pas seuls.

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dimanche 21 mars 2010

Le retour de la menace mercantiliste

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotIl est au moins un point qui, au milieu de cette tourmente économique et financière, fait l'unanimité : il faut, à tout prix, éviter le retour des processus protectionnistes qui, dans les années 1930, furent directement responsables de l'aggravation de la crise et de sa transformation en Grande Dépression.

La mémoire collective a été durablement impressionnée par les événements de cette époque. Tout le monde se souvient, en effet, des ravages qui ont immédiatement suivi, au printemps 1930 — soit moins d'un an après le début de la récession qui a mené au grand crash boursier du mois d'octobre 1929 —, le vote par le Congrès américain du Smoot Hawley Act, la plus spectaculaire hausse de droits de douane jamais enregistrée dans l'histoire moderne des nations industrielles. Cette décision a immédiatement déclenché à travers le monde entier une chaîne de représailles commerciales dont les économies développées ont mis près de trente ans à se relever.

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mardi 22 décembre 2009

Une approche schumpétérienne de la crise et de la sortie de crise - entretien avec Jean-Jacques Rosa

Il y a presque un an (le 13 janvier 2009), Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences-Po Paris, avait participé à la réunion organisée par l'Institut Turgot sur la Crise, avec notamment la participation d'Alain Madelin.

A cette occasion, il avait évoqué le rôle déterminant de l'innovation dans la genèse des événements qui ont mené à la crise financière 2007/2008. Je suis retourné le voir pour lui demander de s'expliquer plus longuement sur ce thème.

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Dans cet entretien, filmé dans les locaux de l'Institut Turgot, Jean-Jacques Rosa présente une interprétation Schumpétérienne de la Crise, sensiblement différente de l'explication monétaire et hayékienne que j'ai moi-même présentée sur ce blog, mais très proche de la vision offerte par Charles Gave (développée dans les commentaires qui ont suivi la publication de l'entretien filmé au début de l'été).

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vendredi 20 novembre 2009

Banques : les origines publiques de l'irresponsabilité financière privée.

L’attitude la plus commune (surtout en France) est de considèrer que l’origine de la crise actuelle se trouve dans les politiques de déréglementations menées depuis le tournant des années Reagan et Thatcher. 

La crise financière serait la sanction de l’échec des idées néo-libérales. Elle marquerait la faillite de l’idéologie outrancière du tout-marché capitaliste. Banquiers et financiers seraient les principaux coupables qu’il s’agirait désormais de ramener à la raison par une reconstruction appropriée de l’ensemble du cadre réglementaire applicable à leurs professions.

Il est incontestable que le comportement des banques et des marchés financiers est au coeur des processus qui ont conduit à la crise. La vague d’innovation financière qui a marqué les vingt dernières années a amené des excès, des erreurs dont l’économie paie aujourd’hui le prix. 

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jeudi 5 novembre 2009

Pourquoi les banques centrales n'ont rien vu venir : essai d'analyse hayékienne de la crise

H_lepage__Thellier_.JPGLe consensus est que la FED a commis, dans les années 2002-2005, une erreur majeure de politique monétaire. Elle a laissé les marchés financiers américains sombrer dans l'euphorie d'un déluge de liquidités abondantes et bon marché.

La question est cependant de comprendre pourquoi. Comment cela fut-il possible de la part de spécialistes aussi intelligents et bien informés ? Comment se fait-il que personne n'ait rien vu venir, à l'exception de très rares personnalités, comme quelques économistes de la BRI (Banque des règlements internationaux, la 'banque centrale des banques centrales' ) ? (i)

La réponse réside dans l'inadaptation des mentalités et des analyses des banquiers centraux face aux changements intervenus dans le monde depuis la chute du Communisme et le déclenchement de la mondialisation.

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samedi 19 septembre 2009

L'après-crise : crise en Europe, boom en Asie - un entretien avec Charles Gave

Notre ami Charles Gave vient de publier un nouveau livre où il s'attache à décrire les différents ressorts de la crise financière et économique. Son titre : "Libéral mais non coupable", chez Bourin éditeur.

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D'ores et déjà cet ouvrage vient de faire, à juste titre, l'objet d'une série d'excellentes revues dans la presse : dans le Figaro, sous la plume d'Yves de Kerdrel, dans le journal des finances hebdo sous la plume d'Henri de Castries, dans Valeurs Actuelles, sur France Culture...

Fin mai, nous nous êtions rencontrés pour réaliser une interview, publiée au mois de juillet dans la revue Politique internationale de Patrick Wajsman. Cette interview a fait l'objet d'un enregistrement vidéo, dont voici un long extrait où Charles Gave nous donne son sentiment sur la façon dont le monde va sortir de la crise. Son diagnostic est enthousiaste dès lors qu'il s'agit de l'Asie, mais plutôt franchement inquiet quant à l'avenir de l'Europe.

Charles Gave sera à nouveau l'invité de l'Institut Turgot et de l'Institut Euro92 lors d'une réunion à l'Assemblée nationale prévue pour le 7 octobre au soir. Les invitations seront prochainement envoyées par mail.Si vous ne figurez pas sur nos listes, inscrivez-vous en envoyant un courrier à infoturgot@gmail.com

Pour avoir une bonne écoute, n'oubliez pas de vous équiper d'un casque audio réglable.

jeudi 10 septembre 2009

Pourquoi plus de liberté économique signifie plus de prospérité

Les 3, 4 et 5 juillet 2009, le Cercle Frédéric Bastiat, fondé et présidé par Jacques de Guénin, organisait à Dax un Week end de la liberté. Une soixantaine de participants - venus de toute la France - ont écouté une dizaine d'exposés dont l'objectif était "d'établir de manière radicale et définitive que la liberté économique engendrait la prospérité et le plein emploi et que, a contrario, l'intervention de l'État dans l'économie engendrait du chômage, de la pénurie ou du gaspillage".

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Les travaux de cette réunion ont été introduits par une présentation du Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle, qui a présenté les résultats de l'Index of Economic Freedom, publié chaque année par la Heritage Foundation de Washington.

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vendredi 24 juillet 2009

Retraites : les finances de la capitalisation, un entretien avec Georges Lane

L'effondrement des bourses provoqué par la crise financière semble apporter de l'eau au moulin de ceux qui défendent à tout prix le régime de répartition contre l'idée d'un passage à la capitalisation. Nous sommes allés demander à Georges Lane, qui enseigne l'économie et la finance de l'assurance à l'Université Paris IX-Dauphine, ce qu'il fallait penser de ces arguments.

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Georges Lane est, avec le professeur Jacques Garello, l'auteur d'un livre en trois volumes "Futur des retraites et retraites du futur", édité par les éditions de l'IREF et Contribuables associés. Le troisième volume, qui traite de "La transition" vient de paraître. Ils y rappellent que l'un des principaux mérites économiques de la capitalisation est de réactiver une épargne qui fait actuellement défaut à un grand nombre de pays notamment la France; et que cela permet d'espérer 1. le retour d'une croissance plus forte, et 2. des périodes de transition plus courtes que ce qui est généralement planifié au départ. Au Chili, par exemple, le passage à la capitalisation généralisée a pris seulement quinze ans, au lieu des vingt cinq initialement prévus.

Georges Lane évoque le rôle des innovations financières et en quoi elles viennent renforcer les arguments économiques en faveur de l'adoption de la capitalisation (20'). L'entretien contient également une digression où Georges Lane revient sur l'un des aspects peu évoqués de la crise financière : le rôle des CDS (Credit Default Swaps) et l'abus d'usage du concept d'assurance qui leur est associé (30').

dimanche 12 juillet 2009

Une autre fausse bonne idée : réglementer le salaire des dirigeants

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotLe coup est parti. Le député UMP Philippe Houillon, rapporteur de la mission sur les nouvelles réglementations économiques, a présenté seize propositions pour encadrer les rémunérations des chefs d'entreprises. De son côté, Hervé Novelli, secrétaire d'état aux PME, au commerce et au tourisme, vient de se déclarer pour une limitation 'provisoire' des salaires des dirigeants (dans un entretien vidéo publié sur le site du Figaro).

Que faut-il en penser ? En ces temps de crise, il peut paraître choquant de voir par exemple s'envoler à nouveau les rémunérations et les bonis offerts à certains banquiers et financiers que la presse cloue depuis des mois au pilori, en les désignant comme les principaux responsables des événements. Il n'en reste pas moins qu'indépendamment de tout jugement éthique sur le niveau de ces rémunérations, une telle politique n'est en réalité dans l'intérêt de personne. Certainement pas de ceux qui se sentent si petits en regard de ces énormes sommes dont la presse s'efforce chaque jour de nous révéler les secrets. Une fois de plus, il ne s'agit que d'une de ces fausses bonnes idées dont nos dirigeants politiques sont désormais si friands. Une de ces fausses bonnes idées dont les conséquences vont régulièrement à l'encontre des objectifs recherchés.

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