Ce texte a été écrit pour Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman. Il vient de paraître dans son numéro 128 (été 2010).

Il y a seulement quelques semaines, poser une telle question, ou même seulement l'évoquer, eût été jugé particulièrement inconvenant.
Certes, depuis la naissance de l'euro, il y eut toujours des économistes pour afficher leur scepticisme. Il s’agissait cependant de personnalités solitaires, très minoritaires au sein de leur profession et portant souvent bien haut — mais pas exclusivement — la bannière provocatrice de l'ultra-libéralisme.
En réalité, ils n'étaient pas seuls.
Il est au moins un point qui, au milieu de cette tourmente économique et financière, fait l'unanimité : il faut, à tout prix, éviter le retour des processus protectionnistes qui, dans les années 1930, furent directement responsables de l'aggravation de la crise et de sa transformation en Grande Dépression.
L’attitude la plus commune (surtout en France) est de considèrer que l’origine de la crise actuelle se trouve dans les politiques de déréglementations menées depuis le tournant des années Reagan et Thatcher.
Le coup est parti. Le député UMP 