Institut Turgot

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vendredi 16 juillet 2010

L'euro survivra-t-il ?

Henri LepageCe texte a été écrit pour Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman. Il vient de paraître dans son numéro 128 (été 2010). Trait_html_691a601b.jpg

Il y a seulement quelques semaines, poser une telle question, ou même seulement l'évoquer, eût été jugé particulièrement inconvenant.

Certes, depuis la naissance de l'euro, il y eut toujours des économistes pour afficher leur scepticisme. Il s’agissait cependant de personnalités solitaires, très minoritaires au sein de leur profession et portant souvent bien haut — mais pas exclusivement — la bannière provocatrice de l'ultra-libéralisme.

En réalité, ils n'étaient pas seuls.

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dimanche 21 mars 2010

Le retour de la menace mercantiliste

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotIl est au moins un point qui, au milieu de cette tourmente économique et financière, fait l'unanimité : il faut, à tout prix, éviter le retour des processus protectionnistes qui, dans les années 1930, furent directement responsables de l'aggravation de la crise et de sa transformation en Grande Dépression.

La mémoire collective a été durablement impressionnée par les événements de cette époque. Tout le monde se souvient, en effet, des ravages qui ont immédiatement suivi, au printemps 1930 — soit moins d'un an après le début de la récession qui a mené au grand crash boursier du mois d'octobre 1929 —, le vote par le Congrès américain du Smoot Hawley Act, la plus spectaculaire hausse de droits de douane jamais enregistrée dans l'histoire moderne des nations industrielles. Cette décision a immédiatement déclenché à travers le monde entier une chaîne de représailles commerciales dont les économies développées ont mis près de trente ans à se relever.

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mardi 22 décembre 2009

Une approche schumpétérienne de la crise et de la sortie de crise - entretien avec Jean-Jacques Rosa

Il y a presque un an (le 13 janvier 2009), Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences-Po Paris, avait participé à la réunion organisée par l'Institut Turgot sur la Crise, avec notamment la participation d'Alain Madelin.

A cette occasion, il avait évoqué le rôle déterminant de l'innovation dans la genèse des événements qui ont mené à la crise financière 2007/2008. Je suis retourné le voir pour lui demander de s'expliquer plus longuement sur ce thème.

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Dans cet entretien, filmé dans les locaux de l'Institut Turgot, Jean-Jacques Rosa présente une interprétation Schumpétérienne de la Crise, sensiblement différente de l'explication monétaire et hayékienne que j'ai moi-même présentée sur ce blog, mais très proche de la vision offerte par Charles Gave (développée dans les commentaires qui ont suivi la publication de l'entretien filmé au début de l'été).

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vendredi 20 novembre 2009

Banques : les origines publiques de l'irresponsabilité financière privée.

L’attitude la plus commune (surtout en France) est de considèrer que l’origine de la crise actuelle se trouve dans les politiques de déréglementations menées depuis le tournant des années Reagan et Thatcher. 

La crise financière serait la sanction de l’échec des idées néo-libérales. Elle marquerait la faillite de l’idéologie outrancière du tout-marché capitaliste. Banquiers et financiers seraient les principaux coupables qu’il s’agirait désormais de ramener à la raison par une reconstruction appropriée de l’ensemble du cadre réglementaire applicable à leurs professions.

Il est incontestable que le comportement des banques et des marchés financiers est au coeur des processus qui ont conduit à la crise. La vague d’innovation financière qui a marqué les vingt dernières années a amené des excès, des erreurs dont l’économie paie aujourd’hui le prix. 

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jeudi 5 novembre 2009

Pourquoi les banques centrales n'ont rien vu venir : essai d'analyse hayékienne de la crise

H_lepage__Thellier_.JPGLe consensus est que la FED a commis, dans les années 2002-2005, une erreur majeure de politique monétaire. Elle a laissé les marchés financiers américains sombrer dans l'euphorie d'un déluge de liquidités abondantes et bon marché.

La question est cependant de comprendre pourquoi. Comment cela fut-il possible de la part de spécialistes aussi intelligents et bien informés ? Comment se fait-il que personne n'ait rien vu venir, à l'exception de très rares personnalités, comme quelques économistes de la BRI (Banque des règlements internationaux, la 'banque centrale des banques centrales' ) ? (i)

La réponse réside dans l'inadaptation des mentalités et des analyses des banquiers centraux face aux changements intervenus dans le monde depuis la chute du Communisme et le déclenchement de la mondialisation.

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samedi 19 septembre 2009

L'après-crise : crise en Europe, boom en Asie - un entretien avec Charles Gave

Notre ami Charles Gave vient de publier un nouveau livre où il s'attache à décrire les différents ressorts de la crise financière et économique. Son titre : "Libéral mais non coupable", chez Bourin éditeur.

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D'ores et déjà cet ouvrage vient de faire, à juste titre, l'objet d'une série d'excellentes revues dans la presse : dans le Figaro, sous la plume d'Yves de Kerdrel, dans le journal des finances hebdo sous la plume d'Henri de Castries, dans Valeurs Actuelles, sur France Culture...

Fin mai, nous nous êtions rencontrés pour réaliser une interview, publiée au mois de juillet dans la revue Politique internationale de Patrick Wajsman. Cette interview a fait l'objet d'un enregistrement vidéo, dont voici un long extrait où Charles Gave nous donne son sentiment sur la façon dont le monde va sortir de la crise. Son diagnostic est enthousiaste dès lors qu'il s'agit de l'Asie, mais plutôt franchement inquiet quant à l'avenir de l'Europe.

Charles Gave sera à nouveau l'invité de l'Institut Turgot et de l'Institut Euro92 lors d'une réunion à l'Assemblée nationale prévue pour le 7 octobre au soir. Les invitations seront prochainement envoyées par mail.Si vous ne figurez pas sur nos listes, inscrivez-vous en envoyant un courrier à infoturgot@gmail.com

Pour avoir une bonne écoute, n'oubliez pas de vous équiper d'un casque audio réglable.

jeudi 10 septembre 2009

Pourquoi plus de liberté économique signifie plus de prospérité

Les 3, 4 et 5 juillet 2009, le Cercle Frédéric Bastiat, fondé et présidé par Jacques de Guénin, organisait à Dax un Week end de la liberté. Une soixantaine de participants - venus de toute la France - ont écouté une dizaine d'exposés dont l'objectif était "d'établir de manière radicale et définitive que la liberté économique engendrait la prospérité et le plein emploi et que, a contrario, l'intervention de l'État dans l'économie engendrait du chômage, de la pénurie ou du gaspillage".

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Les travaux de cette réunion ont été introduits par une présentation du Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle, qui a présenté les résultats de l'Index of Economic Freedom, publié chaque année par la Heritage Foundation de Washington.

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vendredi 24 juillet 2009

Retraites : les finances de la capitalisation, un entretien avec Georges Lane

L'effondrement des bourses provoqué par la crise financière semble apporter de l'eau au moulin de ceux qui défendent à tout prix le régime de répartition contre l'idée d'un passage à la capitalisation. Nous sommes allés demander à Georges Lane, qui enseigne l'économie et la finance de l'assurance à l'Université Paris IX-Dauphine, ce qu'il fallait penser de ces arguments.

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Georges Lane est, avec le professeur Jacques Garello, l'auteur d'un livre en trois volumes "Futur des retraites et retraites du futur", édité par les éditions de l'IREF et Contribuables associés. Le troisième volume, qui traite de "La transition" vient de paraître. Ils y rappellent que l'un des principaux mérites économiques de la capitalisation est de réactiver une épargne qui fait actuellement défaut à un grand nombre de pays notamment la France; et que cela permet d'espérer 1. le retour d'une croissance plus forte, et 2. des périodes de transition plus courtes que ce qui est généralement planifié au départ. Au Chili, par exemple, le passage à la capitalisation généralisée a pris seulement quinze ans, au lieu des vingt cinq initialement prévus.

Georges Lane évoque le rôle des innovations financières et en quoi elles viennent renforcer les arguments économiques en faveur de l'adoption de la capitalisation (20'). L'entretien contient également une digression où Georges Lane revient sur l'un des aspects peu évoqués de la crise financière : le rôle des CDS (Credit Default Swaps) et l'abus d'usage du concept d'assurance qui leur est associé (30').

dimanche 12 juillet 2009

Une autre fausse bonne idée : réglementer le salaire des dirigeants

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotLe coup est parti. Le député UMP Philippe Houillon, rapporteur de la mission sur les nouvelles réglementations économiques, a présenté seize propositions pour encadrer les rémunérations des chefs d'entreprises. De son côté, Hervé Novelli, secrétaire d'état aux PME, au commerce et au tourisme, vient de se déclarer pour une limitation 'provisoire' des salaires des dirigeants (dans un entretien vidéo publié sur le site du Figaro).

Que faut-il en penser ? En ces temps de crise, il peut paraître choquant de voir par exemple s'envoler à nouveau les rémunérations et les bonis offerts à certains banquiers et financiers que la presse cloue depuis des mois au pilori, en les désignant comme les principaux responsables des événements. Il n'en reste pas moins qu'indépendamment de tout jugement éthique sur le niveau de ces rémunérations, une telle politique n'est en réalité dans l'intérêt de personne. Certainement pas de ceux qui se sentent si petits en regard de ces énormes sommes dont la presse s'efforce chaque jour de nous révéler les secrets. Une fois de plus, il ne s'agit que d'une de ces fausses bonnes idées dont nos dirigeants politiques sont désormais si friands. Une de ces fausses bonnes idées dont les conséquences vont régulièrement à l'encontre des objectifs recherchés.

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lundi 15 juin 2009

George Selgin, la crise, et l'économie de la banque libre

George Selgin Pour les libéraux, ce que nous vivons n'est pas une crise de l'économie de marché, mais une crise de la réglementation.

En fait, à la réflexion, l'expression "crise de la réglementation", ou même "crise de l'interventionnisme", n'est pas tout à fait exacte. Elle ne rend pas pleinement compte de la nature de ce qui est en cause. Elle laisse traîner l'impression que si la réglementation entraine de multiples effers pervers dont la crise est l'une des manifestations, ces effets pervers pourraient être corrigés par une "meilleure" réglementation, mieux conçue, mieux réfléchie, plus étudiée.

En réalité, ce que nous vivons est, de manière plus exacte, 'une crise de l'ingénierie réglementaire'; c'est à dire une nouvelle illustration des limites intrinsèques et des conséquences catastrophiques auxquelles peut un jour conduire ce qu' Hayek désignait sous le terme de 'constructivisme'.

Cette manière de concevoir le monde se heurte au caractère nécessairement limité de la connaissance humaine

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dimanche 22 février 2009

Vaclav Klaus s'explique sur sa conception de l'Union européenne

Vaclav Klaus au Parlement européenElu Président de la République Tchèque en février 2003, Vaclav Klaus est un cas unique parmi les chefs d'états de l'Union européenne. Non Vaclav Klaus à Paris le 11 février 2009))seulement il est libéral, et se revendique ouvertement comme tel – ce qui, par les temps présents de crise financière et économique, n'est plus très politiquement à la mode - mais, surtout, il est le seul de tous les chefs d'états européens à exprimer publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec la façon dont évoluent les institutions politiques de l'U.E.

Vaclav Klaus était contre le projet de Constitution européenne rejeté par le double non français et hollandais. Aujourd'hui encore, alors même que son pays vient de prendre en charge la Présidence du Conseil de l'Union européenne pour les six prochains mois, il n'hésite pas à se présenter en adversaire résolu du Traité de Lisbonne, version allégée et révisée du défunt projet de Constitution. Une situation inédite et paradoxale qui fait de Vaclav Klaus la cible privilégiée de tous ceux qui, à Bruxelles, et notamment au Parlement européen, n'imaginent l'avenir que dans une conception fédérale de l'Europe, sans autre voie possible.

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lundi 17 novembre 2008

Crise financière : l'autre vision

'Nous ne manquons pas d’analyses qui expliquent comment la crise financière s’est déclenchée, puis comment elle s’est diffusée, au point de susciter les inquiétudes les plus extrêmes sur l’avenir de l’économie mondiale. Mais, sauf rares exceptions, toutes partagent un point commun : si elles décrivent parfaitement les enchaînements déclenchés par l’implosion de la bulle immobilière US et l’affaire des subprimes, elles négligent de mentionner la part de responsabilité qui incombe aux effets pervers de l’idéologie réglementaire. Or celle-ci est, en l’occurrence, essentielle, centrale, pour comprendre ce qui se passe et en tirer des conclusions pour l’action.

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