Institut Turgot

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lundi 30 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? La Fed réinvente l'illusion planiste - Comparaison avec les années Trente

Troisième volet de notre retour sur les événements économiques et monétaires de l'année 2008.

Bernanke avait juré que, compte tenu des connaissances accumulées depuis les années trente, la Fed ne commettrait plus jamais les mêmes fautes. Et pourtant c'est ce qui s'est passé. Même si l'erreur a été moins grave, et si l'entêtement dans le déni a duré beaucoup moins longtemps, et donc les conséquences ont été bien moins dramatiques, les points de ressemblance sont néanmoins plus importants qu'il n'est généralement admis..

Fin 2008/début 2009 : Ben Bernanke a victorieusement arrêté l'engrenage d'une grande dépression. Il faut cependant s'attarder un instant sur la nature des instruments utilisés, et donc le montage opérationnel pour arriver à ce résultat. En moins de deux années, Bernanke a profondément changé les caractéristiques mêmes de l'organisme qu'il présidait. Aujourd'hui, la Federal Reserve américaine n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était, et la manière dont elle fonctionnait, avant les événements de 2007-2008.

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lundi 23 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? Comment la Fed a, de fait, provoqué la tragédie de l'automne 2008

Suite de notre retour sur les évènements économiques et financiers de l'année 2008. 

Au cours de l'été, parce qu'elle se trompe d'adversaire (cf notre article du 16 juin), la banque centrale US laisse passivement se produire, à contre-temps et sans en être consciente, un brutal resserrement de la liquidité monétaire. Résultat :  un "choc monétaire" non anticipé qui est le responsable direct des dramatiques enchaînements de l'automne.
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Pendant toute la première partie d'émergence de la crise (été 2007 – printemps 2008) la banque centrale américaine avait apparemment plutôt bien réagi, prenant rapidement, et de manière résolue, les mesures qui s'imposaient.

Les débuts de la crise des subprimes datent de l'été 2006. Dès cette époque, suite au dégonflement de la bulle immobilière, on assiste à une chute très rapide de la croissance dans toutes les activités liées à la construction et à l'immobilier. Le taux de croissance de ce secteur devient négatif dès le premier semestre 2007. Pourtant l'incidence sur l'activité globale reste relativement limitée. 

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lundi 16 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? Retour sur 2008, l'année de la Grande Récession

Dans son dernier article, notre ami Gilles Dryancour évoque le concept de "taux d'intérêt naturel", et le rôle que celui-ci aurait joué dans la genèse des processus qui ont mené à la Grande Récession 2008/2009.

Cette mention me conduit à proposer à nos lecteurs une série de trois textes dont la leçon est qu'à l'été 2008 la Fed a bel et bien commis le même type d'erreur que dans les années trente.

Ces textes reviennent  en détail sur ce qui s'est passé entre le troisième trimestre 2007 et le second trimeste 2009 - c'est à dire le moment où sont clairement apparus les premiers signes de la crise et le moment où finalement la Grande Récession a atteint son point le plus bas. Le second sera mis en ligne la semaine prochaine.

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Pour les keynésiens la régulation conjoncturelle repose sur l'usage concommittant tant de l'outil monétaire que budgétaire. La politique monétaire consiste fondamentalement à utiliser le maniement du couple taux-réserves pour baisser les taux lorsque la conjoncture est en panne, ou au contraire à les relever lorsque l'on a le sentiment qu'il y a surchauffe. Les deux données macroéconomiques à surveiller sont l'emploi et l'inflation, d'ailleurs en principe liées entre elles par une relation relativement stable (courbe de Phillips).

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lundi 26 mai 2014

14 mai 2014 :"J.F. Revel, libéral intégral" - conférence d'Alain Laurent à l'Assemblée nationale

Philosophe et essayiste, Alain Laurent est aussi directeur de la collection Penseurs de la liberté, aux éditions des Belles Lettres. A l'occasion de la sortie du livre de Philippe Boulanger "Jean-François Revel : la démocratie libérale à l'épreuve du XXème siècle", Alain Laurent nous a présenté une remarquable conférence où il a retracé la formidable évolution intellectuelle et politique qui a mené Jean-François Revel, à partir de la fin des années 1970, des rivages d'un engagement de gauche au service du socialisme jusqu'à l'écriture d'ouvrages relevant d'une pure philosophie "libérale intégrale", voire même, par certains aspects, franchement libertarienne.

Vous trouverez ci-dessous les enregistrement vidéo de cette conférence et de la session questions/réponses qui a suivi :

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vendredi 10 janvier 2014

Sortie de crise : le "QE" divise les économistes

Lepage.jpgMalgré les meilleures nouvelles des dernières semaines (sanctionnées par la décision de Ben Bernanke d'entamer le processus de réduction - bien timide - de ses interventions au titre de sa politique de "Quantitative Easing"), l'économie américaine n'est pas encore sortie de l'auberge.

Taux zéro et « Quantitative Easing » ne sont pas la panacée que décrivent généralement les médias. Voici pourquoi.

Même si, depuis peu, cela semble aller mieux, jamais une reprise américaine n'a été aussi désespérément faible et longue à se manifester – taux de croissance annuel moyen pour la période 2008-2012 : + 0,6% - (1), malgré des taux d'intérêt quasiment égaux à zéro et une politique monétaire réputée extrêmement laxiste (Quantitative Easing).

Cette situation inédite pose un véritable défi aux économistes. Nous vivons une période passionnante avec le retour de véritables affrontements entre grandes écoles de pensée, tels que nous n'en avions plus connus depuis les grandes joutes des années trente. Chacun, selon ses penchants idéologiques, y va de son explication.

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mardi 31 décembre 2013

Ethique et Capitalisme (rappel de quelques notions de bon sens)

Lepage.jpgLa réflexion sur l'Ethique est un sujet de circonstance en cette période de fêtes de fin d'année.

Pour compléter le très beau papier de Douglas Rasmussen, ci-dessous la reprise d'un texte récemment retrouvé dans les archives de l'Institut Euro 92 et qui n'a jamais été diffusé. Il faisait partie d'un dossier sur" l'Ethique des Affaires".

Si la métaphysique peut être définie comme "la science de l'existence", et l'épistémologie comme "la science de la connaissance", l'Ethique n'est rien d'autre que la science "du bien et du mal" , la science "du juste et de l'injuste".

Sa fonction est d'apporter un code de valeur qui sert à guider les choix et les actions humaines. Elle indique comment les gens doivent se comporter, vis à vis d'eux-mêmes et vis à vis des autres, pour obtenir une coopération sociale pacifique.

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vendredi 25 octobre 2013

Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité : retour sur les fondamentaux de la propriété privée


L'histoire de l'Occident s'identifie avec un double processus d'extension et d'approfondissement continus de la propriété privée . 

En symbiose avec les forces de l'innovation et du progrès technologique, ce mouvement est le véritable moteur de la création de valeur, donc de la croissance des sociétés.

Ce texte est la version écrite d'une conférence présentée lors du 5ème week end de la Liberté organisé à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, début juillet 2013

Nous vivons, par définition, dans un univers marqué par un phénomène général de rareté. Dès lors que l'on se trouve en situation de rareté, se pose un problème: celui d'arbitrer l'inévitable compétition économique que les hommes se livrent entre eux pour accéder au contrôle et à l'usage des ressources rares. Or, c'est précisément le rôle du droit, et des règles de propriété qui en découlent, de définir les conditions dans lesquelles cette compétition peut se dérouler de manière pacifique.

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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mercredi 5 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(2)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Second volet de notre enquête sur les réponses présentées par les économistes de la pensée "main stream", l'explication par l'approche monétaire.

Pour les disciples contemporains de l’école monétariste le coeur de l'explication se trouve dans les données monétaires.

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lundi 3 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(1)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Ecrit pour la revue Politique Internationale (numéro Printemps 2013) ce texte - découpé en deux morceaux - présente les principales réponses qui s'affrontent au sein de la pensée économique "main stream". Il n'aborde pas la question de savoir quelles chances, et à quelle échéance, les politiques actuellement poursuivies ont de nous en sortir. Ceci sera traité, plus tard, par un autre article, à venir.

Inquiétudes, mais aussi et surtout perplexité. tel est le maître mot qui, début 2013, résume au mieux l’état d’esprit des responsables économiques, qu’ils soient ou non aux commandes.

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vendredi 19 avril 2013

Chypre : vers l'agonie du système de banque à réserves fractionnaires ?

Salerno.jpgRétrospectivement, il se pourrait que la crise de Chypre apparaisse un jour comme l'un des tournants décisifs de l'histoire monétaire contemporaine. Tel est ce que suggère Joseph T. Salerno, l'un des principaux animateurs du Mises Institute à Auburn (Alabama), dans un article traduit du Mises blog.

En complément, nous vous proposons également quelques paragraphes extraits d'un blog britannique où l'auteur, Frances Coppola, attire à juste titre l'attention sur la manière dont l'accord de Chypre a toutes chances d'intensifier encore davantage la crise de la zone euro.

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lundi 8 avril 2013

Depuis seize ans la température moyenne du globe s'est stabilisée : que faut-il en déduire ?

Les faits sont là : depuis le début de 1997, la température moyenne du globe a cessé d'augmenter (voir graphique ci-dessus). Même Rajendra Pachauri, le Président du GIEC, vient de le reconnaître. Le mouvement de réchauffement climatique semble s'être arrêté.

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mardi 19 février 2013

Charles Comte et Charles Dunoyer, les méconnus du libéralisme français

HL2011b.jpgUn échange de courrier avec des amis américains m'a rappelé l'existence d'un texte datant de 2007 qui n'a jamais été publié et qui porte sur l'épopée du Censeur Européen et la contribution de Charles Comte et Charles Dunoyer à l'histoire de la pensée libérale lors de la Restauration

En Janvier 2007 se tenait à l'ancienne Ecole Polytechnique un colloque organisé par l'Institut d'Histoire de l'Industrie, sur le thème : « Modernité des pères fondateurs de la science économique française ». Ce fut l'occasion de revenir sur les contributions d'un certain nombre d'auteurs libéraux.

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lundi 10 septembre 2012

Pourquoi la survie de l'euro reste problématique

Henri Lepage Mario Draghi a oublié de préciser qu'"illimité" ne veut pas nécessairement dire sans limite.

Le problème n'est plus de savoir s'il faut ou non sauver l'euro, s'il faut ou non sortir de l'euro, pourquoi, pour quoi faire. Les coûts ne peuvent en être que colossaux. Mais le coût de conserver l'euro à tout prix serait non moins colossal. Quoi qu'il se passe, quelle que soit l'issue qui se dessine, la note sera très salée, tant économiquement que politiquement.

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mardi 31 juillet 2012

Manifeste pour l'Europe

Drapeau_EU.jpg Rédigé à l'initiative de l'institut Bruno Leoni (Turin) et de la Fondation Magna Carta (Rome), ce manifeste a été diffusé au début du mois de Juin sur le Corriere della Serra en réaction aux appels à la fuite en avant dans toujours plus de fédéralisme.

La crise de l'euro fait apparaître en toute lumière les faiblesses inhérentes de la gouvernance européenne. Les discours des partisans du «toujours plus d'Europe" (fédérale) et d'une relance de la croissance par les dépenses publiques sentent le renfermé des reliques du passé mangées par les mites.

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