Institut Turgot

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mercredi 29 septembre 2010

Le modèle social européen : un mirage du passé sur le point de se dissiper

Gilles DryancourSynthèse d’une communication présentée à Budapest, le 17 septembre dernier, à l’université d’été du European Ideas Network (EIN), le think-tank du Parti Populaire Européen - PPE(1). Trait_html_691a601b.jpg

Existe-t-il un modèle social européen ?

Avant de répondre à la question de savoir si le modèle social européen est viable (sustainable), on se demandera préalablement s’il existe un modèle social européen.

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jeudi 29 juillet 2010

L'Allemagne et le dossier grec : les juges constitutionnels feront-ils dérailler l'euro ?

Deux articles d’Ambrose Evans-Pritchard, récemment publiés par le Daily Telegraph, ont retenu toute mon attention.

Ils viennent, en effet, confirmer mes analyses économiques sur la fragilité institutionnelle de l’euro.

Dans ses deux articles, Evans-Pritchard pose clairement la question de savoir si le plan européen de renflouement de la Grèce et si la création du fonds de stabilisation de l’euro sont conformes au traité de Lisbonne et à la constitution allemande.

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jeudi 10 juin 2010

Catastrophes écologiques : analyse libérale

Gilles DryancourMême dans les circonstances les plus dramatiques, il faut savoir raison garder.

Seule la raison peut, en effet, nous aider à comprendre comment de telles catastrophes surviennent. Comment on peut mieux les prévenir. Et, au besoin, comment en sanctionner les responsables. Trait_html_691a601b.jpg

L’explosion de la plate-forme BP, Deepwater Horizon, le 20 avril dernier, restera peut-être comme l’une des plus graves catastrophes écologiques ayant touché les Etats-Unis.

Les images diffusées quotidiennement d’oiseaux englués, d’eaux polluées, de plages souillées, de poissons morts suscitent l’indignation collective et poussent certains au désir de vengeance :

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mardi 18 mai 2010

Débat : explosion des retraites et implosion de la natalité, produits inéluctables de la social-démocratie

Gilles DryancourGilles Dryancour répond à ceux qui considèrent que le problème des retraites est d'abord et avant tout un problème de démographie. Trait_html_691a601b.jpg

Le débat lancé, sur ce site, par l’article d’Yves Montenay à propos des retraites mérite, à notre avis, un complément d’analyse qui intègre davantage l’influence du cadre politico-institutionnel sur le comportement économique des individus. Certes, Yves Montenay est parfaitement en droit de défendre le point de vue selon lequel :

« L’erreur est de considérer les retraites comme un problème financier, alors qu’il est démographique et humain, c’est-à-dire qu’il dépend d’abord du nombre des hommes et de leur qualification » (1).

Toutefois, considérer la démographie comme étant à l’origine de la crise du régime des retraites par répartition revient, selon nous, à prendre l’effet pour la cause du dysfonctionnement dudit régime.

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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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mardi 9 février 2010

Comment survivre au krach économique ?

Gilles Dryancour Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :

« Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement » (1).

Le but de cet article est d’essayer de répondre à ces questions en se souciant du sort des individus.

Dans cette perspective, on s’interrogera sur la probabilité d’un krach économique et sur les moyens d’en limiter individuellement les effets

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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samedi 24 octobre 2009

Les libéraux sont-ils statophobes ?

Gilles DryancourIl y a quelques mois, l'Institut Hayek a rendu public un échange épistolaire entre Henri Lepage et Drieu Godefridi, suite à la publication par ce dernier d'un article dans lequel il dénonçait « la faillite de l'idéologie libérale » (1).

Henri Lepage et moi-même avons souvent discuté des thèmes abordés dans cet échange. Il m'a été suggéré de mettre par écrit mes propres remarques sur la question de savoir si la crise financière traduit aussi, comme l'affirme Drieu Godefridi, la faillite du libéralisme.

Pris par l’analyse de ladite crise, je n’avais pu, jusqu’à ce jour, répondre à cette aimable invitation. La pause estivale m’a, heureusement, donné le loisir de consacrer quelques réflexions aux prises de position de Godefridi. Elles se résument en trois propositions principales qui forment le corps de ce papier :

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lundi 31 août 2009

Sortie de crise (2) : le dollar, chronique d'une mort annoncée

Gilles DryancourDans un premier papier, nous avons commencé l’examen critique de plusieurs scénarios de sortie de crise. Nous avions concentré nos analyses sur ce que nous considérions comme les scénarios les moins probables. Ce mois-ci nous poursuivrons cet exercice en nous focalisant sur la rumeur grandissante de la mort imminente du dollar (1).

Apparemment, cette rumeur est nourrie par la crise et la crainte que la politique de relance ne finisse par entraîner la devise américaine dans une spirale inflationniste destructrice de sa valeur.

Incontestablement, depuis la fin de l’étalon-or, toutes les monnaies-papier sont, peu ou prou, rongées par l’érosion monétaire. Chaque jour, elles perdent de leur pouvoir d’achat. Celles qui ne meurent pas brutalement dépérissent à petit feu. Pour cette raison, la mort du dollar est un scénario vraisemblable. Il faut donc le prendre en considération.

Mais, la disparition annoncée du dollar est-elle, aussi proche que ne le croient une multitude d’internautes ? Verra-t-on bientôt l’Améro remplacer le dollar (2) ?

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samedi 18 juillet 2009

Sortie de crise (1) : les trois scénarios les moins probables

Gilles DryancourLa crise économique actuelle fait toujours couler beaucoup d’encre. Après l’heure du diagnostic, voici celle des pronostics. Certains auteurs annoncent déjà la fin de la crise. D’autres, au contraire, prévoient son aggravation.

Des expressions imagées viennent orner leurs spéculations prospectives : ‘’scénario à la japonaise’’, ‘’relance inflationniste’’, ‘’burst hyper-inflationniste’’, ‘’boom déflationniste’’, ‘’roller-coaster’’, etc.

Derrière ce florilège de concepts, se cachent plusieurs scénarios possibles du développement de la crise actuelle. A ce jour, aucun d’entre eux ne nous semble définitivement écrit. Le seul qui nous paraisse exclu est celui d’une sortie rapide et durable de la crise. Tant que les grands déséquilibres monétaires et financiers demeureront, on doit s’attendre à la survenance d’événements économiques malheureux.

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jeudi 25 juin 2009

Plans de relance et stimuli économiques (3): l'archaïsme keynésien

Gilles_Dryancour_5.JPGDans ce troisième papier, on s’intéressera particulièrement au volet monétaire du traitement keynésien de la crise. De nombreux articles, publiés à ce propos, mettent en avant les risques d’inflation ou d’hyper-inflation liés à l’expansion monétaire actuelle. Leur approche est souvent mathématique et peu accessible aux non-experts. Certes, il n’est pas dépourvu d’intérêt d’observer l’évolution des agrégats monétaires pour évaluer le risque d’inflation (1). Cependant, l’approche quantitative s’attache aux vices de forme des plans de relance. Elle ne nous renseigne pas sur les défauts conceptuels inhérents aux programmes de stimulation de la demande par la création monétaire ex nihilo.

Certains auteurs s’inspirant des travaux de Ludwig von Mises ont souligné la particularité psycho-philosophique du keynésianisme : « Il découle de la théorie keynésienne que l’Etat a lui-même le devoir de dépenser toujours plus ou d’inciter les agents économiques à le faire. Ludwig von Mises remarquait à ce propos : Il est effarant qu’une telle croyance (que l’important en économie soit de pousser les gens à dépenser plus) puisse être présentée au monde comme une nouvelle philosophie sociale. Keynes et ses disciples imputent au manque de propension à dépenser ce qu’ils jugent insatisfaisant dans la situation économique. Ce qui est nécessaire à leur avis pour rendre les gens plus prospères, ce n’est pas une augmentation de la production, c’est une augmentation des dépenses ». (2)

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dimanche 17 mai 2009

Plans de relance et stimuli économiques (2) : un traitement purement politique de la crise

Gilles DryancourDans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).

Même les héritiers de Keynes semblent, aujourd’hui, douter de l’efficacité des plans de relance. Selon un article paru dans Le Monde : « Les keynésiens fondamentalistes, les postkeynésiens, les néokeynésiens (…) forment une nébuleuse féconde, disparate et parfois antagoniste.

Reste que ces économistes ont un dogme fédérateur que définit a minima Jean-Paul Fitoussi : "Il y a besoin d'Etat." "Les keynésiens ont toujours pensé que le capitalisme donnait le meilleur de lui-même quand il était encadré Les marchés fonctionnent mal de manière structurelle. Ils ont besoin de mécanismes externes de gouvernance » (2).

Ainsi, il n’y aurait de consensus postkeynésien que sur la nécessité d’encadrer le marché. Non sur celle de le stimuler. Est-ce à dire que les économistes keynésiens seraient devenus plus raisonnables que les hommes de gouvernement ? Rien n’est moins certain. Par contre, il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux prennent conscience des limites de l’intervention de l’Etat dans un univers social et économique surdéterminé par les règlementations, les politiques fiscales et budgétaires.

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dimanche 5 avril 2009

Plans de relance et stimuli économiques (1): l'illusion de l'action

Gilles DryancourFace à la crise économique, les Etats-nations multiplient les annonces de plans de relance (1). Ces plans obéissent à l’idée qu’il faudrait traiter l’éclatement de la bulle financière comme une maladie dépressive et administrer au marché un puissant stimulant. Bien considéré, le théorème de la stimulation physiologique, du corps économique, est un concept-piège. Il nous enferme dans une vision clinique de la crise où l’Etat s’affirme comme le médecin, alors qu’il fait systémiquement partie de la maladie.

Nul n’est besoin, ici, de longues analyses pour s’en convaincre. Il suffit pour cela de rappeler, brièvement, quelques-uns des grands déséquilibres monétaires, engendrés par l’intervention publique. Le plus manifeste résulte du taux de change fixe, mis en place par les autorités monétaires chinoises, entre le RMB chinois et le dollar. Cette parité-fixe vise au soutien des exportations chinoises qui représentent plus de 40% du PIB de la Chine. La parité-fixe empêche la hausse du RMB, ce qui pérennise le déficit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

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dimanche 15 février 2009

Proposition pour un 'Revenu citoyen'.

L’observation du fonctionnement des démocraties modernes montre, que la redistribution collective des revenus individuels est une conséquence du suffrage universel et du marché politique. Compte tenu de nos institutions politiques modernes, elle est quasi-inévitable. Il faut donc, d'une certaine manière, en prendre son parti – même s'il est permis de douter de son bien-fondé.

Plutôt que de s'interroger sur ce bien-fondé, et de s'enfoncer dans des débats sans fin, il me paraît plus utile de se demander comment l’on pourrait en minimiser les coûts de telle manière à libérer la création d’emplois et de richesses qui, en Europe, est considérablement freinée par le mode de financement de la protection sociale.

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