vendredi 2 octobre 2015

Le 1er octobre 2015 : "les malédictions de l'euro", conférence de Gilles Dryancour

Ci-dessous, le texte écrit par Gilles Dryancour pour préparer sa conférence du jeudi 1er octobre à  l'Assemblée nationale (il n'y a pas eu d'enregistrement vidéo).

Gilles Dryancour est Président de l'Institut Turgot. Cadre supérieur d'une grande entreprise multinationale, il partage son temps entre Düsseldorf et Bruxelles. A ce titre il est bien placé pour analyser les dessous et les non-dits des événements liés à la crise grecque.

Les lecteurs qui ont lu ses articles précédents connaissent sa conviction. Il n'existe pas d'exemple d'union monétaire qui n'ait fini par éclater. L'Euro ne fera pas exception. Le propos de ce papier est de mettre en lumière les logiques et les intérêts politiques qui mènent envers et contre tout à soutenir le service de la dette grecque aux frais du contribuable européen. Un texte exceptionnellement éclairant.

Cet été nous avons vécu le troisième épisode de la tragédie de la dette grecque. Pendant trois semaines, les médias en ont fait leur marronnier, annonçant, tour à tour, la fin de l’euro, l’apocalypse monétaire, le retour de la drachme, la mise sous tutelle de la Grèce par la Russie, la mort de l’Union Européenne, et bien d’autres drames encore. Chaque analyste y est allé de son commentaire millénariste, comme si la comète de Halley était soudainement tombée du ciel. Pourtant, cette crise était parfaitement prévisible. Comme nous l’écrivions en 2010, la Grèce n’était plus solvable dès 2008-2009.

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lundi 9 mars 2015

Liberté d'opinion : comment la route de la servitude passe par Charlie.

Le texte est long, mais il vaut vraiment la peine d'être lu. Au-delà de l'actualité immédiate et des méfaits du conformisme de la pensée unique, notre ami Gilles Dryancour met à nu les dysfonctionnements de notre interprétation et pratique contemporaines de la démocratie. Il révèle pourquoi l'analyse d'Hayek sur les engrenages de la pensée totalitaire est plus que jamais d'actualité. A retenir notamment sa brillante analyse du marché des opinions comme une catallaxie.

Les attentats islamistes de Paris, des sept, huit et neuf janvier dernier, ont donné lieu à l’opération de propagande médiatique la plus aboutie du XXIe siècle. La canalisation de l’émotion collective au travers du slogan ’’Je suis Charlie’’ fut un véritable coup de génie qui restera certainement dans les annales de la psychologie sociale.

Transformer l’indignation collective en soutien du gouvernement le plus impopulaire de la cinquième république n’était pas acquis d’avance. L’exploit est techniquement remarquable, même si la recette en est connue depuis la fin du XIXe siècle.

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lundi 12 mai 2014

L'absurdité de l'offensive politico-médiatique française contre "l'euro fort"

A l’approche des élections européennes, le débat sur l’euro a été timidement relancé en France. Au mois d’avril, plusieurs personnalités ont pris parti contre l’euro fort. Parmi bien d’autres, nous retiendrons les déclarations de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, publiées dans le Figaro du treize avril :

« L'euro est anormalement fort compte tenu de la position de la zone euro dans le cycle économique et de son retard dans la reprise de la croissance par rapport à d'autres » (1).

Les propos de Christian Noyer succédaient à ceux de Mario Draghi. La veille, le Président de la BCE s’était exprimé en marge d’une réunion du Fonds Monétaire International à Washington, ce qui lui valut ce commentaire dans Le Monde :

«Un renchérissement du taux de change [de l’euro] nécessiterait davantage de stimulation monétaire, a dit M. Draghi. Le propos tranche avec la prudence habituelle de la BCE en matière de taux de change. Il laisse clairement entendre que la vigueur de l’euro fragilise la croissance. Il faut donc que l’euro soit moins fort. Pour cela, M. Draghi dit qu’il se tient prêt à mener une politique monétaire plus accommodante […] Il s’agit d’injecter plus de liquidités dans l’économie, notamment pour compenser l’impact négatif de l’austérité budgétaire sur l’activité » (2).

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mercredi 2 octobre 2013

Loi Taubira et effondrement de l'Etat de droit : comment l'idéologie de l'état-providence pousse au crime...

Notre ami Gilles Dryancour est de retour avec une étude particulièrement décoiffante. Il nous propose une analyse renouvelée - et d'actualité - de l’économie du crime. 

Ce projet, nous a-t-il confié, est né de la lecture d’un livre remarquable, par son courage intellectuel : "La France orange mécanique",  de Laurent Obertone (1).

Dans le champ empirique, l’ouvrage d’Obertone confirme le modèle théorique développé, en 1968, par le futur prix Nobel d’économie Gary Becker. 

Dans son célèbre article, Crime and Punishment, Becker explique que le nombre de crimes dépend d’un calcul rationnel effectué par les délinquants. Consciemment ou inconsciemment, ceux-ci comparent le gain potentiel de leur crime aux coûts qui peuvent y être associés. Ces coûts sont donnés par la probabilité d’être arrêté, jugé et puni (2).

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dimanche 15 juillet 2012

L’euro, étalon de la démesure humaine

Nous avions pensé examiner les décisions du dix-neuvième sommet destiné à sauver la monnaie unique quand le site Turgot a mis en ligne l’article de Jésus Huerta de Soto consacré à l’euro fonctionnant comme un étalon-or imparfait.

Les analyses de cet auteur ouvrent de nouvelles perspectives à la compréhension de la nature de l’euro.

L’hypothèse que nous défendrons, ici, est que l’euro se prête difficilement au raisonnement analogique, car il forme une monnaie sui-generis dont il n’existe, sans doute, pas d’équivalent dans l’histoire économique.

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samedi 9 juin 2012

Débat sur la croissance : ne nous laissons pas abuser par les sophismes de la Gauche

Alors que la France s'enfonce plus que jamais dans le déni de réalité, Gilles Dryancour rétablit la vérité toute nue - notamment à propos de la soi disante contrainte d'un "saut fédéral". Il énonce ce que pourrait être un véritable programme de retour à la croissance.

Depuis l’élection présidentielle, les médias se focalisent sur les deux visions de la croissance économique qui opposeraient la France de Hollande à l’Allemagne de Merkel. Chacun y va de son analyse, selon sa sensibilité. 

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dimanche 15 avril 2012

Elections : le plus grand choc fiscal de l'après-guerre

Gilles Dryancour décortique et compare les programmes fiscaux des candidats, et en dresse le bilan.

Un éditorial paru le 31 mars dernier dans le magazine The Economist, « ’La France dans le déni », a connu un certain écho dans nos médias. Il est vrai que celui-ci prononce un jugement sans appel sur la campagne présidentielle : « En ignorant les problèmes économiques de leur pays, les politiciens français rendent plus difficile leur traitement » (1)

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vendredi 3 février 2012

Zone euro : le miracle n'est pas pour demain !

Si le calme est apparemment revenu sur les marchés, les déséquilibres et les contradictions ne cessent de s'accumuler au sein de la zone euro. Gilles Dryancour fait le point et nous aide à débusquer les paradoxes et les non-dits de l'actualité politique et financière.

Les événements ne cessent de confirmer l’évidence : les Etats de l’Euroland,faute de croissance, ne pourront sauver la monnaie unique sans avoir recours à la déconfiture des pays insolvables ou à la monétisation des dettes publiques.

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samedi 17 décembre 2011

L’acharnement thérapeutique sauvera-t-il l’euro ?

Gilles DryancourLes mois se succèdent et les plans de sauvetage de l’euro aussi. En effet, si l’on compte bien, le plan adopté le 9 décembre à Bruxelles est le troisième de l’année et le septième depuis mai 2010.

A chaque nouveau plan, on entend les mêmes ‘’éléments de langage’. Toute une rhétorique que l’on retrouve, notamment, dans les déclarations du Président Sarkozy.

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mardi 8 novembre 2011

Lorsque l'Europe se fracture : ce que dissimule l'accord sur le plan de sauvetage du 27 octobre

Les pyromanes parviendront-ils à éteindre l'incendie ?

Dans les jours qui suivirent le sommet de Bruxelles du 21 juillet, consacré au sauvetage de l'euro, nous avions écrit :

"Faut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ? Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ? Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée. "

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mercredi 27 juillet 2011

Euro : les données cachées de l'accord du 21 juillet

Gilles DryancourFaut-il, comme les dirigeants de l’Euroland, se réjouir du nouveau plan, adopté à Bruxelles le 21 juillet, pour sauver l’euro ?

Proclamer qu’il apporte une solution définitive à la crise de la dette publique en Europe ?

Au regard des décisions prises, cette annonce nous semble pour le moins prématurée.

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vendredi 8 juillet 2011

Crise de la dette grecque : combien de temps encore durera le jeu de dupes monétaire ?

Depuis le 20 juin, date à laquelle notre précédent papier consacré à la crise de la dette publique grecque a été mis en ligne, les événements se sont précipités. Ils prennent d’ailleurs la direction que nous avions anticipée.

Le seul élément de surprise que nous y décelons vient de la vitesse à laquelle la séquence d’éclatement probable de l’Euroland semble se mettre en place.

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lundi 20 juin 2011

L'Europe et le piège grec : toujours plus haut sur la pyramide de Ponzi

Plus la zone euro s’enfonce dans la crise grecque, plus l’élite dirigeante européenne semble perdre pied et rechercher des expédients pour camoufler cette évidence qui s’impose, chaque jour un peu plus, aux marchés financiers : la Grèce est en déconfiture. 
Quel que soit le subterfuge financier qui sera bientôt mis en place par l’Eurogroupe, l’Etat Grec ne pourra plus être sauvé qu’aux dépends de ses créanciers. 

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dimanche 29 mai 2011

Roseline Bachelot et la prostitution : un nouveau tabou liberticide

Ceci est le second volet d'une analyse visant à illustrer la manière dont l’inflation réglementaire conduit à la régression des libertés individuelles en Occident.

La thèse que nous avions défendue dans le premier volet de cette enquête (Les nouveaux tabous : comment l’engrenage de l’animisme réglementaire tue la liberté) était que le pouvoir des hommes de l’Etat n’a pas seulement une dimension matérielle.

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mardi 22 mars 2011

Les nouveaux tabous : comment l'engrenage de l'animisme réglementaire tue la liberté

Nos opposants nous reprochent souvent d’être englués dans l’individualisme méthodologique et de ne pas disposer d’une véritable sociologie qui nous donnerait les moyens de comprendre globalement les phénomènes sociaux. 

Ce défaut de construction idéologique nous empêcherait d’être en mesure de proposer des solutions efficaces pour résoudre les problèmes qui se posent à la vie en société. 

Eux, par contre, disposeraient des instruments ‘’scientifiques’’ pour réaliser le bonheur de tous. 

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lundi 24 janvier 2011

Immigration et politiques migratoires : ce que personne n'ose dire

Gilles DryancourUn article récemment publié sur ce site, intitulé : « Pour l’immigration musulmane » et le débat passionné qu’il a suscité nous incitent à revenir sur le thème des flux migratoires et à en présenter une analyse libérale approfondie.

Cet exercice nous semble d’autant plus nécessaire que l’opinion exprimée par André Teissier du Cros a été mal interprétée par quelques-uns des lecteurs qui ont pris le titre de son papier au pied de la lettre.

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mercredi 3 novembre 2010

Union monétaire : en route vers l'eurodrachme....

Gilles DryancourTard dans la nuit du 28 au 29 octobre, les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont accouché, dans la douleur, de nouvelles mesures de discipline budgétaire pour sauver l’euro.

Cette réforme complaisamment présentée, par la presse nationale, comme un succès sans précédent pour la diplomatie française laisse, cependant, planer un doute sur sa véritable portée

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mercredi 29 septembre 2010

Le modèle social européen : un mirage du passé sur le point de se dissiper

Gilles DryancourSynthèse d’une communication présentée à Budapest, le 17 septembre dernier, à l’université d’été du European Ideas Network (EIN), le think-tank du Parti Populaire Européen - PPE(1). Trait_html_691a601b.jpg

Existe-t-il un modèle social européen ?

Avant de répondre à la question de savoir si le modèle social européen est viable (sustainable), on se demandera préalablement s’il existe un modèle social européen.

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jeudi 29 juillet 2010

L'Allemagne et le dossier grec : les juges constitutionnels feront-ils dérailler l'euro ?

Deux articles d’Ambrose Evans-Pritchard, récemment publiés par le Daily Telegraph, ont retenu toute mon attention.

Ils viennent, en effet, confirmer mes analyses économiques sur la fragilité institutionnelle de l’euro.

Dans ses deux articles, Evans-Pritchard pose clairement la question de savoir si le plan européen de renflouement de la Grèce et si la création du fonds de stabilisation de l’euro sont conformes au traité de Lisbonne et à la constitution allemande.

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jeudi 10 juin 2010

Catastrophes écologiques : analyse libérale

Gilles DryancourMême dans les circonstances les plus dramatiques, il faut savoir raison garder.

Seule la raison peut, en effet, nous aider à comprendre comment de telles catastrophes surviennent. Comment on peut mieux les prévenir. Et, au besoin, comment en sanctionner les responsables. Trait_html_691a601b.jpg

L’explosion de la plate-forme BP, Deepwater Horizon, le 20 avril dernier, restera peut-être comme l’une des plus graves catastrophes écologiques ayant touché les Etats-Unis.

Les images diffusées quotidiennement d’oiseaux englués, d’eaux polluées, de plages souillées, de poissons morts suscitent l’indignation collective et poussent certains au désir de vengeance :

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mardi 18 mai 2010

Débat : explosion des retraites et implosion de la natalité, produits inéluctables de la social-démocratie

Gilles DryancourGilles Dryancour répond à ceux qui considèrent que le problème des retraites est d'abord et avant tout un problème de démographie. Trait_html_691a601b.jpg

Le débat lancé, sur ce site, par l’article d’Yves Montenay à propos des retraites mérite, à notre avis, un complément d’analyse qui intègre davantage l’influence du cadre politico-institutionnel sur le comportement économique des individus. Certes, Yves Montenay est parfaitement en droit de défendre le point de vue selon lequel :

« L’erreur est de considérer les retraites comme un problème financier, alors qu’il est démographique et humain, c’est-à-dire qu’il dépend d’abord du nombre des hommes et de leur qualification » (1).

Toutefois, considérer la démographie comme étant à l’origine de la crise du régime des retraites par répartition revient, selon nous, à prendre l’effet pour la cause du dysfonctionnement dudit régime.

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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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mardi 9 février 2010

Comment survivre au krach économique ?

Gilles Dryancour Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :

« Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement » (1).

Le but de cet article est d’essayer de répondre à ces questions en se souciant du sort des individus.

Dans cette perspective, on s’interrogera sur la probabilité d’un krach économique et sur les moyens d’en limiter individuellement les effets

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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samedi 24 octobre 2009

Les libéraux sont-ils statophobes ?

Gilles DryancourIl y a quelques mois, l'Institut Hayek a rendu public un échange épistolaire entre Henri Lepage et Drieu Godefridi, suite à la publication par ce dernier d'un article dans lequel il dénonçait « la faillite de l'idéologie libérale » (1).

Henri Lepage et moi-même avons souvent discuté des thèmes abordés dans cet échange. Il m'a été suggéré de mettre par écrit mes propres remarques sur la question de savoir si la crise financière traduit aussi, comme l'affirme Drieu Godefridi, la faillite du libéralisme.

Pris par l’analyse de ladite crise, je n’avais pu, jusqu’à ce jour, répondre à cette aimable invitation. La pause estivale m’a, heureusement, donné le loisir de consacrer quelques réflexions aux prises de position de Godefridi. Elles se résument en trois propositions principales qui forment le corps de ce papier :

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lundi 31 août 2009

Sortie de crise (2) : le dollar, chronique d'une mort annoncée

Gilles DryancourDans un premier papier, nous avons commencé l’examen critique de plusieurs scénarios de sortie de crise. Nous avions concentré nos analyses sur ce que nous considérions comme les scénarios les moins probables. Ce mois-ci nous poursuivrons cet exercice en nous focalisant sur la rumeur grandissante de la mort imminente du dollar (1).

Apparemment, cette rumeur est nourrie par la crise et la crainte que la politique de relance ne finisse par entraîner la devise américaine dans une spirale inflationniste destructrice de sa valeur.

Incontestablement, depuis la fin de l’étalon-or, toutes les monnaies-papier sont, peu ou prou, rongées par l’érosion monétaire. Chaque jour, elles perdent de leur pouvoir d’achat. Celles qui ne meurent pas brutalement dépérissent à petit feu. Pour cette raison, la mort du dollar est un scénario vraisemblable. Il faut donc le prendre en considération.

Mais, la disparition annoncée du dollar est-elle, aussi proche que ne le croient une multitude d’internautes ? Verra-t-on bientôt l’Améro remplacer le dollar (2) ?

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samedi 18 juillet 2009

Sortie de crise (1) : les trois scénarios les moins probables

Gilles DryancourLa crise économique actuelle fait toujours couler beaucoup d’encre. Après l’heure du diagnostic, voici celle des pronostics. Certains auteurs annoncent déjà la fin de la crise. D’autres, au contraire, prévoient son aggravation.

Des expressions imagées viennent orner leurs spéculations prospectives : ‘’scénario à la japonaise’’, ‘’relance inflationniste’’, ‘’burst hyper-inflationniste’’, ‘’boom déflationniste’’, ‘’roller-coaster’’, etc.

Derrière ce florilège de concepts, se cachent plusieurs scénarios possibles du développement de la crise actuelle. A ce jour, aucun d’entre eux ne nous semble définitivement écrit. Le seul qui nous paraisse exclu est celui d’une sortie rapide et durable de la crise. Tant que les grands déséquilibres monétaires et financiers demeureront, on doit s’attendre à la survenance d’événements économiques malheureux.

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jeudi 25 juin 2009

Plans de relance et stimuli économiques (3): l'archaïsme keynésien

Gilles_Dryancour_5.JPGDans ce troisième papier, on s’intéressera particulièrement au volet monétaire du traitement keynésien de la crise. De nombreux articles, publiés à ce propos, mettent en avant les risques d’inflation ou d’hyper-inflation liés à l’expansion monétaire actuelle. Leur approche est souvent mathématique et peu accessible aux non-experts. Certes, il n’est pas dépourvu d’intérêt d’observer l’évolution des agrégats monétaires pour évaluer le risque d’inflation (1). Cependant, l’approche quantitative s’attache aux vices de forme des plans de relance. Elle ne nous renseigne pas sur les défauts conceptuels inhérents aux programmes de stimulation de la demande par la création monétaire ex nihilo.

Certains auteurs s’inspirant des travaux de Ludwig von Mises ont souligné la particularité psycho-philosophique du keynésianisme : « Il découle de la théorie keynésienne que l’Etat a lui-même le devoir de dépenser toujours plus ou d’inciter les agents économiques à le faire. Ludwig von Mises remarquait à ce propos : Il est effarant qu’une telle croyance (que l’important en économie soit de pousser les gens à dépenser plus) puisse être présentée au monde comme une nouvelle philosophie sociale. Keynes et ses disciples imputent au manque de propension à dépenser ce qu’ils jugent insatisfaisant dans la situation économique. Ce qui est nécessaire à leur avis pour rendre les gens plus prospères, ce n’est pas une augmentation de la production, c’est une augmentation des dépenses ». (2)

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dimanche 17 mai 2009

Plans de relance et stimuli économiques (2) : un traitement purement politique de la crise

Gilles DryancourDans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).

Même les héritiers de Keynes semblent, aujourd’hui, douter de l’efficacité des plans de relance. Selon un article paru dans Le Monde : « Les keynésiens fondamentalistes, les postkeynésiens, les néokeynésiens (…) forment une nébuleuse féconde, disparate et parfois antagoniste.

Reste que ces économistes ont un dogme fédérateur que définit a minima Jean-Paul Fitoussi : "Il y a besoin d'Etat." "Les keynésiens ont toujours pensé que le capitalisme donnait le meilleur de lui-même quand il était encadré Les marchés fonctionnent mal de manière structurelle. Ils ont besoin de mécanismes externes de gouvernance » (2).

Ainsi, il n’y aurait de consensus postkeynésien que sur la nécessité d’encadrer le marché. Non sur celle de le stimuler. Est-ce à dire que les économistes keynésiens seraient devenus plus raisonnables que les hommes de gouvernement ? Rien n’est moins certain. Par contre, il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux prennent conscience des limites de l’intervention de l’Etat dans un univers social et économique surdéterminé par les règlementations, les politiques fiscales et budgétaires.

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dimanche 5 avril 2009

Plans de relance et stimuli économiques (1): l'illusion de l'action

Gilles DryancourFace à la crise économique, les Etats-nations multiplient les annonces de plans de relance (1). Ces plans obéissent à l’idée qu’il faudrait traiter l’éclatement de la bulle financière comme une maladie dépressive et administrer au marché un puissant stimulant. Bien considéré, le théorème de la stimulation physiologique, du corps économique, est un concept-piège. Il nous enferme dans une vision clinique de la crise où l’Etat s’affirme comme le médecin, alors qu’il fait systémiquement partie de la maladie.

Nul n’est besoin, ici, de longues analyses pour s’en convaincre. Il suffit pour cela de rappeler, brièvement, quelques-uns des grands déséquilibres monétaires, engendrés par l’intervention publique. Le plus manifeste résulte du taux de change fixe, mis en place par les autorités monétaires chinoises, entre le RMB chinois et le dollar. Cette parité-fixe vise au soutien des exportations chinoises qui représentent plus de 40% du PIB de la Chine. La parité-fixe empêche la hausse du RMB, ce qui pérennise le déficit commercial entre la Chine et les Etats-Unis.

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dimanche 15 février 2009

Proposition pour un 'Revenu citoyen'.

L’observation du fonctionnement des démocraties modernes montre, que la redistribution collective des revenus individuels est une conséquence du suffrage universel et du marché politique. Compte tenu de nos institutions politiques modernes, elle est quasi-inévitable. Il faut donc, d'une certaine manière, en prendre son parti – même s'il est permis de douter de son bien-fondé.

Plutôt que de s'interroger sur ce bien-fondé, et de s'enfoncer dans des débats sans fin, il me paraît plus utile de se demander comment l’on pourrait en minimiser les coûts de telle manière à libérer la création d’emplois et de richesses qui, en Europe, est considérablement freinée par le mode de financement de la protection sociale.

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