Grégoire Canlorbe

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mardi 20 octobre 2015

Entretien : La Testostérone, moteur de l'histoire des civilisations ?

Trouver un intellectuel international qui se revendique ouvertement comme Randien (disciple d'Ayn Rand) n'est pas chose courante. D'où l'intérêt de cet entretien réalisé par Grégoire Canlorbe. Son interlocuteur :  Roy Barzilai, un chercheur israélien, auteur  de The Testosterone Hypothesis : How Hormones Regulate the Life Cycles of Civilizations paru en mai 2015.

Il s'agit d'un livre tout à fait étonnant qui, au croisement de la biologie, de la psychologie et de la sociologie, entraîne le lecteur dans le monde fascinant (et discuté) de la pensée transhumaniste contemporaine.

Cet entretien est toutefois à lire avec une esprit critique car il démontre comment, une fois de plus, la folie moderne de l'ingénierie sociale et de la recherche de la bonne société, peut mener même un esprit des plus individualistes (au sens pleinement libertarien du terme) à endosser des fins parfaitement incompatibles car intrinsèquement totalitaires. Un sujet pour une bonne discussion.

Roy Barzilai est un expert indépendant qui a étudié à la fois la philosophie objectiviste d’Ayn Rand et la philosophie du langage de Rivka Schechter, ancrée dans la bible hébraïque. La synthèse de la philosophie aristotélicienne de Rand et du credo biblique du monothéisme éthique apportent un éclairage important sur les idées qui ont façonné l’esprit occidental. En explorant l’histoire intellectuelle de la civilisation occidentale, Roy cherche à atteindre une connaissance plus profonde de l’esprit humain.

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jeudi 18 décembre 2014

Idéo-virus et vols de concepts, sophismes, illusions et mensonges de l'Etat : François Guillaumat s'explique

François Guillaumat est un personnage qui a joué un rôle important dans le renouveau de la pensée libérale/libertarienne en France, au cours des années 1980 et 1990. Nul autre que lui ne connait mieux les œuvres (qu'il a souvent traduites) d'Ayn Rand, de Murray Rothbard, de Hans Herman Hoppe, mais aussi de Ludwig von Mises - au point de pouvoir en réciter par cœur des morceaux entiers. 

Logicien hors pair, François impressionne par la rigueur de ses raisonnements qui le conduisent à tenir un discours souvent bien hermétique pour qui n'a pas une culture épistémologique déjà bien affirmée (ce qui est le cas de la plupart des économistes dans notre pays).

D'où le très grand intérêt de cette conversation enregistrée à l'initiative de Grégoire Canlorbe. En racontant les étapes de son propre cheminement intellectuel, François Guillaumat nous révèle ce qui, au plus profond de sa pensée, détermine les ressorts d'un radicalisme libertarien exemplaire.

Question : Le passage du positif au normatif, de la description du monde tel qu’il est aux prescriptions sur ce que le monde devrait être, est un problème épistémologique bien connu. Au sein de la tradition libérale, les auteurs jus-naturalistes, tels que Locke, Bastiat et Rothbard, tiennent la propriété privée légitime (i.e. acquise sans violence) pour un droit naturel, i.e. qui se déduit de la nature humaine.

Il est souvent argué que cette position philosophique n’est pas valable en ce sens qu’elle infère un devoir-être sur la base de l’être, ce qui constitue une aberration logique. En tant que libéral anarcho-capitaliste et défenseur revendiqué de « la propriété naturelle », que répondriez-vous à cette critique récurrente ?

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jeudi 16 octobre 2014

La richesse d'une pensée "autrichienne" : entretien avec François Facchini

Nous devons à Grégoire Canlorbe  et à l'Institut Coppet l'heureuse initiative d'avoir lancé la publication d'une série originale d'entretiens questionnant en profondeur certains des acteurs les plus influents ou intellectuellement les  plus en pointe du mouvement libéral/libertarien français.

Ci-dessous, la reprise de l'interview de François Facchini,  initialement publiée au mois de février2014 sur le site de l'Institut Coppet.

Trois grands thèmes y sont abordés : d'une part, une présentation magistrale de la théorie "autrichienne" de l'entrepreneur et de ses apports essentiels par rapport à l'enseignement économique dominant; d'autre part, une excellente analyse historique et philosophique sur les origines de l'ordre libéral, construite sur  l'intuition fondamentale d'Hayek concernant le développement des "ordres spontanés" dans le domaine des institutions; enfin, une réflexion inédite sur le rôle de l'"entrepreneur idéologique". A suivre...


1. Comment présenteriez-vous au non initié l’école autrichienne d’économie ? Quelles sont les grandes spécificités de ce courant par rapport à l’école néoclassique, qui est actuellement le courant orthodoxe de la science économique 

Je souhaiterais avant de répondre à toutes vos questions vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mes recherches et à ma vision des sciences économiques et de l’école autrichienne en particulier.

Je pense que la meilleure présentation des différences entre l’école néoclassique et l’école autrichienne a été faite par Jésus Huerta de Soto dans son livre d’introduction à ce courant de pensée intitulé[1] L’école autrichienne. Marché et créativité entrepreneuriale . Parmi toutes les différences entre le courant orthodoxe et l’école autrichienne, la plus importante me semble être aujourd’hui son refus de penser l’économie de marché à partir de la théorie de l’équilibre.

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lundi 7 juillet 2014

Etre libertarien - une interview de Stéphane Geyres

Stéphane Geyres est Président du "Mouivement Libertarien". Membre de l'Institut Coppet, il est l'animateur du collectif "La main invisible", éditeur de l'ouvrage "Libres" où cent auteurs présentent et défendent les grands thèmes de la pensée libérale, et dont la publication d'une nouvelle collection d'essais selon la même formule est prévue pour bientôt.

Dans cette interview, méticuleusement préparée par Grégoire Canlorbe, il répond à toutes ces sempiternelles critiques qui, traditionnellement, sont adressées aux Libertariens accusés d'être des utopistes et extrémistes de l'égoisme individuel .

Grégoire Canlorbe - Vous êtes libertarien et président du « mouvement des libertariens ». Libertarien est un terme récent, remontant aux années 1970 ; et on estime la plupart du temps qu’il servirait à qualifier un libéralisme « excessif », « caricatural », « extrémiste », par opposition à ce que serait le libéralisme « modéré » et donc « sain » et « raisonnable » d’un Hayek, d’un Aron ou d’un Rawls.

En bref, les libertariens seraient les partisans d’un libéralisme pur et dur et à ce titre exagéré : un « ultralibéralisme ». Que répondez-vous à ce reproche d’extrémisme ?.

Stéphane Geyres - Il y a certes bien des facettes à votre question, mais elle a en effet le mérite de poser tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, sans toujours le courage de la confrontation

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mardi 19 novembre 2013

Entretien avec un "libéral critique" : Drieu Godefridi

Interrogé par Grégoire Canlorbe, étudiant en économie et en philosophie, notre ami Drieu Godefridi livre le fond de sa pensée sur la manière dont lui-même définit le libéralisme, sa position par rapport aux libertariens et autres "anarcho-capitalistes", ainsi que le résultat de ses recherches philosophiques sur le concept d'Etat de droit.

Cet entretien, stimulant et provocateur, parfois surprenant, est publié simultanément sur les sites de l'Institut Turgot et de l'Institut Coppet

Il porte sur trois thèmes : 1) la caricature idéologique du capitalisme; 2) l'Etat de droit démocratique; 3) la politique sociale démocrate.

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