Il y a quelques jours, Anne Bauer, grand reporter aux Echos, n'y est pas allée de main morte dans sa recension du dernier livre de Claude Allègre, « L'Imposture climatique ». « L'ouvrage ressemble davantage à un pamphlet, où la mauvaise foi le dispute au simplisme, qu'à l'ouvrage d'un homme de science. »
La thèse du réchauffement climatique a tellement de défenseurs, et d'une telle autorité, qu'on ne comprend pas pourquoi Anne Bauer a jugé devoir monter si promptement au créneau.
Le lendemain, le même Claude Allègre avait droit, pour le même livre, à une page entière Monde. « Le cent-fautes de Claude Allègre », où le journaliste, Stéphane Foucart, cherche à le disqualifier comme autorité scientifique. « Il commet des erreurs. C'est donc lui l'imposteur. » Pas un mot sur la thèse.
Décidément, voilà un domaine, le climat, où l'on perd sa neutralité au profit de ses convictions militantes.