Institut Turgot

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Florin Aftalion

 

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vendredi 1 juin 2012

L’illusion de la relance par la dépense

Aftalion.JPGPour mettre fin à une crise, un gouvernement doit dépenser de l’argent, beaucoup d’argent, de préférence de l’argent qu’il n’a pas. C’est ce qu’a voulu nous apprendre, dès 1936, John Maynard Keynes, l’économiste le plus célèbre d’alors et peut être encore de maintenant.

Malheureusement, les théories qualifiées aujourd’hui de keynésiennes sont discutables pour ne pas dire fausses et, beaucoup plus grave, n’ont jamais reçu la moindre validation empirique.

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mercredi 1 septembre 2010

Taxation des banques : la cacophonie

Florin AftalionTaxer les banques : les propositions s'accumulent.

Des décisions ont déjà été prises ici et là, visant à imposer les bonus des dirigeants et des traders (de façon transitoire ou permanente). Mais il ne s'agit là que de préludes.

D'autres mesures, d'un poids économique bien plus conséquent, sont en attente.

Elles sont loin d'être convergentes.

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mercredi 26 mai 2010

Euro : l’hubris des chefs d’État

Florin AftalionEn acceptant, contrairement à leurs engagements antérieurs, de se porter conjointement solidaires des dettes nationales, les États de l’Union monétaire perdent leur crédibilité.

Le marché commun a été une réussite de dimensions historiques. Il a durablement scellé la paix entre l’Allemagne et la France et largement contribué à la prospérité économique des pays réunis en son sein.

Cette réussite a, hélas, grisé nos chefs d’État. Des ambitions politiques démesurées sont venues gâcher la fête et ruiner la construction européenne.

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samedi 12 décembre 2009

Les plans de relance : création visible et destruction invisible

Florin AftalionLorsqu’a surgi la crise actuelle, de nombreux gouvernements ont annoncé des plans de relance ou de stimulation économique massifs. Pourtant, l’expérience semblait montrer que les dépenses publiques et les déficits qu’elles entrainent n’accélèrent pas durablement la croissance.

Les apologistes de la relance nous disent que leur inefficacité passée s’explique par la modicité (toute relative) des montants en cause. Et, pour se justifier, ils ressortent Keynes que l’on croyait déconsidéré, mais que les événements récents auraient, parait-il, réhabilité.

Forts d’un tel soutien intellectuel, des leaders politiques, Président Obama en tête, se sont montrés audacieux avec l’argent de leurs contribuables en lançant des programmes faisant grimper leurs déficits budgétaires annuels jusqu’à 13% de la production nationale. Déficits qui en s’accumulant alourdissent lourdement la dette publique.

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mardi 7 juillet 2009

La fausse bonne idée du Conseil des risques systémiques

Florin Aftalion à l'Institut TurgotLe Conseil européen veut instituer un Conseil des risques systémiques chargé d'assurer une surveillance micro-prudentielle du système financier. En cela il s'inspire du rapport d'une commission présidée par Jacques de Larosière, qui a déclaré avec raison : "les banques centrales doivent placer la stabilité financière mondiale au centre de leurs préoccupations, au même titre que la stabilité des prix, afin d'empêcher l'apparition de crises systémiques à l'avenir."

Il semblerait que le risque systémique contre lequel veut se prémunir la Commission concerne des accidents tels que l'insolvabilité qui, affectant d'abord une ou quelques entités - banques, compagnies d'assurance, "hedge funds" - étendent ensuite leurs effets destructeurs, de proche en proche, à l'ensemble du secteur financier, puis à l'ensemble de l'économie. De telles catastrophes pourraient être provoquées par l'éclatement d'une bulle spéculative ou par l'accumulation d'actifs qualifiés de toxiques, autrement dit de produits dérivés complexes logés dans des bilans de banques.

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samedi 16 mai 2009

Le triomphe de l'illusionisme économique

Florin AftalionDepuis la stagflation des années soixante-dix, on disait Friedman vainqueur de Keynes. Or, voilà que ce jugement semble remis en doute. Autrement dit, qu’il faudrait pour sortir de la crise adopter les politiques préconisées par Keynes et rejeter celles de Milton Friedman.

D’après ce dernier, une forte expansion monétaire aurait pu sortir l’Amérique de la Grande dépression et d’autres crises comme celle d’aujourd’hui. La Banque centrale américaine (la FED), a pris des mesures exceptionnellement vigoureuses dans ce sens ne se contentant pas de refinancer le système bancaire mais allant jusqu’à fournir directement des liquidités aux entreprises. Elle suit donc bien les préceptes friedmaniens.

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samedi 7 février 2009

Le mythe du New Deal

Le New Deal a-t-il mis fin à la Grande Dépression des années 1930 ?

Contrairement à un mythe largement répandu, la réponse est non. L’évolution du chômage au cours des années 1930 le prouve. Alors qu’il avait frisé les 25% en 1933, première année de présidence de Franklin D. Roosevelt, il était encore de 15% à la fin de son premier mandat. Puis 1937 connaît une rechute brutale des conditions économiques – une crise dans la crise – le chômage remontant à 19%. En 1940 il est encore supérieur à 10%. Force est donc de constater que la dépression s’est prolongée durant des années malgré, ou à cause pensent aujourd’hui de nombreux économistes, de la politique du New Deal.

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