mardi 8 avril 2014

Les enjeux philosophiques fondamentaux du libéralisme

Douglas RasmussenL'adversaire du libéralisme n'est pas seulement à gauche. Il est aussi à droite, chez ceux qui lui opposent une vision « communautariste » de la société politique.

Notre ami Douglas Rasmussen saisit l'occasion que lui offrent les arguments développés par les communautariens contre le libéralisme pour résumer sa conception « métanormative » de l'ordre politique et philosophique libéral. (Il s'agit en l'occurrence d'une réponse à un livre édité par le sociologue israélo-américain Amitai Etzioni).

Cet article de Douglas Rasmussen est sans doute l'un des textes contemporains les plus achevés pour dissiper les malentendus sur la véritable manière dont liberté, politique et éthique s'articulent au sein d'une pensée libérale classique.

Publié sous la direction d’Amitai EtzioniThe Essential Communitarian Reader est un livre décevant, dont le sujet n’est pas clairement circonscrit. Il ressemble parfois davantage au programme d’un parti politique qu’à un recueil d’articles sérieux ayant pour but de discuter le paradigme politique dominant en Occident depuis deux siècles.

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mardi 24 décembre 2013

Pourquoi l'ordre libéral est la plus humaine et la plus morale de toutes les organisations sociales

Initialement publié dans la revue de la Foundation for Economic Education sous le titre "Visible and Invisible Hands", ce texte est l'une des meilleures analyses des liens entre l'éthique et la main invisible de l'économie de marché. 
Son auteur, Douglas Rasmussen, Professeur de philosophie à St John's University (New York City) fut pendant plusieurs années l'un des piliers des réunions de l'Université d'été de la Nouvelle Economie à Aix en Provence. A l'origine disciple d'Ayn Rand, il est l'un des auteurs libertariens qui a poussé le plus loin la réflexion sur le droit naturel et la théorie des droits dans une approche aristotélicienne.
Soyons reconnaissants à Damien Theillier  d'avoir pris l'initiative d'en faire paraître une traduction en français sur son site Nicomaque  (texte repris ci-dessous).

L’idée selon laquelle les marchés sont guidés par une main invisible pour produire ordre et coopération a été avancée à maintes reprises. Une économie de marché s’appuie ainsi notamment sur des incitations et des intérêts mutuels pour produire un résultat harmonieux. Pourtant, un autre mode d’organisation sociale – peut-être plus ancien – existe et repose essentiellement sur la notion du « bien » et du « juste ».

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