Il n'y a pas moyen plus sûr pour semer la zizanie dans une assemblée de libéraux que de mettre sur la table le sujet de la politique culturelle ou de "l'exception culturelle".
Celle-ci redevient d'actualité à l'occasion de l'ouverture de discussion entre l'Union européenne et les Etats-Unis pour la mise en place d'un "grand marché" Atlantique.
A cette occasion, et sur ce sujet, notre ami Corentin de Salle donne une remarquable leçon de pensée libérale en nous rappelant que "la culture est aussi une marchandise".
Ce vendredi, la Commission Européenne est amenée à se prononcer sur le maintien de l’exclusion des services culturels et audiovisuels des négociations de libre échange qui vont s’ouvrir cet été entre l’UE et les Etats-Unis. Opposés à toute libéralisation et à l’origine d’une pétition signée par de nombreux artistes, les frères Dardenne mettent en garde contre la « déferlante américaine » qui, à les en croire, menacerait l’existence même du cinéma européen.
Ronald Reagan disait de Margaret Thatcher qu’elle était « the best man in England ». Viriliser le personnage en raison de ses qualités qui seraient autant de mâles vertus est une erreur fréquente: en réalité, cette figure politique exceptionnelle - sans doute l’une des plus influentes du XXèmesiècle - était, en un certain sens, authentiquement féminine. Par maints aspects, elle rappelle Antigone.