Institut Turgot

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samedi 6 octobre 2012

Taxer le capital comme le travail : idées fausses et fausse symétrie

Alain Madelin à l'Institut Turgot A propos de l'une des dispositions les plus contestées du projet de budget 2013, Alain Madelin revient sur quelques vérités essentielles.

Au-delà de la réaction des pigeons, qui illustre quelques cas particuliers, le problème de fond est celui d’avoir transformé un slogan politique simpliste en mesure gouvernementale : «les revenus du capital devraient être taxés comme les revenus du travail».

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jeudi 20 septembre 2012

Alain Madelin, Milton Friedman et l'Europe : “Appel pour une nouvelle ligue européenne du libre-échange”

Alain Madelin à l'Institut TurgotLundi 10 septembre, à Bruxelles, Alain Madelin était l'invité d'honneur de la 9ème European Resource Bank organisée par les mouvements libertariens européens pour célébrer le centième anniversaire de la naissance de Milton Friedman. Ci-dessous la version française de son intervention présentée lors du diner de gala de cette manifestation .

Milton Friedman a eu le grand privilège de vivre suffisamment longtemps pour voir ses idées triompher. Une juste récompense pour une vie entière dédiée au combat pour la liberté.

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samedi 21 juillet 2012

La CSG sociale est une fausse bonne idée, tout comme l'était la "TVA sociale"

Tous ceux qui ont aimé la "TVA sociale" adorent aujourd'hui la CSG sociale dont le gouvernement a imprudemment tracé la perspective.

En revanche, ceux qui - comme moi -ont combattu les projets de « TVA sociale » ne peuvent qu’être hostiles à la « CSG sociale » car la plupart des arguments hier opposables au transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA valent aujourd’hui pour un transfert vers la CSG1.

Tout comme pour la "TVA sociale", le coût politique d'un tel transfert vers la CSG serait très élevé pour un gain de compétitivité dérisoire, provisoire et illusoire.

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vendredi 24 février 2012

Prime pour l'emploi : déshabiller Pierre pour habiller Pierre

Alain Madelin à l'Institut TurgotAlain Madelin réagit aux "brillantes" idées et propositions qui rythment le tempo de cette campagne électorale.

« Candidat-Président échangerait suppression Prime pour l’emploi contre suppression de charges salariales sur bas salaires ». Telle pourrait être, en résumé, la dernière petite annonce de la campagne électorale.

Si l’idée de reconsidérer la Prime pour l’emploi est en soi excellente, la proposition l’est beaucoup moins.

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jeudi 16 février 2012

Le problème, c’est le chômage, pas les chômeurs

Alain Madelin à l'Institut TurgotEn évoquant l'idée d'interroger directement les Français par référendum pour savoir si "les chômeurs avaient le droit de refuser une formation ou un emploi", le président de la République était assuré de déclencher une polémique

Assurément cette polémique était calculée et voulue par les fins stratèges populistes et droitiers de l'Elysée. Sans doute escomptent-ils aussi tendre un piège à la gauche et rabattre les électeurs du Front national. Mais la ficelle est trop grosse et le piège ne peut que se retourner contre eux.

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dimanche 5 février 2012

L'extravagante TVA sociale

Alain Madelin à l'Institut Turgot Alain Madelin s'est fait taclé par le Président lors de son interview pour la télévision. Voici sa réponse.

Le Président de la République n’y va pas par quatre chemins : « ceux qui ne veulent pas ou n’osent pas assumer un point et demi de TVA seront complices des délocalisations ». « Si on ne fait pas cela, on n’aura plus d’usines» a aussi affirmé le Président.

Bigre ! Comment comprendre que l’on ait tant tardé pour mettre en œuvre une mesure aussi terriblement efficace !

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mardi 24 janvier 2012

Vive la croissance, Viva Monti

Alain Madelin à l'Institut TurgotRépétons le, il n’y a pas de sortie du piège de la dette publique sans retour à une forte croissance. Pour devenir soutenable, la dette doit voir ses taux d’intérêts passer durablement sous le taux de croissance.

C’est dire que les solutions avancées en France par les deux grands candidats, à savoir diminuer la dépense publique et augmenter les impôts (dans des proportions et des modalités variables) ne peuvent que conduire à l’impasse.

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jeudi 12 janvier 2012

Le crash-test de la TVA sociale

Alain Madelin à l'Institut TurgotOn prête à la « TVA sociale » des avantages très largement illusoires (détaxer le travail, faire contribuer les produits importés, doper la compétitivité, lutter contre les délocalisations…).

La réalité, c’est que toutes les formes de « TVA sociale » aujourd’hui proposées conduiraient à une baisse du pouvoir d’achat des Français au bénéfice des entreprises, sans véritable avantage économique en termes de compétitivité.

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samedi 26 novembre 2011

Le programme de l’UMP : des propositions indigentes et affligeantes

Alain Madelin à l'Institut TurgotL’UMP a présenté, le mardi 22 novembre à Lambersart, ses propositions économiques et sociales.

Ayant regardé la retransmission du débat sur LCP, je ne peux que m’inquiéter du grand décalage qui existe entre les défis auxquels est confronté notre pays et des propositions de l’UMP, aussi affligeantes qu’indigentes, pour « produire plus et dépenser moins ».

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vendredi 14 octobre 2011

Lettre ouverte à Arnaud de Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords

Cher Arnaud,

 vous avez choisi d’interpeller Martine Aubry et François Hollande sous forme d’une lettre ouverte. Vous prenez l’opinion à témoin. Aussi je souhaite vous répondre et à ma façon éclairer le débat. 

Si je reprends votre lettre au vol, bien que ne m’étant sans doute pas destinée, c’est parce que le libéral que je suis ne peut laisser les arguments qui font votre succès sans réponse.

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lundi 10 octobre 2011

"Non, Manuel, la "TVA sociale" n'est pas sociale".

Alain Madelin à l'Institut TurgotManuel Valls persiste et signe avec une tribune affirmant que « oui, la TVA sociale est une mesure de gauche » publiée dans Les Echos du vendredi 7 juin.

En fait, M. Valls, qui n’est pas sans talent, tente de naturaliser à gauche une proposition sans originalité ni fondement qu’il a eu tort d’emprunter à la droite et au patronat.

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mardi 19 juillet 2011

Grèce : les trois scénarios

Sans doute eût-il mieux valu que la Grèce ne rentre pas dans l’euro.

 En conservant son drachme, elle n’aurait pu s’endetter inconsidérément comme elle l’a fait sous le parapluie de l’euro et la sous compétitivité de son économie aurait pu être corrigée par une dévaluation.

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mercredi 13 juillet 2011

L’indispensable "refondation sociale"

Alain Madelin à l'Institut Turgot« Mettre la société en mouvement », telle est pour François Hollande la mission du prochain Président de la République.

L’expression (d’ailleurs empruntée à Jacques Delors) est heureuse. A rebours des tonitruantes annonces du retour de l’Etat, elle fixe le cap d’une société civile plus libre et plus responsable

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lundi 4 juillet 2011

Les nouvelles richesses non marchandes

Alain Madelin à l'Institut TurgotL’économie de marché, certes, s’est imposé, mais la question de ses bornes reste posée.

Martine Aubry souhaite expressément « décider des limites de la sphère marchande ».

Ceci n’est pas sans rappeler la formule de Lionel Jospin : « oui à l’économie de marché, non à la société de marché".

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mercredi 29 juin 2011

Drogues : pour une distribution réglementée

Alain Madelin à l'Institut TurgotIl n’y a pas, d’un côté ,de prétendus rêveurs laxistes partisans de la libéralisation de la drogue et, de l’autre, des sécuritaires responsables, mais le constat, de plus en plus partagé, de l’échec des politiques répressives.

La prohibition fait de la drogue une considérable source de profits, tant pour des mafias internationales (qui en arrivent à menacer les états eux-mêmes) que pour de tentaculaires réseaux domestiques de distribution de drogues (avec leurs guerres de gangs ou la main mise sur des cités entières…). Avec aussi la tragique criminalité de tous ceux qui sont conduits à voler ou à se prostituer pour payer leur dose.

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mardi 21 juin 2011

L’électricité doit obéir au calcul économique, pas au calcul politique

Alain Madelin à l'Institut TurgotCoup sur coup l’Allemagne et l’Italie viennent de renoncer au nucléaire. La raison avancée - le risque sécuritaire - ne trompe personne.

A strictement comparer les risques, nous aurions dû depuis longtemps renoncer au charbon compte tenu des dangers bien plus considérables des coups de grisou et de la silicose.

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mardi 7 juin 2011

Et si le bonheur m'était compté...

Alain Madelin à l'Institut TurgotL’OCDE vient de rendre public son indicateur de « bien-être ».

On se souvient qu’en 2008, le Président de la République avait confié à deux Prix Nobel, l’américain Georges Stiglitz et l’indien Amartya Sen, l’animation d’une prestigieuse commission internationale sur « la mesure de la performance économique et du progrès social » afin de sortir du fétichisme du PIB.

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lundi 30 mai 2011

Moi, simple crayon « made in world »...

Alain Madelin à l'Institut TurgotUn nouveau label « Made in France », ou plus exactement « Origine France garantie » vient d’être dévoilé.

Ayant pour ma part toujours roulé dans une voiture française par fierté de nos marques nationales, privilégiant volontiers aussi le «Made in breiz », par attachement à l’identité bretonne, je ne peux que trouver sympathique cette démarche patriotique.

Il serait pourtant abusif de tirer des leçons économiques de cette forme de « préférence nationale ».

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vendredi 20 mai 2011

La fin du Père Noël et le retour de Robin des Bois

Alain Madelin à l'Institut TurgotLe personnage central de la vie politique et des campagnes électorales a longtemps été le Père Noël. Hélas, la croyance au Père Noël se liquide d’elle-même avec le temps, la disette budgétaire et le concours malicieux des agences de notation.

Un nouveau personnage tout aussi populaire s’avance au centre de la scène politique : Robin des bois.

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dimanche 8 mai 2011

Un revenu minimum garanti pour tous les Français ?

Alain Madelin à l'Institut TurgotAu banc d’essai des propositions de la campagne présidentielle, le « revenu citoyen » proposé par Dominique de Villepin mérite d’être testé.

A savoir, un revenu garanti pour tout Français sans ressources et dégressif jusqu’à 1 500€ pour les faibles revenus.

Les observateurs n’ont guère été tendres avec cette proposition.

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vendredi 29 avril 2011

Les sept péchés capitaux de la prime sur dividendes

Alain Madelin à l'Institut TurgotUne nouvelle fois la France innove… et étonne le monde. Après les 35 heures obligatoires pour tous, voici la prime obligatoire versée aux salariés des entreprises (de plus de 50 salariés) dont les dividendes augmentent.

On a volontiers souligné le caractère « électoral » de cette annonce. Sans doute le moment n’est pas innocent.

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lundi 18 avril 2011

Bienvenue dans le monde de l'hypercroissance

Alain Madelin à l'Institut TurgotEt si l’on abandonnait un temps notre quotidien économique morose pour une brève excursion dans un futur somme toute très proche, disons une dizaine d’années, en observant de plus près les tendances lourdes qui, aujourd’hui, dessinent un nouveau monde ?

De ce voyage dans le temps et l’espace, on ne peut revenir qu’avec une bonne nouvelle !

C’est une très forte croissance - sinon même une hypercroissance - qui s’annonce.

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mercredi 30 mars 2011

L’effet catastrophe : "ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas"

Alain Madelin à l'Institut TurgotC’était inévitable. Il s’est trouvé de bons esprits pour expliquer que les catastrophes subies par le Japon allaient doper sa croissance.

Et pas des moindres, à commencer par Larry Summers, ancien secrétaire américain au Trésor sous Clinton et ex-directeur du Conseil économique national auprès d’Obama. Fichtre donc.

Un bon tremblement de terre, un bon tsunami et pourquoi pas une bonne guerre, rien de tel pour stimuler la croissance !

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dimanche 27 mars 2011

Après l'état-providence, l'état social 2.0 ?

Alain Madelin à l'Institut TurgotNotre Etat providence - comme tous ses homologues européens - est fourbu.

Mais l’inévitable remise en cause de notre modèle social ne signifie pas la fin du social, ni même la fin du haut niveau de protection sociale auquel les Français sont légitimement attachés.

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mercredi 16 mars 2011

La justice sociale ne se confond pas avec la redistribution

Alain Madelin à l'Institut TurgotIl existe aujourd’hui un grand décalage entre les réalités des fins de mois difficiles des Français et le spectacle de la France de l’argent facile.

Un sentiment d’injustice progresse.

Une telle tension sociale est pain béni pour tous les démagogues : augmenter l’impôt sur les hauts revenus, taxer plus lourdement le capital, plafonner les hauts salaires...

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mercredi 9 mars 2011

L'avenir est aux bons salaires, pas aux bas salaires...

Alain Madelin à l'Institut TurgotParle-t-on de la compétitivité des entreprises qu’aussitôt vient la revendication : «il faut alléger les charges sociales pour baisser le coût du travail.».

C’est d’ailleurs ce qu’ont fait tous les gouvernements depuis le début des années 1990. Les charges sociales, dit-on, sont plus élevées en France que chez beaucoup de nos voisins, notamment l’Allemagne.

L’argument ne vaut pas tripette.

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lundi 28 février 2011

Un même impôt pour les revenus du capital et du travail ? Absurde !

Alain Madelin à l'Institut TurgotOn savait l’idée populaire chez les socialistes, voici qu’elle gagne les rangs d’une majorité en recherche désespérée de nouvelles recettes fiscales.

L’idée suscite d’autant plus la tentation que les écarts d’imposition entre revenus du travail et revenus du capital font que l’impôt des plus riches apparaît en fait comme dégressif compte tenu de la part plus importante pour eux des revenus du capital (et aussi de l’existence de multiples niches fiscales).

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vendredi 18 février 2011

Monde arabe : l’irrépressible force de la liberté

Alain Madelin à l'Institut TurgotCela ne devait être qu’un simple fait divers : un jeune Tunisien, diplômé de l’université devenu vendeur de fruits ambulant pour faire vivre sa famille, s’immole par le feu à la suite de la confiscation de sa marchandise par la police.

Ce geste de désespoir a pourtant suffi à déclencher un nouveau souffle de liberté sur le monde, et tout particulièrement sur un monde arabo-musulman resté en marge de la vague d’ouverture et de croissance née de la chute du mur de Berlin.

Il était temps, car ce monde arabo-musulman est devenu une véritable poudrière

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mercredi 9 février 2011

Plaidoyer pour les spéculateurs

Alain MadelinLa flambée des cours des matières premières est à l’ordre du jour du G20.

La préoccupation est légitime. En revanche, l’acte d’accusation contre la spéculation dressé par notre président de la République est des plus discutables. Il confond les effets et les causes.

Les marchés à terme ne sont pas à l’origine de la volatilité et c’est justement parce que les prix des matières premières varient fortement que l’on a des marchés à terme.

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samedi 8 janvier 2011

Retraites : la prochaine réforme est bien partie

Alain MadelinL’objectif est atteint, la réforme est votée et promulguée.

Mais loin du tumulte de la bataille, un nouveau rendez-vous a été discrètement fixé : un amendement du Sénat prévoit pour 2013 une « réflexion nationale » sur « les conditions de mise en place d'un régime universel par points ou en comptes notionnels ».

Ce rendez-vous s’annonce plus apaisé. Car paradoxalement, derrière l’opposition frontale des syndicats et de la gauche, des avancées ont eu lieu, des propositions intéressantes ont vu le jour.

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samedi 18 décembre 2010

L'euro n'a pas besoin d'un supergouvernement

Alain MadelinL'euro a-t-il besoin de plus de fédéralisme budgétaire et fiscal pour survivre à la crise actuelle ?

Plutôt qu'à des surenchères ultra irréalistes voire dangereuses, nous ferions mieux de revenir aux fondamentaux : une stricte discipline budgétaire et une plus grande flexibilité économique, assorties d'une police indépendante.

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jeudi 25 novembre 2010

En finir avec la TVA « sociale »

Alain MadelinLes thuriféraires de la TVA sociale lui prêtent de multiples vertus : faire contribuer les importations au financement de nos régimes sociaux et porter remède à leurs déficits, lutter contre les délocalisations, améliorer la compétitivité des entreprises et même augmenter le pouvoir d’achat.

Hélas, aucune de ces supposées vertus ne résiste à l’examen.

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lundi 10 mai 2010

Lorsque la BCE transforme l'euro en drachme...

Aain MadelinSi la crise grecque a pris cette ampleur, c'est qu'elle est à la fois révélatrice d'une crise de l'euro et des risques du surendettement des Etats.

Sans l'euro, une Grèce surendettée dans sa monnaie trouverait une porte de sortie dans la dévaluation. En jouant les pompiers, l'Europe et le FMI permettent à la Grèce de placer sa dette.

Reste la question "pourra-t-elle rembourser ?". Et cette question dépasse les frontières de la Grèce.

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dimanche 8 novembre 2009

La taxe carbone : injuste et inefficace

La taxe carbone ressort davantage du calcul politique que du calcul économique. Elle est un symbole plus qu'un outil. Dans la panoplie d'instruments destinés à tenter de remplir l'engagement pris par la France de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, la taxe carbone est assurément l'instrument le plus inefficace. Contrairement à ce qui est parfois avancé, la taxe carbone n'est pas une fiscalité réparatrice destinée à faire payer à chacun les coûts environnementaux de ses comportements selon le principe pollueur-payeur. Dans la guerre au réchauffement climatique, la taxe carbone se veut une arme de dissuasion progressive de la consommation d'énergie fossile. Elle est censée modifier le comportement des Français.

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mercredi 22 avril 2009

G20 : attention aux réglementations toxiques

Alain MadelinAu G20 de Londres, il n'y a pas eu de big-bang de la refondation du capitalisme, mais une moralisation et quelques aménagements. Pourtant, ce sont bien les régulations et les interventions toxiques des États et des banques centrales qui ont généré et amplifié la crise et non la folie de marchés laissés à une soi-disant "autorégulation". Aux réglementations tatillonnes il faut préférer des principes de responsabilité plus clairs. Si des banques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

Le big-bang de la refondation du capitalisme a fait pschitt. Certes, en imposant l'enjeu de la lutte contre les paradis fiscaux — qui ne sont pourtant pour rien dans la crise financière —, les dirigeants du G20 réunis à Londres ont pu montrer à l'opinion qu'ils étaient déterminés à « moraliser » le capitalisme. Mais le paquet réglementaire du G20 se limite à quelques aménagements de bon sens.

Il est vrai que la prudence s'impose, tant la responsabilité des régulateurs et des superviseurs est grande dans cette crisebanques sont trop grosses pour faire faillite, il faut en limiter la taille ou les métiers.

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jeudi 20 novembre 2008

Une crise de la réglementation, pas de la dérégulation

Le mercredi 3 décembre prochain, Alain Madelin animera un diner débat sur le thème "Les 4 vérités sur la crise", à 20heures, au Pavillon Dauphine. Pour en savoir davantage et s'inscrire, cliquer ici. Ci dessous, le dernier article d'Alain Madelin sur le sujet.


On le répète à l'envi, la crise actuelle est le fruit d'un capitalisme financier sans foi ni loi. Voilà qui signerait la faillite du libéralisme et justifierait enfin la reprise en main des affaires économiques par l'Etat. Cet acte d'accusation travestit la réalité. La reconstitution des faits nous dit tout autre chose.

Les « subprimes » ne sont en rien une création du capitalisme financier. Ils ont été conçus par l'administration américaine pour contourner les règles de base de ce capitalisme qui excluait les plus pauvres et les minorités du rêve américain d'accession à la propriété.

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