décembre 2013 (9)

mardi 31 décembre 2013

Ethique et Capitalisme (rappel de quelques notions de bon sens)

Lepage.jpgLa réflexion sur l'Ethique est un sujet de circonstance en cette période de fêtes de fin d'année.

Pour compléter le très beau papier de Douglas Rasmussen, ci-dessous la reprise d'un texte récemment retrouvé dans les archives de l'Institut Euro 92 et qui n'a jamais été diffusé. Il faisait partie d'un dossier sur" l'Ethique des Affaires".

Si la métaphysique peut être définie comme "la science de l'existence", et l'épistémologie comme "la science de la connaissance", l'Ethique n'est rien d'autre que la science "du bien et du mal" , la science "du juste et de l'injuste".

Sa fonction est d'apporter un code de valeur qui sert à guider les choix et les actions humaines. Elle indique comment les gens doivent se comporter, vis à vis d'eux-mêmes et vis à vis des autres, pour obtenir une coopération sociale pacifique.

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samedi 28 décembre 2013

"Bon" ou "mauvais" capitalisme : le Pape François et l'économie

Me Jean-Philippe Delsol Jean-Phillipe Delsol vient de publier, sur le site de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales, dont il est le directeur), une réaction aux propos diffusés par le Pape François dans son exhortation apostolique du mois de novembre.

Une remarquable analyse qui précise clairement comment comprendre et répondre aux navrantes expressions économiques que l'on retrouve sous la plume du nouveau Pape.

En ce temps de Noël, il paraît opportun d’évoquer le message du Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium du 24 novembre 2013. Avec beaucoup de force, il annonce la joie de l’Evangile, une joie qui doit rayonner au cœur de tous les hommes. Avec beaucoup d’humanité, il exhorte, précisément chacun d’entre nous à redoubler d’attention aux pauvres et à œuvrer en leur faveur. Heureux rappel, y compris au sein même de l’Eglise, heureuse exhortation à l’attention de tous et notamment de ceux qui ont des responsabilités économiques.

Hélas, et par une confusion que nous aurions aimé ne pas rencontrer dans un texte de cette qualité, il s’en prend en même temps à l’économie de marché.

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mardi 24 décembre 2013

Pourquoi l'ordre libéral est la plus humaine et la plus morale de toutes les organisations sociales

Initialement publié dans la revue de la Foundation for Economic Education sous le titre "Visible and Invisible Hands", ce texte est l'une des meilleures analyses des liens entre l'éthique et la main invisible de l'économie de marché. 
Son auteur, Douglas Rasmussen, Professeur de philosophie à St John's University (New York City) fut pendant plusieurs années l'un des piliers des réunions de l'Université d'été de la Nouvelle Economie à Aix en Provence. A l'origine disciple d'Ayn Rand, il est l'un des auteurs libertariens qui a poussé le plus loin la réflexion sur le droit naturel et la théorie des droits dans une approche aristotélicienne.
Soyons reconnaissants à Damien Theillier  d'avoir pris l'initiative d'en faire paraître une traduction en français sur son site Nicomaque  (texte repris ci-dessous).

L’idée selon laquelle les marchés sont guidés par une main invisible pour produire ordre et coopération a été avancée à maintes reprises. Une économie de marché s’appuie ainsi notamment sur des incitations et des intérêts mutuels pour produire un résultat harmonieux. Pourtant, un autre mode d’organisation sociale – peut-être plus ancien – existe et repose essentiellement sur la notion du « bien » et du « juste ».

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jeudi 19 décembre 2013

Le 20 novembre: "Vers la fin de la mondialisation ?", avec François Langlet, Alain Madelin et Patrick Messerlin, à l'Assemblée Nationale

François LengletLe 20 novembre dernier, l'Institut Turgot organisait, dans une salle de l'Assemblée nationale, un débat contradictoire sur le thème "Vers la fin de la mondialisation ?", en collaboration avec l'Association "Génération Entreprise - entrepreneurs associés", animée par Olivier Dassault et Jean-Michel Fourgous.

Le sujet nous était donné par le titre du livre du journaliste François Lenglet ("La fin de la mondialisation" publié aux éditions Fayard). Après que l'auteur nous ait résumé son point de vue, Alain Madelin et le professeur Patrick Messerlin ont donné leurs réactions et commentaires.

A défaut d'enregistrement vidéo nous vous proposons, cette fois-ci, d'écouter la bande audio de la réunion. Vous pouvez soit télécharger le fichier, soit l'écouter en streaming :

A la suite de ce débat, Alain Madelin a rassemblé un certain nombre des idées exprimées ce soir-là dans une interview publiée par Le Figaro dans ses pages "opinions" en date du 29 novembre 2013. Cette interview - reproduite ci-dessous - est parue sous le titre : "Laissez-nous faire !". Cet article est devenu "Le coup de coeur" de Michel Field dans son émission sur LCI Matin

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mardi 17 décembre 2013

Écologie et immigration : même rhétorique ?

« Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile… mais pas plus », déclarait  Michel Rocard dans l'émission "7/7" du 3 décembre 1989.

 A l'époque, cette déclaration de l'ancien premier ministre socialiste a semé le trouble au sein de la bien-pensance française (de Gauche mais aussi de Droite). En fait elle s’inscrit dans la théorie générale de la tragédie du libre accès rendue célèbre par l'américain Garrett Hardin dans un article paru sous le titre de « Tragedy of the Commons » publiée quelque vingt ans plus tôt dans la revue Science (1968).

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vendredi 13 décembre 2013

Une opinion divergente : Nelson Mandela et la guerre révolutionnaire

En complément des multiples commentaires hagiographiques de ces huit derniers jours, notre ami Olivier Braun (qui réside en Afrique du sud) nous rappelle un certain nombre de faits que la mémoire collective est en train d'oblitérer. 
A cette occasion, il revient sur la grande question philosophique que soulève la biographie même de Mandela : dans quelles conditions peut-on approuver la guerre révolutionnaire (dont il nous rappelle les stratégies de base) ?

Nelson Mandela s'était montré bien plus sage que les auteurs des réactions proprement hagiographiques qu'on peut lire à l'occasion de son décès le 5 décembre 2013, à 95 ans. Dans ses mémoires il dit son déplaisir à être considéré comme un saint.

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mardi 10 décembre 2013

Super-cyclones tropicaux : le problème n'est pas le changement climatique, mais la pauvreté énergétique

Professeur Samuel FurfariL'occasion était trop belle. A la conférence de Varsovie, les fanatiques du réchauffement anthropique en ont largement abusé. Le moment est venu de remettre les pendules à l'heure. Explications de Samuel Furfari avec, en annexe, le résumé d'une étude montrant l'évolution du nombre de victimes provoquées par les grandes catastrophes climatiques depuis le début du XXème siècle .

Désolation. C'est le premier terme qui me vient en tête en voyant les conséquences tragiques de la catastrophe humanitaire causée par le super-typhon Haiyan qui a frappé les Philippines le 8 novembre 2013. Même si l'exagération des premiers jours, mentionnant 10.000 morts, est fort heureusement retombée, c'est bien d'une immense tragédie qui a fait plus de 4.000 morts qu'il s'agit. Ces morts sont ensevelis sous des montagnes de boue et de détritus de tout genre.

Semant la mort et la désolation sur son passage, ce typhon a jeté une lumière crue sur l'état économique et social des Philippines qui est, hélas, similaire à celui de nombreux autres pays du Sud-est asiatique.

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vendredi 6 décembre 2013

Transferts clandestins et injustices cachées du Capitalisme socialisé à la française - un exemple emblématique

Cet exemple est celui de la loi SRU dont notre ami Vincent Bénard décortique les effets pervers du durcissement dans ce texte très documenté.

Il nous y démontre comment la logique de l'Etat régulateur "social démocrate" tel qu'on le pratique chez nous débouche sur un dévoiement de la démocratie dont tirent avantage certaines clientèles de lobbies et groupes de pression, sur le dos non seulement des contribuables mais aussi de ceux-là mêmes auxquels le législateur dit venir en aide.

Bien que ce ne soit pas relié à l’actualité brûlante, j’aimerais revenir sur la loi SRU et sa disposition la plus emblématique, l’obligation, pour les communes de plus de 3 500 habitants, de compter 20% (à son lancement) puis 25% de logements sociaux dans leur parc de logement.

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mardi 3 décembre 2013

Europe : le « German bashing » ne doit pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes

Steve Han keDans un nouveau texte récemment mis en ligne sur le site du Cato Institute, le professeur Steve Hanke dénonce l'opération de diversion et de camouflage de la réalité qui se cache derrière les virulentes critiques adressées à la politique économique allemande.

Il complète et précise l'analyse publiée ici même la semaine dernière.

C'est maintenant un fait avéré, les leaders de l'establishment économique, ceux qui parlent en son nom, ont déclaré la guerre à l'Allemagne.

Les premiers coups de feu de cette bataille (German Bashing) sont venus rien moins que du Ministère américain du Trésor qui, dans l'une de ses publications officielles semestrielles (Foreign Exchange Report ) a eu l'audace de rendre l'Allemagne responsable des retards de la reprise économique en Europe.

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