juillet 2012 (16)

mardi 31 juillet 2012

Manifeste pour l'Europe

Drapeau_EU.jpg Rédigé à l'initiative de l'institut Bruno Leoni (Turin) et de la Fondation Magna Carta (Rome), ce manifeste a été diffusé au début du mois de Juin sur le Corriere della Serra en réaction aux appels à la fuite en avant dans toujours plus de fédéralisme.

La crise de l'euro fait apparaître en toute lumière les faiblesses inhérentes de la gouvernance européenne. Les discours des partisans du «toujours plus d'Europe" (fédérale) et d'une relance de la croissance par les dépenses publiques sentent le renfermé des reliques du passé mangées par les mites.

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dimanche 29 juillet 2012

Conjoncture : une opération de la dernière chance pour contenir la crise

Steve Han keDans son dernier billet publié par GlobeAsia, Steve Hanke fait une proposition qui suscite la controverse.

Depuis qu’au mois de septembre 2007 le gouvernement britannique et la Banque d’Angleterre ont complètement raté leur affaire pour faire face à la faillite de Northern Rock, tous les gouvernements, les uns après les autres, n’ont plus eu d’autre préoccupation que d’envoyer leurs boy scouts essayer d’éteindre ce qui est devenu un véritable incendie économique international.

Leurs efforts n’ont rien donné. En fait, ils ont plutôt aggravé – et même beaucoup aggravé – les choses, au point que la crise atteint désormais un degré de plus en plus critique.

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vendredi 27 juillet 2012

Islande : lecture "autrichienne" d'une débacle économique

Ci-dessous la traduction d'un article publié dans le dernier numéro du Freeman qui résume le livre de Philip Bagus et David Howden : "Deep Freeze : Iceland's Economic Collapse". Ce n'est pas tous les jours que des économistes s'attachent à illustrer la théorie "autrichienne" des crises par un exemple d'actualité fort, concret et révélateur. 

Les auteurs, professeurs d'économie (formés tous deux à la théorie autrichienne, membres du Centre Cobden britannique et enseignant actuellement en Espagne), expliquent dans ce petit livre l'effondrement économique de l'Islande en 2008. Pourquoi se préoccuper des difficultés de ce petit pays qui n'a que 313.000 habitants et qui se trouve dans le lointain atlantique nord ?

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mercredi 25 juillet 2012

Peugeot : c'est de la faute à l'Etat...

Alain DumaitIl est évidemment comique d’entendre des politiciens, qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine de leur vie (sauf pour y serrer des mains de syndicalistes stipendiés) faire une leçon de bonne gestion industrielle à un groupe familial, qui, depuis plus de 200 ans, a démontré son savoir faire. Et sa capacité à surmonter les épreuves et les crises.

Que n’avons nous en France beaucoup de familles Peugeot ! Mais bien sur, pour ce faire, il faudrait commencer par ne pas les insulter…

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lundi 23 juillet 2012

Heures supplémentaires : il n'y avait certainement pas de quoi faire une crise !

Henri Lepage D'après les spécialistes, l'analyse des coûts et avantages du dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires mis en place en 2007 ferait apparaître que son rendement économique a beaucoup déçu par rapport aux espoirs qui, à l'origine, étaient placés en lui.

Il a couté (en manque de recettes fiscales) relativement cher par rapport aux dividendes économiques perçus (en termes de contribution au soutien de la conjoncture ou de l'emploi).

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samedi 21 juillet 2012

La CSG sociale est une fausse bonne idée, tout comme l'était la "TVA sociale"

Tous ceux qui ont aimé la "TVA sociale" adorent aujourd'hui la CSG sociale dont le gouvernement a imprudemment tracé la perspective.

En revanche, ceux qui - comme moi -ont combattu les projets de « TVA sociale » ne peuvent qu’être hostiles à la « CSG sociale » car la plupart des arguments hier opposables au transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA valent aujourd’hui pour un transfert vers la CSG1.

Tout comme pour la "TVA sociale", le coût politique d'un tel transfert vers la CSG serait très élevé pour un gain de compétitivité dérisoire, provisoire et illusoire.

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jeudi 19 juillet 2012

Le grand retour des oligarchies de l'obscurantisme

Yves Montenay"La musique de la nouvelle équipe laisse miroiter de multiples promesses plutôt que de faire la pédagogie des temps de crise" nous dit Éric Le Boucher (dans Les Échos du 6 juillet).

Certes, les premières décisions ne sont que modérément catastrophiques, mais cette "musique" illustre une ignorance ou une irresponsabilité ou un double discours que l'on peut résumer en un mot : "l'obscurantisme".

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mardi 17 juillet 2012

Blocage des loyers : heureusement, Strasbourg veille !

Philippe Jaunet S’il est bien un secteur soumis à planification aujourd’hui, c’est l’immobilier.

De l’urbanisme, planification étatique assumée de l’aménagement urbain, au droit du logement, qui soumet la passation des baux d’habitation à un encadrement réglementaire particulièrement strict, il semble particulièrement difficile de parler de marché immobilier – du moins, si l’on assimile à la notion de marché, celle de « liberté ».

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dimanche 15 juillet 2012

L’euro, étalon de la démesure humaine

Nous avions pensé examiner les décisions du dix-neuvième sommet destiné à sauver la monnaie unique quand le site Turgot a mis en ligne l’article de Jésus Huerta de Soto consacré à l’euro fonctionnant comme un étalon-or imparfait.

Les analyses de cet auteur ouvrent de nouvelles perspectives à la compréhension de la nature de l’euro.

L’hypothèse que nous défendrons, ici, est que l’euro se prête difficilement au raisonnement analogique, car il forme une monnaie sui-generis dont il n’existe, sans doute, pas d’équivalent dans l’histoire économique.

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vendredi 13 juillet 2012

14 juin 2012 : "La question du Prométhéisme politique", séminaire autour de Franck Debié

Notre invité du mois de juin était le Professeur Franck Debié venu de Strasbourg pour nous entretenir sur le thème : " Quand en finira-t-on avec le Prométhéisme politique ? Pourquoi les libéraux ne doivent pas baisser les bras''.

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mercredi 11 juillet 2012

Ayrault - Hollande : en route pour l'orage...

Me Patrick SimonAvez-vous entendu ou lu le discours du nouveau Premier Ministre ?

Il nous annonce beaucoup d'impôts mais il n'entre pas dans les détails. Il précise que l'on "épargnera les classes populaires et les classes moyennes". Que restera-t-il alors ? Les riches ? Il n'y en a pas assez pour permettre le financement espéré.

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lundi 9 juillet 2012

Venise 2012 (le néant logique de l'art contemporain)

Drieu.jpgLorsqu’il y a tout juste un an j’avais publié, dans La Libre Belgique, une chronique « Venise en été » sur les élucubrations de l’art contemporain à la Biennale et la Punta della Dogana (face à la place Saint-Marc), j’avais reçu un abondant courrier sur le thème : espèce d’hilote taisez-vous, vous n’y comprenez rien.

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samedi 7 juillet 2012

Romano Prodi, la tragédie de l'euro et Jacques Rueff

"Croyez-moi, aujourd'hui comme hier le sort de l'homme se joue sur la monnaie "(Jacques Rueff) -
"Le Pacte de Stabilité est stupide" (Romano Prodi)

La vie et l’œuvre de Jacques Rueff ont été marquées par son combat pour l'ordre financier. Rueff fut ainsi, en tant que haut fonctionnaire détaché au comité financier de la Société des Nations, amené à examiner en 1927 la situation dramatique des finances publiques et de l'économie en Grèce et de rédiger la partie du rapport pour la SDN relative à l'assainissement financier. Une mission analogue lui fut confiée l'année suivante en Bulgarie. 

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jeudi 5 juillet 2012

Une surprenante (et cohérente) défense "autrichienne" de l'euro

HdeSoto.jpg Voila un texte qui viendra comme un choc à beaucoup de nos lecteurs. Il est extrait d'une étude (ici en.pdf) dans laquelle Jesus Huerta de Soto, l'un des grands disciples européens de Ludwig von Mises, renverse les problématiques avec lesquelles nous, libéraux, jugeons habituellement l'euro. A lire absolument. H.L.

Les économistes de l’Ecole Autrichienne sont partisans de l’étalon-or parce qu’il freine et limite l’arbitraire des politiques et gouvernants : il discipline le comportement de tous les agents impliqués dans le processus démocratique et incite les individus à une action ordonnée et morale. C’est, en somme, un frein au mensonge et à la démagogie, car il propage et facilite la transparence et la vérité dans les relations sociales. Ni plus ni moins.

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mardi 3 juillet 2012

A quoi servent les philosophes ?

"La philosophie peine à trouver sa place dans le concert scientifique contemporain." J’étais récemment convié à faire partie d’un groupe d’étude "pluridisciplinaire", en compagnie d’une économiste, d’une sociologue, d’un physicien et de représentants de la plupart des disciplines du cursus académique.

A la faveur d’une réunion préalable, le maître d’œuvre de notre groupe se chargea de répartir le travail entre les différents intervenants.

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dimanche 1 juillet 2012

Une population dévitalisée

Corentin de SalleSi tant de Belges sont déprimés, ce n’est peut-être pas parce qu’ils sont abandonnés au jeu des forces brutales du marché mais, tout au contraire, parce qu’ils sont prisonniers d’un système d'Etat-providence qui les dévitalise.

Nous sommes, affirmait Spinoza (1632-1677), constamment sujets à des «ocursus», c’est-à-dire à des «rencontres » (de personnes, d’êtres, d’objets, d’idées, de principes, de systèmes, etc.) dont certaines nous affermissent et dont d’autres nous détruisent.

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