mai 2010 (23)

lundi 31 mai 2010

Epilogue de l'euro

euros2.jpg Dans deux articles publiés dans L'EXTENSION de Genève (avril et mai 2010), nous avons examiné: 1/ Comment l'euro a-t-il été créé et pourquoi ne fonctionne-t-il pas ? 2/ Peut-on réformer l'euro ou bien va-t-il exploser?

Nos conclusions étaient pessimistes quant à la durabilité de l'expérience de monnaie unique européenne, tant ses défauts de fonctionnement sont irrémédiables et tant ses effets sur la croissance économique sont délétères.

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dimanche 30 mai 2010

Gare à la tentation de faire des « riches » les boucs émissaires de la crise des retraites

Philippe Nemo Le gouvernement veut financer les retraites par une taxe supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. Mais en quoi les « riches » sont-ils concernés par les retraites ?

Ils ont déjà payé les impôts les plus lourds du monde, l’ISF, les tranches supérieures de l’impôt progressif sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, la CSG et la CRDS, la TVA sur leurs consommations, l’IRPP, les taxes sur les héritages et les donations, les taxes sur les plusvalues du capital, etc., ainsi, bien entendu, leurs propres cotisations sociales. Pourquoi leur demander un impôt supplémentaire, à eux spécifiquement ?

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samedi 29 mai 2010

La catastrophe du Golf du Mexique : relativisons...

Paul Driessen Parmi les ouvrages publiés en 2008 par l'Institut Turgot, sous la direction de Guy Millière, figurait un livre de Paul Driessen, " Peurs vertes, morts noires".

Ci-dessous la traduction française, par François Guillaumat, d'un article que Paul Driessen a publié début mai, sous le titre "Lessons from the Gulf blowout", sur le n°1 des sites conservateurs américains, Townhall.com. Trait_html_691a601b.jpg

Deepwater Horizon, le navire de forage semi-submersible de la compagnie Transocean achevait les travaux sur un puits de forage qui avait trouvé du pétrole à 5 400 mètres en-dessous du plancher océanique, à 1600m en-dessous du niveau de la mer, à 80 km au large des côtes de la Louisiane.

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jeudi 27 mai 2010

Vaclav Klaus donne son analyse de la crise de l'euro

Président Vaclav Klaus Gràce à l'initiative du Cato Institute et de l'équipe de Un Monde Libre, voici la traduction française d'un article du Président Vaclav Klaus publié dans l'hebdomadaire tchèque Ekonom, en date du 22 avril 2010, sous le titre " Quand s'effondrera la zone euro ?". Trait_html_691a601b.jpg

En tant que critique de longue date de l’idée d'une monnaie unique européenne, je ne me réjouis pas des problèmes actuels de la zone euro qui menacent la survie même de l'euro.

Avant d'examiner les événements entourant la crise de la dette grecque, je dois fournir au moins une définition pratique du mot « effondrement ».

Dans le contexte de l'euro, il y a au moins deux interprétations qui viennent à l'esprit.

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mercredi 26 mai 2010

Euro : l’hubris des chefs d’État

Florin AftalionEn acceptant, contrairement à leurs engagements antérieurs, de se porter conjointement solidaires des dettes nationales, les États de l’Union monétaire perdent leur crédibilité.

Le marché commun a été une réussite de dimensions historiques. Il a durablement scellé la paix entre l’Allemagne et la France et largement contribué à la prospérité économique des pays réunis en son sein.

Cette réussite a, hélas, grisé nos chefs d’État. Des ambitions politiques démesurées sont venues gâcher la fête et ruiner la construction européenne.

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mardi 25 mai 2010

Richard Lindzen : Les climatologues persistent à nier l'évidence

Richard_Lindzen.jpg A l'occasion de la 40ème Journée de la Terre, le professeur Richard Lindzen a publié cet article, traduit par François Guillaumat, sous le titre "Climate science in denial" (Wall Street Journal du 22 avril 2010). Trait_html_691a601b.jpg

A la mi-Novembre 2009 un fichier est apparu sur Internet, qui contenait des milliers de courriels et autres documents du Climatic Research Unit de l'University of East Anglia en Grande-Bretagne. Comment ce fichier est tombé dans le domaine public, on ne le sait toujours pas, mais ces e-mails, dont l'authenticité n'est plus en cause, ont donné sur le monde de la recherche climatologique un aperçu révélateur sinon choquant.

Cette remise en place, toutefois, continue d'être marquée par l'illogisme, la méchanceté et la malhonnêteté pure et simple.

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lundi 24 mai 2010

L'effondrement annoncé de l'Europe

Philippe SimonnotIl y a vingt ans le bloc soviétique s’effondrait, non pas sous le coup d’une attaque militaire des capitalistes-impérialistes, mais sous le poids de ses propres contradictions économiques, comme eût dit Karl Marx lui-même.

Cette dislocation, inévitable au bout de deux ou trois générations, n’avait été prévue par personne, sauf par une poignée d’économistes imperturbables qui accordaient foi aux lois du marché libre.

Aujourd'hui, les mêmes lois permettent d’annoncer l’effondrement de l’Europe, la crise de l’euro en étant le signe avant-coureur.

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samedi 22 mai 2010

Burqa et espace public : les libertariens ne sont pas des libertaires

Francois_Guillaumat_moyen.gif Comme il n'y a pas d'autre norme politique justifiée que le principe de non agression, il n'y a pas d'autre Droit de l'homme que le Droit naturel de propriété.

Si on ne comprend pas cela, on peut être dupe de prétendus "droits" qui lui sont contraires.

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jeudi 20 mai 2010

Débat sur la burqa : pour l'interdiction

Corentin de Salle Pour Corentin de Salle, si la burqa est dangereuse, c'est parcequ'elle constitue la négation même du principe de reconnaissance qui est au fondement du droit et donc au fondement de la société toute entière. Trait_html_691a601b.jpg

Le 31 mars dernier, la commission de l’Intérieur de la Chambre belge des représentants adoptait à l’unanimité une proposition de loi interdisant la burqa dans l’espace public. Elle est devenue la première loi du genre en Europe.

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Débat sur la burqa : contre l'interdiction

Drieu Godefridi Drieu Godefridi réplique à l'article de son ami Corentin de Salle. Trait_html_691a601b.jpg

L’analyse de Corentin de Salle est remarquable par sa mise en résonance de deux lignes d’argumentation, l’une juridique, l’autre philosophique.

Par son caractère affirmatif, la burqa, explique C. de Salle, risque de chasser les citoyens non musulmans de quartiers qui leur seraient devenus inhospitaliers, ce qui est contraire à la vision positive de l’ordre public qu’il propose.

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mardi 18 mai 2010

Débat : explosion des retraites et implosion de la natalité, produits inéluctables de la social-démocratie

Gilles DryancourGilles Dryancour répond à ceux qui considèrent que le problème des retraites est d'abord et avant tout un problème de démographie. Trait_html_691a601b.jpg

Le débat lancé, sur ce site, par l’article d’Yves Montenay à propos des retraites mérite, à notre avis, un complément d’analyse qui intègre davantage l’influence du cadre politico-institutionnel sur le comportement économique des individus. Certes, Yves Montenay est parfaitement en droit de défendre le point de vue selon lequel :

« L’erreur est de considérer les retraites comme un problème financier, alors qu’il est démographique et humain, c’est-à-dire qu’il dépend d’abord du nombre des hommes et de leur qualification » (1).

Toutefois, considérer la démographie comme étant à l’origine de la crise du régime des retraites par répartition revient, selon nous, à prendre l’effet pour la cause du dysfonctionnement dudit régime.

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dimanche 16 mai 2010

Les trois krachs qui mènent à la réforme monétaire

Leconte4.JPGNous vivons actuellement trois Krachs: un Krach monétaire avec la chute de l’euro et accessoirement de la livre sterling, un Krach obligataire avec la chute des obligations d’Etat des pays du sud de l’euroland, un Krach boursier avec la chute des actions partout dans le monde.

La cause principale de ces krachs tient à l’orgueil démesuré des hommes de l’Etat (politiciens, technocrates et banquiers centraux) qui se sont arrogé en 1971 le droit de casser ce qui restait de stabilité au Système monétaire international, basé sur la convertibilité du dollar en or et les taux de change fixes.

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samedi 15 mai 2010

Mort de l'euro

Philippe SimonnotEn acceptant le 10 mai de faire ce qu’il avait toujours refusé de faire, monétiser les dettes publiques d’Etats impécunieux, Jean-Claude Trichet a signé la mort de l’euro, ou du moins de l’euro dont il rêvait, c'est-à-dire une monnaie à peu près digne de ce nom et indépendante des pouvoirs politiques.

Le gouverneur de la Banque centrale européenne ressemble aujourd'hui à la chèvre de M. Séguin. Il a résisté toute la nuit avec moult gémissements pour à la fin tendre son coup à la dent du grand méchant loup. Toute une carrière glorieuse couronnée par un renoncement en rase campagne.

Et voici l’euro devenu égout collecteur de papiers d’Etat bons à mettre au cabinet, comme on disait au Grand Siècle.

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vendredi 14 mai 2010

La Banque centrale européenne, ou le retour de l'inflation

Francois_Guillaumat_moyen.gif Lisez ce texte, co-signé par François Guillaumat et Pascal Dray, et qui date de 1990. N'est-il pas, pour l'essentiel, d'une étonnante actualité ?

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En ces temps de grandes manoeuvres européennes, un consensus benoît semble inspirer à des publicistes souvent plus lucides le souci de représenter au public européen (qui n'en a cure) les délices d' une monnaie européenne unique et les avantages d'une banque centrale pour l'émettre.

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jeudi 13 mai 2010

Merci à la Grèce

Marc de Scitivaux A l'heure où l'Europe met 500 milliards d'euros sur la table pour sauver sa monnaie, il peut paraître provocateur de se réjouir de la crise grecque. Et pourtant...

Pour tous ceux qui depuis des années voyaient la France s'enfoncer dans des déficits dont il était évident que personne au sein du monde politique n'était capable, par aveuglement ou intérêt électoral, de stopper la course folle ; pour tous ceux qui, stupéfaits, voyaient les Français réclamer des "réformes" tout en s'opposant à la remise en cause des "avantages acquis", acquis souvent grâce à l'irresponsabilité des dirigeants, l'affaire grecque est venue montrer l'issue : la course folle vers toujours plus de déficits s'est arrêtée, pour une raison simple, les prêteurs ne veulent plus prêter

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mercredi 12 mai 2010

Greenspan, Bernanke : Le duo des truqueurs...

Professeur Steve HankeLorsque la Commission d'enquête sur la crise financière s'est rassemblée au Capitole au début d'avril, ses membres ont dû supporter le spectacle de l'ancien Président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan, affirmant, le visage impassible, que la politique monétaire de la Fed durant son mandat n'aurait pas contribué à la bulle immobilière aux Etats-Unis.

D'après Greenspan, il aurait fallu chercher l'origine de la crise financière "ailleurs" – c'est à dire à l'étranger. La « faute aux étrangers » est un stratagème toujours populaire.

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mardi 11 mai 2010

Faillite de la Grèce ou faillite de l'Etat Grec ?

Le Dr Patrick de Casanove, secrétaire général du Cercle Bastiat Depuis plusieurs semaines on nous rebat les oreilles avec la faillite de la Grèce. Les politiciens de tout bord hurlent qu’il faut « sauver la Grèce ». Ils n’ont qu’une recette : faire payer le contribuable Grec et Européen. Haro sur l’Allemagne coupable de ne pas cracher assez vite au bassinet, après avoir été coupable d’avoir redressé son économie.

On voudrait nous faire croire que c’est la faillite de la Grèce. Rien n’est plus faux. C’est la faillite de l’Etat en Grèce. C’est la preuve éclatante de la dangerosité des hommes politiques, des hommes de l’Etat. Ceux-ci ont ruiné leur pays. Ce ne sont pas les Grecs eux-mêmes. Ce sont les hommes de l’Etat, ce qui inclue leurs complices dits « privés »

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lundi 10 mai 2010

Lorsque la BCE transforme l'euro en drachme...

Aain MadelinSi la crise grecque a pris cette ampleur, c'est qu'elle est à la fois révélatrice d'une crise de l'euro et des risques du surendettement des Etats.

Sans l'euro, une Grèce surendettée dans sa monnaie trouverait une porte de sortie dans la dévaluation. En jouant les pompiers, l'Europe et le FMI permettent à la Grèce de placer sa dette.

Reste la question "pourra-t-elle rembourser ?". Et cette question dépasse les frontières de la Grèce.

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dimanche 9 mai 2010

La Grèce victime des illusions de l'Euro... il faudrait qu'elle en sorte au plus vite !

Philippe Simonnot Le drame économique et financier, et bientôt politique, que vit aujourd'hui la Grèce était tellement prévisible, et prévu par de bons esprits, que les larmes de crocodile qui sont versées aujourd'hui au chevet du malade de l’Europe prêteraient à sourire si le drame ne risquait de tourner à la tragédie non seulement pour la Grèce, mais aussi pour toute l’Europe

Pourquoi était-il prévisible ? Parce que la construction de l’euro souffre d’un vice que l’on a voulu cacher bien qu’il ne fut que trop évident.

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vendredi 7 mai 2010

Le 17 mars 2010 : "Logement : l'Etat, solution ou problème ?", séminaire avec Vincent Bénard.

Il y a trois ans, sous les auspices de l'Institut Turgot, Vincent Bénard publiait son livre " Logement : crise publique, remèdes privés". C'était avant l'explosion de la grande crise immobilière américaine. Nous lui avons demandé de revenir à l'Institut Turgot pour nous dire en quoi les développements intervenus depuis modifiaient ou au contraire confirmaient ses analyses de l'époque.

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En même temps que vous écoutez la conférence de Vincent Bénard, nous vous invitons à visionner les slides qui auraient du accompagner son exposé, mais qui, en raison d'un malencontreux incident technique, n'ont pas pu être projetées pendant le séminaire.

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mercredi 5 mai 2010

La crise de la Zone Euro est loin d'être terminée

Sur quoi tout cela va-t-il déboucher ? Pour éclairer votre lanterne nous vous proposons de lire attentivement cette note écrite par les économistes de Gavekal au lendemain de l'accord européen sur le plan de sauvetage à la Grèce (c'était lundi dernier). Merci à Charles Gave de nous avoir autorisé à en publier la traduction (réalisée par François Guillaumat).

Une chose est claire :  en dépit du plan de sauvetage,  les investisseurs ne croiront pas que la menace de l'insolvabilité grecque ait définitivement été écartée.

Cela veut dire que lesdits investisseurs vont continuer à se tenir à l'écart des obligations grecques, en partie parce que l'argent disponible ne suffira à maintenir cet état à flot que pour deux ou trois ans, alors que les mesures déflationnistes exigées par l'Allemagne et le FMI  vont plonger la Grèce dans une profonde dépression, ce qui soulèvera encore davantage de questions sur la capacité du pays et sa volonté d'assurer à long terme le service de sa dette.

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lundi 3 mai 2010

Droits de l'homme et dérive du droit : l'exemple des lois sur la protection des données (Informatique et Liberté)

Jean-Pierre ChamouxA l'origine, l'objet des lois Informatique et Libertés était de contraindre les institutions publiques à mieux protéger l'autonomie de la personne et ses libertés.

Dans un remarquable texte publié l'été dernier, Jean-Pierre Chamoux décrit comment, depuis trente ans, sous l'influence notamment du droit européen, l'argument de la protection des données a progressivement dérivé vers la création de nouveaux “droits à” fondés sur une conception dévoyée de la dignité humaine. (1)

En voici un extrait qui se distingue notamment par une magistrale analyse des rapports entre le droit et l'évolution du concept de “personne”. Trait_html_691a601b.jpg

La norme communautaire imposa aux pays-membres de l'Union de mettre leur législation en harmonie avec la directive du 25 octobre 1995. En France, la révision se fit sans enthousiasme puisqu'il aura fallu neuf ans avant que le Parlement français procéde à cette réforme; il n'en reste pas moins que le résultat dénature la loi et en modifie l'économie.

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samedi 1 mai 2010

Crise économique ? non, crise de régime

Philippe SimonnotLes "experts" qui avaient claironné ces derniers mois que la crise était dépassée parce que la Bourse avait retrouvé des couleurs ont dû vite déchanter. Loin d'être terminée, la crise déroule ses effets dévastateurs avec une régularité diabolique.

Comme on pouvait s'y attendre, la substitution de la dette publique à la dette privée que l'on a opérée pour venir au secours d'une finance dévoyée n'a fait que reculer les échéances et aggraver les déficits publics, déjà fort lourds. Les "actifs toxiques" dont on cherchait à se débarrasser ont fini par intoxiquer les Etats eux-mêmes.

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