avril 2010 (14)

jeudi 29 avril 2010

Pour échapper à la double injustice de la complexité fiscale : l'impôt à taux unique

Elgrably2.JPGL'article de Nathalie s'adresse à ses concitoyens québécois. Mais son analyse a une valeur universelle - notamment pour tous les pays où les niches fiscales pullulent, comme en France. Trait_html_691a601b.jpg

Plus un régime fiscal est complexe, plus il faut allouer du temps, de l’énergie et de l’argent pour s’y conformer: il faut colliger toutes les informations nécessaires, se tenir au courant des changements apportés à la loi, embaucher des comptables, des avocats, etc. Des chercheurs ont montré que les Canadiens ont dépensé en 2005 de 18,9 milliards $ à 30,8 milliards $ pour produire leurs déclarations de revenus, soit un montant variant entre 585$ et 955$ par contribuable.

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dimanche 25 avril 2010

Les origines de l'Occident et la question des structures familiales

Notre publication de la conférence du Professeur Deepak Lal sur "La famille, l'Occident et le reste du monde" (décembre 2009) a provoqué des réactions qui concernent le rôle historique des structures familiales dans l'évolution des sociétés.

L'idée que l'essor de la famille nucléaire occidentale serait liée à la politique de l'Eglise et que celle-ci serait à l'origine de l'Etat-providence dont l'évolution se retournerait aujourd'hui contre la survie même de l'Occident, a, semble-t-il, interpellé beaucoup de lecteurs.

L'article qui suit nous a été envoyé par l'un d'entre eux, Pascal Tripier-Constantin, d'Aix en Provence. Trait_html_691a601b.jpg

La question des structures familiales est bien trop souvent évacuée par la vision communément admise d’un type familial unique, par nature communautaire (corésidence de plusieurs générations sous le même toit) jusqu’à la révolution industrielle laquelle révolution casse la famille traditionnelle et donne sa forme « nucléaire » moderne (seuls les enfants et les parents vivent sous le même toit).

L’origine de l’évolution des structures familiales n’est cependant pas un débat clos.

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Vers une réévaluation de la monnaie chinoise

Charles GaveJ’aime bien les économistes (après tout, j’en suis un, même si je ne suis pas considéré comme très sérieux par la plupart d’entre eux) ; ils utilisent en effet en général des termes compliqués pour décrire des réalités toutes simples.

« Marchant d’un grave pas et d’un grave souci » comme le disait du Bellay des Cardinaux a Rome, ils nous expliquent que ce dont l’Europe et les Etats Unis ont besoin, c’est d’un changement des termes de l’échange avec l’Asie en général, et la Chine en particulier.

Ils ont bien sur parfaitement raison mais qu’est que cela peut bien vouloir dire pour le commun des mortels ? Je vais donc m’employer à expliquer ce néologisme quelque peu barbare.

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jeudi 22 avril 2010

Retraites : les solutions purement financières sont inopérantes.

Yves MontenayA l’occasion du débat sur les retraites réapparaissent des « serpents de mer » de sens opposé, qui avaient pourtant presque disparus des discussions entre spécialistes.

Ainsi Martine Aubry avait proposé de passer « le départ à la retraite à 61 ou 62 ans », ce qui, bien qu’insuffisant, montrait une certaine compréhension du problème. Mais elle a été obligée de reprendre une posture «  politique » en revenant à « 60 ans », posture qu’elle est la première à savoir purement électorale.

En sens inverse, mais à partir de la même erreur d’analyse, d’autres pensent qu’un coup de baguette magique, la capitalisation, résoudrait le problème.

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mardi 20 avril 2010

Lorsque les volcans soufflent le froid, ou les surprises du risque climatique.

Jean-Michel BelouvePlusieurs personnes m’ont demandé un avis sur les répercussions climatiques éventuelles de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll.

J’ai interrogé Vincent Coutillot (Directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris), et Jean Martin (pensee-unique.fr).

Pour le premier nommé, il est trop tôt pour hasarder un pronostic, tout dépendant de la durée de l’éruption, de l’altitude que le nuage de cendres pourrait atteindre, de sa composition et des vents. Jean Martin fait la même réponse, mais précise qu’un refroidissement d’environ deux années fait partie des éventualités plausibles.

J’ai donc consulté des informations dans l’histoire des éruptions majeures des deux siècles précédents.

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dimanche 18 avril 2010

Xynthia : comment remettre la notion de responsabilité individuelle au centre du système de gestion des risques

Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).

Si le gouvernement Italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 19% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. Barak Obama ordonnerait de détruire ce qui reste de la Nouvelle Orléans et les Maldives seraient préventivement vidées de leurs habitants.

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vendredi 16 avril 2010

Pour sortir de la crise grecque: mettre (enfin) un terme à la Guerre de Troie

Jacques DelplaRépondre à la crise budgétaire actuelle suppose de revenir à l’Iliade d’Homère et de comprendre qu'il faut mettre enfin un terme à la Guerre de Troie. Pourquoi ?

Parce que, malgré les craintes des marchés, la Grèce pourrait ne pas manquer à ses obligations concernant sa dette publique.

Comment ? Elle pourrait aisément réduire ses dépenses militaires d’au moins 3 points du PIB, si une initiative multilatérale de paix était lancée entre la Grèce, la Turquie et Chypre, à l’aide des Américains et des Européens. À la différence du Portugal ou de l’Irlande, la Grèce pourrait tirer un considérable bénéfice de la paix pour réduire son déficit budgétaire titanesque.

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mercredi 14 avril 2010

La démocratie européenne périra-t-elle en Grèce ?

Gilles DryancourC’est un lieu commun de la science politique que celui de rappeler que la démocratie est née en Grèce, à Athènes, aux alentours du VIe siècle avant notre ère (1). Cela en sera peut-être, bientôt, un autre de dire qu’elle y est morte au début du troisième millénaire.

En effet, les sophismes que l’on voit se développer pour justifier le renflouement de la Grèce ont de quoi inquiéter tous les partisans de l’Etat de droit.

Mais, pour comprendre quels sont les enjeux métapolitiques de cette crise interne à l’Euroland, il convient de revenir sur la longue histoire de la démocratie politique en Occident.

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lundi 12 avril 2010

Banques : pourquoi pas une SARF (Société par actions à responsabilité forte) ?

Cet Article à fait l'objet d'une publication dans l'AGEFI magazine (Suisse) de Mai 2010.

Patrick Madrolle L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont proches d'un accord sur une taxation internationale commune des banques. Cette mesure va évidemment s'ajouter aux nombreuses réglementations déjà existantes, mais quelle en sera l'efficacité ?

Il faut noter que ces décisions vont à l'encontre du leitmotiv de nos gouvernements si souvent clamé, «il faut prêter plus pour sauver nos entreprises !». Cette promesse est évidemment intenable et même suicidaire pour les entreprises déjà trop endettées depuis les années de bulle et de taux trop bas initiés par les banques centrales.

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samedi 10 avril 2010

Les défaillances de marché : un faux concept

Emmanuel Martin Hommes politiques, activistes, et même certains économistes à la mode, nous alertent régulièrement contre les « défaillances de marché ».

Ces dernières, qui constituent une incapacité du secteur privé à répondre à la demande, doivent donc être, nous dit-on, corrigées par une intervention de la puissance publique.

La crise actuelle accroît la possibilité que cet argument soit « surexploité » pour légitimer une expansion du pouvoir de la part de la puissance publique. Une analyse s’impose donc.

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jeudi 8 avril 2010

Deux lois pour une rupture...dès 2011 : libérer la protection sociale, libérer l'enseignement

Lucien Samir OuhlabibIl est dommage que la solution commune à ces deux hommes politiques que sont Villepin et Copé soit encore plus d'étatisation et ce dans le sens négatif d'une soviétisation et non pas d'un renforcement de l'aspect régalien qui n'empiète pas sur la société civile mais au contraire la protège.

Ainsi, lorsque Villepin prône l'élimination du dit bouclier fiscal et que Copé en appelle à la constitution d'un cadre contraignant quant aux dépenses budgétaires et sociales, ils ne touchent pas à l'essentiel : celui de dynamiser le développement des tissus socioéconomique et sociopolitiques, et de leur donner la possibilité de se prendre en charge, de s'émanciper dans l'acte de décision, l'Etat apportant son concours par l'accompagnement et l'expertise, et non par la caporalisation jacobine, quand bien même se ferait-elle au nom d'un passé glorieux.

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mardi 6 avril 2010

Le 24 mars 2010 : Réforme bancaire et/ou réforme financière - réunion à l'Assemblée nationale avec M. de Scitivaux et J.C. Gruffat

Ceci est le compte rendu de la réunion organisée par l'Institut Turgot le mercredi 24 mars, dans la salle Colbert de l'Assemblée nationale, avec le concours de l'association Réforme & Modernité, sur le thème : "Réforme bancaire et/ou réforme financière". Mais, inévitablement, compte tenu de l'actualité, l'essentiel de la discussion a dérivé sur la question grecque et l'avenir de la zone euro.

Nos deux invités étaient Jean-Claude Gruffat, Directeur général de Citi-Group France, et Marc de Scitivaux, Directeur des Cahiers verts de l'économie.

Vidéo 1ère partie : Faut-il casser les banques ?

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Il avait été convenu de diviser la réunion en deux parties permettant ainsi d'avoir une succession de quatre exposés ne durant pas plus de quinze-vingt minutes, plus discussion avec la salle (environ cent vingt personnes présentes).

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dimanche 4 avril 2010

Pour sauver les agriculteurs, libérez l'agriculture !

Me Jean-Philippe FeldmanIl ne saurait y avoir de réforme efficace de l’agriculture sans rétablissement plein et entier du premier des droits de l’homme : le droit de propriété

Bilan mitigé pour le Salon de l’agriculture 2010. Succès populaire comme de coutume, il a été le réceptacle de doléances appuyées de la part des agriculteurs qui ont mis en exergue une importante contraction de leurs revenus l’année dernière

À vrai dire, la situation est plus contrastée car la baisse concerne avant tout les producteurs de céréales, de fruits ou de lait. Il n’en demeure pas moins que la part de marché de la France dans les exportations agricoles et agroalimentaires a chuté de 9 à 5 % entre 1990 et 2008.

Quelles sont les solutions le plus souvent proposées pour remédier à cette préoccupante situation ?

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vendredi 2 avril 2010

Capitalisme financier contre capitalisme d'entrepreneurs : l'erreur d'analyse de Sarkozy

G. Vuillemey et V.PoncetLors de son récent discours à Davos, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois martelé son crédo selon lequel « la crise que nous traversons n'est pas une crise du capitalisme, mais une crise de la dénaturation du capitalisme ».

Cette antienne, pointe un constat juste : le recours excessif à l'endettement, le primat donné aux activités de trading par rapport à la production ou le raccourcissement de l'horizon temporel des agents économiques. Pourtant, le chef de l'État français n'a jamais été très prolixe sur les causes profondes de ce phénomène.

Une analyse rigoureuse montre que l'émergence d'un « capitalisme financier » – par opposition au « capitalisme d'entrepreneurs », selon le vocable du Président – résulte pour une grande part d'interventions étatiques, qu'elles soient monétaires, fiscales ou réglementaires

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