décembre 2009 (18)

mercredi 30 décembre 2009

Taxe carbone : ce que la décision du Conseil Constitutionnel révèle

Me Jean-Philippe FeldmanAu mois d'octobre, Jean-Michel Bélouve avait consulté Me Jean-Philippe Feldman sur la constitutionnalité du projet de taxe carbone. Dans le texte ci-dessous, il nous explique pourquoi le Conseil Constitutionnel avait de très sérieuses raisons pour en prononcer l'annullation. Trait_html_691a601b.jpg

Rien ne me surprend moins que la décision du Conseil Constitutionnel d’annuler la Contribution Climat Energie (CCE), communément dénommée « taxe carbone ». Mon avis, conforté par un échange avec un expert de droit constitutionnel et de droit fiscal, le Professeur Jean-Philippe Feldman, était que le texte voté dans le cadre de la Loi de Finance 2010 serait rejeté par le Conseil constitutionnel …. SI l’on trouvait suffisamment de parlementaires pour saisir l’autorité suprême. Là seulement résidaient mes doutes.

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mardi 29 décembre 2009

Débat sur l'économie morale : là où Benoît XVI se trompe

Cette période de Noël est particulièrement indiquée pour revenir au débat sur le caractère moral du capitalisme., 

Aux articles que nous avons publiés au cours des derniers mois, nous ajouterons ce texte  paru sur le site  du Mises Institute, le 31 juillet dernier, sous le titre "Caritas in Iustitia Distributiva"

Son auteur, Gabriel Vidal, s'y livre à une analyse critique de la position actuelle de l'Eglise dans le débat sur le capitalisme. Selon lui, le  contenu de l'Encyclique "Caritas in Veritate" constitue un recul par rapport à la pensée d'un des prédécesseurs de Benoît XVI, le Pape Paul VI.

Il y a 40 ans, l’encyclique Populorum Progressio du Pape Paul VI voulait, entre autres objectifs, sauver les gens de la faim, des privations, des maladies et de l'analphabétisme. Elle prônait également de promouvoir leur participation active au processus économique, leur transformation progressive en sociétés instruites, et la consolidation de régimes démocratiques capables de liberté et de paix.

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dimanche 27 décembre 2009

Plan B pour l'après-Copenhague : priorité à une stratégie d'adaptation

Lord Nigel LawsonLes dirigeants politiques du monde, les moindres n’étant pas Barack Obama et le Premier ministre britannique Gordon Brown, sont en état de déni sévère, presque clinique, de la réalité.

Tout en reconnaissant que les résultats de la Conférence des Nations Unies à Copenhague sur le changement climatique sont bien en-deçà de leur exigence d'un accord mondial juridiquement contraignant, exécutoire et vérifiable, sur la réduction des émissions par les pays développés et les pays en développement, ils persistent à prétendre que ces résultats constitueraient une percée, un pas en avant décisif.

Il ne resterait plus qu'un petit effort à faire. Une seule réunion de ce Grand Cirque Ambulant du Changement Climatique, l'an prochain - à Mexico - , et le boulot sera terminé.

Du moins c’est ce qu’on nous dit. Mais c'est n'importe quoi. La seule percée décisive aura été le coup politique de la Chine et de l'Inde lorsque, à portes closes, celles-ci ont signé leur petit communiqué avec les États-Unis - le Brésil et l'Afrique du Sud étant admis dans la salle, et l'Europe se languissant dehors dans le froid.

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samedi 26 décembre 2009

Tragédie Grecque : un problème insoluble

Charles GaveLe problème de la Grèce est quelque peu inquiétant.

Nous nous trouvons en face d’une Démocratie, faisant partie de l’OCDE (le club économique des pays développés), du Marché Commun et de l’Euro.

De ce fait les taux sur les obligations Grecques se tendent très violemment, en particulier vis-à-vis des taux Allemands, les CDS (instruments qui permettent de s’assurer contre une éventuelle faillite de l’Etat Grecque) voient leurs cours bondir et tous les autres clignotants sont au rouge.

Et ce pays est à l’évidence en état de faillite technique. Le déficit budgétaire d’abord annoncé à 5 % est en fait à 13 % du PNB, le déficit des comptes courants atteint plus de 10 % du PNB, la dette atteint 110 du PNB et grimpe de façon exponentielle…

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jeudi 24 décembre 2009

L'équipe de l'Institut Turgot vous souhaite un JOYEUX NOEL

 […]

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mardi 22 décembre 2009

Une approche schumpétérienne de la crise et de la sortie de crise - entretien avec Jean-Jacques Rosa

Il y a presque un an (le 13 janvier 2009), Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences-Po Paris, avait participé à la réunion organisée par l'Institut Turgot sur la Crise, avec notamment la participation d'Alain Madelin.

A cette occasion, il avait évoqué le rôle déterminant de l'innovation dans la genèse des événements qui ont mené à la crise financière 2007/2008. Je suis retourné le voir pour lui demander de s'expliquer plus longuement sur ce thème.

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Dans cet entretien, filmé dans les locaux de l'Institut Turgot, Jean-Jacques Rosa présente une interprétation Schumpétérienne de la Crise, sensiblement différente de l'explication monétaire et hayékienne que j'ai moi-même présentée sur ce blog, mais très proche de la vision offerte par Charles Gave (développée dans les commentaires qui ont suivi la publication de l'entretien filmé au début de l'été).

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dimanche 20 décembre 2009

Vers un nouveau paganisme : la famille, l'Occident et le reste du monde

Professeur Deepak LalDerrière ce titre quelque peu énigmatique, un texte qui a fait l'objet d'une présentation lors de la réunion de la Société du Mont Pèlerin, à Stockholm, en Août 2009, et dont le thème était "l'avenir de l'Etat providence".

Il est signé Deepak Lal, un économiste d'origine Hindoue, qui a fait toute sa carrière en Angleterre et aux Etats-Unis, mais qui est aussi un spécialiste de l'histoire comparée des civilisations.

Président de la société du Mont Pélerin, le professeur Deepak Lal replace la problématique de l'Etat-providence dans le cadre d'une recherche sur les origines historiques de ce qui fait la spécificité de l'Occident. Un grand texte, original, aux conclusions inattendues et provocatrices, qui ne pouvait être écrit que par un savant dont l'expérience personnelle se situe à l'intersection de deux grandes cultures. Trait_html_691a601b.jpg

Bienvenue en Suède – le paradis social-démocrate qui pourrait bien constituer l’avenir commun de l’Occident. Il est on ne peut plus approprié que le comité d'organisation ait mis en place un instructif et important programme visant à analyser comment la liberté et les marchés s’en tireront dans les Etats Providence occidentaux.

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jeudi 17 décembre 2009

A-t-on vraiment besoin de normes universelles ?

cafehayek.jpgParmi les idéo-virus qui ont la vie dure figure cette idée, très largement répandue, que l'idéal serait finalement que les mêmes règles, les mêmes normes s'appliquent partout à tout le monde..

Ainsi, nous dit-on, seraient garanties les conditions d'une véritable et juste concurrence, où tous les intervenants seraient traités à égalité.

C'est ce concept qui sert de matrice aux politiques d'harmonisation européenne, si chères à Bruxelles. On le retrouve aussi au coeur des réflexions sur la reconstruction d'une nouvelle gouvernance financière mondiale.

Russel Roberts, l'un des éditeur du blog Café Hayek, nous rappelle pourquoi il s'agit, aux yeux d'un libéral, d'une idée contestable. Trait_html_691a601b.jpg

Il y a quelque avantage à ce qu’il y ait des normes universelles. On trouve le plus gros dans les économies d'échelle :  une fois que la norme est apprise,  elle s'applique partout.

Mais leurs inconvénients sont subtils, et en général bien plus importants que ces avantages.

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mardi 15 décembre 2009

Sortie de crise (3): vers la dislocation de l’Euroland ?

Gilles DryancourCe mois-ci, nous reprenons nos analyses des scénarios possibles de sortie de crise.

Après avoir développé le scénario selon lequel le dollar n’était pas, sur le moyen terme, menacé de disparition physique, nous soutiendrons l’hypothèse presque inverse en ce qui concerne l’euro (1).

Cette approche peut paraître iconoclaste au moment où 1'euro s’échange contre 1,50 dollar (2) alors qu’au jour de sa mise en circulation il valait 0,88 cents (3).

Cependant, nous verrons qu’une monnaie forte n’est pas nécessairement une monnaie solide.

L’hypothèse de la disparition de l’euro est, pour l’instant, loin d’être majoritaire. Dans son ensemble, la presse générale défend l’opinion contraire. Ainsi, Le Figaro titrait il y a quelque temps : « Aucun risque d’éclatement de la zone euro » (4).

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dimanche 13 décembre 2009

Les leçons du Climategate : vers la fin de l'omerta médiatique française ?

Conference de JM Belouve à l'Assemblée Nationale, le 19 novembre 2009 Par pans entiers, l’édifice élevé par le GIEC se délite. Aux suspicions de tromperie que j’émettais dans mon livre «la Servitude Climatique» succède aujourd’hui un faisceau concordant de présomptions sérieuses de fraude généralisée.

L’affaire du « Climategate » vient en effet apporter de multiples confirmations des tricheries et des manipulations que traquent depuis longtemps, et avec un certain succès, des sceptiques notoires tels McIntyre, inlassable procédurier, les climatologues Richard Lindzen, Roy Spencer, pour ne citer que les plus médiatiques des savants engagés dans la lutte contre la mystification, de grandes fondations, telles le NIPCC de Fred Singer, le CEI de Fred Smith, et, chez les francophones, les auteurs des sites Pensée Unique , Changement Climatique , Objectif Liberté … Tous ceux qu’on désigne sous le vocable de « climato-sceptiques », ou de « négationniste », et ils sont nombreux, et dont les voix sont étouffées par les grands médias, triomphent aujourd’hui sur le web.

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samedi 12 décembre 2009

Les plans de relance : création visible et destruction invisible

Florin AftalionLorsqu’a surgi la crise actuelle, de nombreux gouvernements ont annoncé des plans de relance ou de stimulation économique massifs. Pourtant, l’expérience semblait montrer que les dépenses publiques et les déficits qu’elles entrainent n’accélèrent pas durablement la croissance.

Les apologistes de la relance nous disent que leur inefficacité passée s’explique par la modicité (toute relative) des montants en cause. Et, pour se justifier, ils ressortent Keynes que l’on croyait déconsidéré, mais que les événements récents auraient, parait-il, réhabilité.

Forts d’un tel soutien intellectuel, des leaders politiques, Président Obama en tête, se sont montrés audacieux avec l’argent de leurs contribuables en lançant des programmes faisant grimper leurs déficits budgétaires annuels jusqu’à 13% de la production nationale. Déficits qui en s’accumulant alourdissent lourdement la dette publique.

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vendredi 11 décembre 2009

Réchauffement climatique ? La terre a ses trucs à elle pour contenir le volume de carbone.

Nous devons à la vigilance de François Guillaumat cette traduction en français d'un excellent papier, écrit par un professeur de géologie australien,Ian Plimer, rempli d'informations utiles pour nourrir la controverse qui fait rage sur le réchauffement planétaire.

C'est peut-être rassurant de s’imaginer  que la science serait une discipline absolue: à l'abri des engouements,  des fanatiques  et des escrocs,  pas perturbée  par les extrémistes, les propagandistes,  les m’as-tu-vu et les fanatiques. Cependant,  elle ne l'est pas :  elle est aussi vulnérable aux groupes d'intérêts  et aux préjugés de ceux qui la pratiquent que toute personne morale ou parti politique.

On escamote  des vérités gênantes,  et on donne une importance exagérée à des preuves incertaines.

Et nulle part  cette évidence  n’est aussi préoccupante  que dans la science des changements climatiques.

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jeudi 10 décembre 2009

19 novembre 2009 : Changement climatique ou changement de société ? Réunion Assemblée nationale avec Jean-Michel Bélouve

. Conference de Jean-Michel Bélouve sur la grande arnaque du réchauffisme climatique, à l'Assemblée nationale, le 19 novembre 2009. La réunion a eu lieu la veille du jour où le monde a découvert l'ampleur de la fraude dont se sont rendus coupables des scientifiques britanniques du GIEC. La  […]

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mercredi 9 décembre 2009

Le 21 octobre 2009 : crise financière et déséquilibres bilantiels - séminaire avec Alain Boublil

Le 21 octobre 2009, dans le cadre du Séminaire monétaire dirigé par Philippe Simonnot, Alain Boublil, ancien directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy au ministère de l’Economie et des Finances, président de AB 2000, s’est livré à une critique radicale de la comptabilité nationale.

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L’appréciation portée sur la situation de l’économie par les économistes repose uniquement sur les comptes d’exploitation et pas sur les bilans, oubliant le rôle capital du ...capital et du temps. Elle était peut-être pertinente en 1960. Elle ne l’est plus aujourd’hui. D’où la crise et ses faux remèdes.

La vidéo de cette réunion a été divisée en deux morceaux.

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lundi 7 décembre 2009

Copenhague: les véritables enjeux de la conférence sur le changement climatique

Jean Michel Bélouve, qui publie aujourd’hui son livre "la Servitude Climatique : Changement climatique, Business et Politique", présente, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique de Copenhague, la situation actuelle du dossier politique "changement climatique", et notamment... tout ce que la presse ne vous dira pas !.
Jamais un sommet climatique n’aura été aussi peu serein que celui qui commence ce 7 décembre à Copenhague. Cette quinzième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) se déroulera sous une quadruple menace.  

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dimanche 6 décembre 2009

The GWPF : pour un débat ouvert et honnête sur le réchauffement climatique

Ancien Chancelier de Mrs Thatcher, Nigel Lawson vient de lancer à Londres la Global Warming Policy Foundation, un nouveau Think Tank dont l'ambition est de contribuer à "rééquilibrer" le débat scientifique et médiatique sur le réchauffement. 

 Le texte qui suit, signé Nigel Lawson,  est en quelque sorte la charte de la nouvelle institution

Il exprime une position raisonnable et modérée qui est sans doute la meilleure réponse que l'on puisse actuellement formuler suite aux révélations sur les fraudes du GIEC.

Cette semaine, la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques s’ouvre à Copenhague.

Son but est (ou était) clair : rédiger un successeur au protocole de Kyoto,  lequel expire en 2012.

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vendredi 4 décembre 2009

En défense du délit d'initié

La caractéristique de la plupart des réglementations publiques est qu'elles sont conçues par des gens qui, même lorsqu'ils en sont les acteurs, ne comprennent pas comment fonctionnent véritablement les processus de marchés libres, ni les avantages qui y sont liés. 

Un bel exemple : celui de la législation sur les délits d'intiés, qui revient sur le devant de l'actualité avec, à Paris, le procès devant l'AMF des dirigeants d'EADS, et, à Wall Street, l'affaire Raj Rajaratnam et du groupe Galleon. 

L'un des meilleurs analystes du caractère anti-économique de cette législation est Donald Boudreaux, l'un des animateurs du site Café Hayek, auteur de cet article publié il y a quelques années sur le site de la Future for Freedom Foundation.

Une des distinctions les plus essentielles que fait le droit est entre les actes qui sont  malum in se   et ceux qui sont   malum prohibitum.

D’après le dictionnaire juridique,  un acte qui est malum in se est « un mal en soi,  illégal par sa nature même  parce qu'il viole les principes naturels, moraux ou publics d'une société civilisée».  Les exemples sont :  l’assassinat,  le viol,  le vol..

En revanche,  un acte qui est malum prohibitum  n'est pas assurément mauvais.  un acte qui n'est pas manifestement nuisible à la société civile :  il n’est pas évident que la loi devrait l’interdire. 

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jeudi 3 décembre 2009

Libéralisme et francophonie : rectifier les clichés.

Yves Montenay lors d'un séminaire TurgotCe texte a fait l'objet d'une présentation lors d'un colloque organisé à Perpignan, par la Francophonie et l'Union pour la Méditerranée, les 16 et 17 octobre derniers, sous le titre "Courants et contre-courants linguistiques, interaction avec le politique et l'économique"

Il montre comment, et dans quelles circonstances, les progrès du libéralisme économique, dans certains pays de la Méditerranée, sont un facteur favorable au développement de la francophonie. Une analyse originale des interactions entre économie, politique et culture. Trait_html_691a601b.jpg

Je vais limiter mon propos à la rive musulmane de la Méditerranée et rappeler très brièvement l’histoire et ses fausses évidences afin d’introduire mon propos principal : les contre-courants linguistiques dus aux interactions entre le politique et l’économique. Cela en ayant comme fil conducteur la situation du français, et de manière connexe, celle des langues qu’il côtoie.

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