juillet 2009 (13)

dimanche 26 juillet 2009

Pourquoi le Vietnam s'en tire et Cuba s'enfonce

Yves MontenayCeci est le texte d'un intervention présentée lors de l'Université d'été du Cercle Frédéric Bastiat organisée à Dax, début juillet 2009, sur le thème : "Liberté économique, Prospérité et Plein-emploi".

Cette communication ne va pas chercher à être savant, le programme laissant supposer que le précédent intervenant a dit l’essentiel. Elle en sera plutôt une illustration qui s’appuiera sur ma connaissance du Vietnam. Nous verrons que la situation encore mauvaise du Vietnam en matière de liberté économique lui donne néanmoins une bonne avance économique sur celle, bien pire, de Cuba.

Le Vietnam et Cuba ont suivi le même chemin avant de diverger, ce qui a rendu particulièrement nette l’influence de la liberté économique sur le développement, tant directement que par comparaison. Je ne parle pas du plein emploi car dans le Vietnam communiste de naguère comme dans le Cuba d’aujourd’hui tout le monde a théoriquement un travail assigné par le plan. Même si ce n’est pas celui qu’il souhaite, ni à l’endroit qu’il souhaite et encore moins au salaire qu’il souhaite.

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vendredi 24 juillet 2009

Retraites : les finances de la capitalisation, un entretien avec Georges Lane

L'effondrement des bourses provoqué par la crise financière semble apporter de l'eau au moulin de ceux qui défendent à tout prix le régime de répartition contre l'idée d'un passage à la capitalisation. Nous sommes allés demander à Georges Lane, qui enseigne l'économie et la finance de l'assurance à  […]

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mercredi 22 juillet 2009

Droit et principe de précaution : ça dérape déjà !

François EwaldEn condamnant Bouygues Telecom à démonter une antenne de téléphonie mobile pour trouble anormal de voisinage, la Cour d'appel de Versailles a rendu, au début de l'année, un arrêt de grande importance.

Il marque une date singulière dans l'histoire du principe de précaution : celle où, poursuivant l'inexorable transformation des sociétés contemporaines, il se sera emparé de l'esprit du droit civil.

Le principe de précaution s'est d'abord affirmé, dans les années 1970, comme une norme de gestion par les Etats des risques causés par l'homme à l'environnement. A l'occasion de l'affaire de la vache folle (1996), le principe est devenu un principe de gestion publique des risques sanitaires. Environnement et santé, ce sont les deux faces qui font des OGM le point d'application du principe de précaution.

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samedi 18 juillet 2009

Sortie de crise (1) : les trois scénarios les moins probables

Gilles DryancourLa crise économique actuelle fait toujours couler beaucoup d’encre. Après l’heure du diagnostic, voici celle des pronostics. Certains auteurs annoncent déjà la fin de la crise. D’autres, au contraire, prévoient son aggravation.

Des expressions imagées viennent orner leurs spéculations prospectives : ‘’scénario à la japonaise’’, ‘’relance inflationniste’’, ‘’burst hyper-inflationniste’’, ‘’boom déflationniste’’, ‘’roller-coaster’’, etc.

Derrière ce florilège de concepts, se cachent plusieurs scénarios possibles du développement de la crise actuelle. A ce jour, aucun d’entre eux ne nous semble définitivement écrit. Le seul qui nous paraisse exclu est celui d’une sortie rapide et durable de la crise. Tant que les grands déséquilibres monétaires et financiers demeureront, on doit s’attendre à la survenance d’événements économiques malheureux.

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vendredi 17 juillet 2009

Il ne faut jamais confier son argent à quelqu'un qui en a besoin !

Charles GavePour qu’un marché des actions monte de façon durable il faut et il suffit que trois conditions soient remplies:

1.Il faut que nous ayons une liquidité abondante dans le système et que les taux d’intérêt courts soient perçus comme étant très bas (absence de concurrence).

2.Il faut que la majorité des valeurs soient bien en dessous de leur valorisation historique moyenne. Il est plus raisonnable de penser que le marché va monter dans les deux ans qui viennent s’il a fortement baissé dans les deux ans qui précédaient.

3.Il faut que la croissance économique soit de retour, de façon à ce que les bénéfices par action et les dividendes recommencent à monter.

Essayons de passer les grandes régions du monde au travers de cette grille d’analyse peut être un peu simpliste mais qui a le mérite d’être facile a utiliser.

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mercredi 15 juillet 2009

Modèle social français : le modèle que tout le monde nous envie, mais que personne ne copie

Nicolas LecaussinNotre modèle social nous protégerait mieux que les autres face à la crise. Les tenants de l’économiquement correct ont réussi à faire croire qu’on n’était pas si mal que ça dans une France étatisée et bureaucratisée. Le grand argument : nous avons des fonctionnaires en grand nombre, c’est autant de chômeurs en moins, nous avons beaucoup de dépenses publiques et de revenus de redistribution, donc la consommation se maintient à un haut niveau et joue un rôle de volant d’inertie. Un article paru dans « The Economist » laisse entendre que les Anglais nous envient notre système social.

Les statistiques montrent pourtant le contraire. Avec une croissance de 0.8 % en 2008 contre 2 % pour les Etats-Unis et des prévisions beaucoup plus sombres pour 2009 et 2010, la France ne s’en sort pas mieux que les Etats-Unis. Ces jours-ci, les chiffres ont montré une première baisse du chômage en Amérique après 4 semaines consécutives de réduction des inscriptions des demandeurs d’emploi. Par contraste, le dernier rapport de l’INSEE estime que la barre des 10 % de chômeurs sera dépassée avant la fin de cette année 2009. En Europe, la Grande-Bretagne a affiché une croissance positive au premier trimestre alors qu’on s’attendait à – 4 %.

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mardi 14 juillet 2009

Appel aux écolos raisonnables !

Dominique GarriguesLes élections européennes ont mis au jour les récentes évolutions de l’opinion publique française : pour une bonne proportion des votants, le socialisme a fait son temps et l’écologisme, à son tour, détient les clés de l’avenir.

Pourquoi pas ?

Nous savons que l’explication de la motivation populaire en faveur de l’environnement est fondée sur une logique simple : les sociétés pauvres n’y prêtent guère attention, elles ont d’autres soucis ; à l’inverse, les sociétés riches ont résolu les principaux problèmes de la vie quotidienne, elles ont le loisir et les moyens de s’occuper de l’environnement et de l’écologie.

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dimanche 12 juillet 2009

Une autre fausse bonne idée : réglementer le salaire des dirigeants

Henri Lepage lors d'unséminaire TurgotLe coup est parti. Le député UMP Philippe Houillon, rapporteur de la mission sur les nouvelles réglementations économiques, a présenté seize propositions pour encadrer les rémunérations des chefs d'entreprises. De son côté, Hervé Novelli, secrétaire d'état aux PME, au commerce et au tourisme, vient de se déclarer pour une limitation 'provisoire' des salaires des dirigeants (dans un entretien vidéo publié sur le site du Figaro).

Que faut-il en penser ? En ces temps de crise, il peut paraître choquant de voir par exemple s'envoler à nouveau les rémunérations et les bonis offerts à certains banquiers et financiers que la presse cloue depuis des mois au pilori, en les désignant comme les principaux responsables des événements. Il n'en reste pas moins qu'indépendamment de tout jugement éthique sur le niveau de ces rémunérations, une telle politique n'est en réalité dans l'intérêt de personne. Certainement pas de ceux qui se sentent si petits en regard de ces énormes sommes dont la presse s'efforce chaque jour de nous révéler les secrets. Une fois de plus, il ne s'agit que d'une de ces fausses bonnes idées dont nos dirigeants politiques sont désormais si friands. Une de ces fausses bonnes idées dont les conséquences vont régulièrement à l'encontre des objectifs recherchés.

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jeudi 9 juillet 2009

La faute à la déréglementation.... quelle déréglementation ?

Nathalie Elgrably-Levy La déréglementation tous azimuts, nous le savons tous, est l'élément déclencheur de la crise économique. Et si le Canada est moins touché, c'est grâce à un système bancaire rigoureusement contrôlé. C'est du moins ce que tout le monde répète de manière mécanique depuis des mois, comme si c'était une vérité formelle. Lundi, c'était au tour de Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, d'y aller d'une déclaration similaire.

Mais de quelle déréglementation s'agit-il? Voilà bien une question à laquelle les partisans de la théorie de la déréglementation sont incapables de répondre!

Et pour cause: il n'y a eu aucune déréglementation importante. Certes, il y a eu la suppression graduelle du Glass-Steagall Act de 1933 qui imposait une séparation entre les banques de dépôt et les banques d'investissement. Mais il serait illogique et malhonnête de lui attribuer les déboires du système bancaire, car il n'a fait que consentir aux banques américaines les mêmes droits que ceux dont jouissent les institutions canadiennes et européennes qui, elles, se portent bien.

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mercredi 8 juillet 2009

Leçons de campagne : l'Europe ? Quelle Europe ?

Jean-Pierre Chamoux à l'Institut Turgot Dans une récente chronique néerlandaise j’évoquais la cacophonie qui précéda l’élection européenne. La démocratie représentative nous a donné à cette occasion une piètre image d’elle-même : au sein des pays-membres, le débat électoral fut surréaliste, tant par sa fragmentation que par son caractère anecdotique ; les candidats, bien trop nombreux pour tous être éligibles, concentraient leurs feux sur des thèmes locaux et circonstanciels (1) . Aucun souffle, peu de projet, sauf peut-être écologique, c’est-à-dire un projet conservateur, au sens propre.

Deux ans après le traumatisme provoqué par le projet constitutionnel avorté, aucune vision n’émane malheureusement de ce débat électoral, nulle part en Europe, qui puisse éclairer le propos politique de notre Union ! Rien ou presque qui puisse relever le défi d’une crise mondiale… Ce nanisme politique accouche d’un parlement fragmenté qui évoque notre défunt « régime d’assemblée », celui de la France vieillissante qui s’effondra dans la débâcle tragique de 1940 !

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mardi 7 juillet 2009

La fausse bonne idée du Conseil des risques systémiques

Florin Aftalion à l'Institut TurgotLe Conseil européen veut instituer un Conseil des risques systémiques chargé d'assurer une surveillance micro-prudentielle du système financier. En cela il s'inspire du rapport d'une commission présidée par Jacques de Larosière, qui a déclaré avec raison : "les banques centrales doivent placer la stabilité financière mondiale au centre de leurs préoccupations, au même titre que la stabilité des prix, afin d'empêcher l'apparition de crises systémiques à l'avenir."

Il semblerait que le risque systémique contre lequel veut se prémunir la Commission concerne des accidents tels que l'insolvabilité qui, affectant d'abord une ou quelques entités - banques, compagnies d'assurance, "hedge funds" - étendent ensuite leurs effets destructeurs, de proche en proche, à l'ensemble du secteur financier, puis à l'ensemble de l'économie. De telles catastrophes pourraient être provoquées par l'éclatement d'une bulle spéculative ou par l'accumulation d'actifs qualifiés de toxiques, autrement dit de produits dérivés complexes logés dans des bilans de banques.

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jeudi 2 juillet 2009

Le retour des DTS

Steve HankeLe cours du dollar US au cours des dernières années a été tout sauf prévisible.

De novembre 2002 à la mi-juillet 2008, le billet vert a perdu 37% de sa valeur contre l'euro.

Cette période de faiblesse du dollar a commencé lorsque Ben Bernanke, alors gouverneur de la Réserve fédérale, aujourd’hui son président, a persuadé Alan Greenspan, alors son Président, que les Etats-Unis était en proie à la déflation.

C’est pourquoi la Fed s’était mise à appuyer sur l’accélérateur monétaire.

En juillet 2003, le taux des Fed funds avait été écrasé jusqu’à 1%, pour y demeurer pendant un an.

Ces taux d'intérêt artificiellement bas ont déclenché le prototype de toutes les fluctuations conjoncturelles. Ils ont encouragé les investisseurs à prendre des risques excessifs, à la recherche des moindres rendements accessibles.

Alors, pour tirer le maximum de ces petits rendements, s’endetter était entré dans l’esprit du temps. Les carry trades --prises de risques sur écarts de rendements : on emprunte dans des devises à faible rendement, comme le dollar, pour placer dans celles qui ont un rendement plus élevé, sont également devenu populaires.

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mercredi 1 juillet 2009

Le génial coup de gueule d'un ingénieur non-pollué

Nous ne résistons pas à la tentation de vous faire partager la lecture de ce billet qui nous est parvenu par les bons soins de notre ami François Guillaumat.

eoliennes.jpgAu 20h de TF1, un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie.

Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions économiser 15% de notre consommation. Faux, nous économiserions alors 2 à 3%.

Le même nous a expliqué qu'en remplaçant nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d'énergie. Faux c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser Il est évident que si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car par rapport à la consommation de tous ces équipements celle des lampes est 'peanuts'.

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