juin 2009 (9)

samedi 27 juin 2009

4 Juin 2009 : "L'univers numérique 2025", table-ronde à l'Assemblée nationale.

Le jeudi 4 juin 2009, l'Institut Turgot organisait, à l'Assemble nationale, une table-ronde sur le thème : "l'univers numérique 2025".

L'objet de cette réunion n'était pas seulement de dresser l'inventaire des grandes tendances technologiques qui domineront l'évolution d'internet au cours des quinze années à venir, mais aussi d'imaginer ce que pourrait être ce nouvel univers caractérisé par l'accès généralisé à des outils spécifiquement conçus pour autoriser la coopération de masse et en réseau des individus (et des choses).

Il s'agissait notamment d'évaluer dans quelle mesure ce nouvel environnement technologique servira (ou non) le progrès des libertés individuelles.

Au programme, trois invités :

Peter Linton - Peter Linton, Chairman de Burson-Marsteller (Bruxelles) et initiateur de la European Internet Foundation, évoque les travaux que sa fondation a entrepris pour sensibiliser les milieux parlementaires européens à l'ampleur de la mutation technologique et sociétale qui atteindra son plein régime en 2025. Le savoir n'étant plus concentré dans les mains de quelques élites, les gouvernements seront appelés à devenir plus des plateformes de négociation que les organes décisionnels qu'ils sont aujourd'hui.

Pierre Bellanger[ - Pierre Bellanger, fondateur et président de Skyrock, le premier réseau social francophone avec 24 millions de blogs actifs, utilise son expérience d'internet pour démontrer concrètement ce que seront les implications économiques et sociétales de ce nouveau monde de 'collaboration de masse'. Il met notamment l'accent sur le rôle essentiel que jouent les 'commentaires' dans le nouvel univers d'internet. Se fondant sur l'exemple de la publicité, il montre que ce qui compte ce ne sont pas les contenus, mais les processus.

Alain Madelin[ - Alain Madelin, ancien ministre et président du Fond mondial de solidarité numérique (rattaché aux Nations Unies) fait remarquer que la décennie 2020-2030 sera tellement prodigieuse qu'il est difficile d'imaginer dès aujourd'hui ce quelle sera exactement. Mais il souligne que les règles du jeu de cette société en gestation seront éminemment libérales. Alain Madelin exploite sa nouvelle expérience dans le domaine éducatif pour illustrer comment les processus d'intelligence collective vont bousculer les traditionnelles pyramides de commandement.

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vendredi 26 juin 2009

Faut-il tuer les banques ?

Charles Gave Chaque semaine le Journal des Finances (Hebdo) publie une chronique régulière de notre ami Charles Gave. Celle-ci est la dernière en date du 20 juin 2009. Par ailleurs, Politique Internationale, la revue de Patrick Wajsman, publiera dans son prochain numéro été 2009, un longue entretien avec Charles Gave sur la sortie de crise. Enfin Charles annonce la publication à la rentrée d'un livre au titre très prometteur Libéral mais pas coupable.

La sagesse populaire dit que le succès a de nombreux pères, mais que l’échec est par nature orphelin. Si on en vient à la crise financière des deux dernières années, on peut d’ores et déjà annoncer que de nombreux tests ADN de paternité ont été conduits et que les résultats commencent à sortir. Nous allons enfin savoir. Ainsi, par exemple, le gouvernement américain vient de rendre public un rapport de 88 pages sur les causes de la crise et la réforme financière qui doit s’ensuivre, rapport qui coïncidait avec une interview du président Obama sur le même sujet accordée aux grands réseaux de télévision aux Etats-Unis.

Les résultats atteints par cette commission de recherche sont stupéfiants. A la surprise générale, les responsables seraient l’avidité incontrôlée des banques d’investissement, la débauche incompréhensible qui aurait frappé les banques commerciales et bien entendu les spéculations incontrôlées des nuisibles hedge funds. On reste confondu d’admiration devant la perspicacité de nos Sherlock Holmes.''

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jeudi 25 juin 2009

Plans de relance et stimuli économiques (3): l'archaïsme keynésien

Gilles_Dryancour_5.JPGDans ce troisième papier, on s’intéressera particulièrement au volet monétaire du traitement keynésien de la crise. De nombreux articles, publiés à ce propos, mettent en avant les risques d’inflation ou d’hyper-inflation liés à l’expansion monétaire actuelle. Leur approche est souvent mathématique et peu accessible aux non-experts. Certes, il n’est pas dépourvu d’intérêt d’observer l’évolution des agrégats monétaires pour évaluer le risque d’inflation (1). Cependant, l’approche quantitative s’attache aux vices de forme des plans de relance. Elle ne nous renseigne pas sur les défauts conceptuels inhérents aux programmes de stimulation de la demande par la création monétaire ex nihilo.

Certains auteurs s’inspirant des travaux de Ludwig von Mises ont souligné la particularité psycho-philosophique du keynésianisme : « Il découle de la théorie keynésienne que l’Etat a lui-même le devoir de dépenser toujours plus ou d’inciter les agents économiques à le faire. Ludwig von Mises remarquait à ce propos : Il est effarant qu’une telle croyance (que l’important en économie soit de pousser les gens à dépenser plus) puisse être présentée au monde comme une nouvelle philosophie sociale. Keynes et ses disciples imputent au manque de propension à dépenser ce qu’ils jugent insatisfaisant dans la situation économique. Ce qui est nécessaire à leur avis pour rendre les gens plus prospères, ce n’est pas une augmentation de la production, c’est une augmentation des dépenses ». (2)

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mercredi 17 juin 2009

Sécurité routière : échapperons nous un jour à l'arbitraire répressif ?

L'annonce d'un nouvel et énième renforcement des mesures de répression anti-automobilistes, si elle ne saurait étonner, provoquera sans doute lassitude et ecoeurement chez nombre de citoyens qui, sans avoir rien à se reprocher, se sentiront un peu plus traités comme la pire espèce de criminels.

Parmi les annonces phares d'un projet présenté par Mme Alliot-Marie en conseil des ministres, la confiscation du véhicule pour les auteurs d'infractions jugées graves par le législateur. La liste des nouvelles annonces faites par le gouvernement ne peut que faire bondir toute personne un tant soit peu férue de droit, et plus encore de philosophie du droit. L’on pourra lire à ce sujet la critique de Maître Eolas, l'avocat le plus lu du web. Elle suggère en outre d'autres nombreuses critiques venues autant du coeur que de la raison.

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lundi 15 juin 2009

George Selgin, la crise, et l'économie de la banque libre

George Selgin Pour les libéraux, ce que nous vivons n'est pas une crise de l'économie de marché, mais une crise de la réglementation.

En fait, à la réflexion, l'expression "crise de la réglementation", ou même "crise de l'interventionnisme", n'est pas tout à fait exacte. Elle ne rend pas pleinement compte de la nature de ce qui est en cause. Elle laisse traîner l'impression que si la réglementation entraine de multiples effers pervers dont la crise est l'une des manifestations, ces effets pervers pourraient être corrigés par une "meilleure" réglementation, mieux conçue, mieux réfléchie, plus étudiée.

En réalité, ce que nous vivons est, de manière plus exacte, 'une crise de l'ingénierie réglementaire'; c'est à dire une nouvelle illustration des limites intrinsèques et des conséquences catastrophiques auxquelles peut un jour conduire ce qu' Hayek désignait sous le terme de 'constructivisme'.

Cette manière de concevoir le monde se heurte au caractère nécessairement limité de la connaissance humaine

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Vaclav Klaus : "C'est la liberté qui est en danger. Le climat va bien".

Klaus signatureVáclav Klaus, président en exercice de la République tchèque, mais aussi de l'Union européenne, a eu l'occasion, à la fin du mois de mai, à Paris, de présenter  et de dédicacer, lors d'une réunion organisée par Contribuables associés, la traduction en français de son livre Planète bleue en péril vert que venaient de sortir les éditions de l'I.R.E.F.. Il est à noter que le français est la dixième langue de ce livre qui a été publié en 2007.

Le sous titre du livre, Qu’est-ce qui est en danger aujourd’hui : le climat ou la liberté ?, contribuera peut-être à faire comprendre pourquoi de grands éditeurs français auxquels avait été soumis le manuscrit ont refusé de le prendre. Evoquer la liberté ferait-il désormais de plus en plus peur en France !

L'ouvrage porte sur le réchauffement climatique tel qu'il est dépeint, voire prétendument expliqué par un certain nombre de voix environnementalistes et sur les dangers qu'il ferait courir selon les mêmes voix "autorisées".

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mercredi 10 juin 2009

Changement climatique : Claude Allègre a raison

Christian Gérondeau La seconde réunion préparatoire du Forum des Economies Majeures sur l'énergie et le climat, qui vient de se tenir à Paris le 20 mai dernier, n’a en réalité débouché sur rien et, contrairement à ce qui a été écrit, s’est soldée par un échec.

Les Etats-Unis se sont retrouvés accusés de ne pas vouloir réduire suffisamment leurs émissions de gaz à effet de serre (CO2), les Chinois ont fait savoir que les leurs continueraient à s’accroître, et le problème a été renvoyé à plus tard, c’est-à-dire au mois de décembre prochain à Copenhague où l’ensemble de la planète a rendez-vous pour élaborer une suite au protocole de Kyoto.

Mais le protocole de Kyoto n’aura pas de suite. La réunion de Copenhague débouchera sur un échec retentissant car pour la première fois les pays émergents seront présents.

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samedi 6 juin 2009

27 mai 2009 : "de la déflation à l'hyperinflation", séminaire avec Philippe Simonnot

L'Institut Turgot inaugure une série de conférences consacrée à la nécessaire et urgente (et oubliée) réforme du Système monétaire international. La première de ces "conférences monétaires" a été donnée par Philippe Simonnot le mercredi 27 mai sur le thème : "De la déflation à  […]

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mercredi 3 juin 2009

Islam, islamisme, musulmans et liberté

Yves Montenay lors d'un séminaire TurgotProfondément libéral de conviction, j’enseigne, débats et écris sur le monde musulman du point de vue géopolitique, économique et socioculturel. Je critique donc vivement les restrictions des libertés politiques, intellectuelles et économiques de ces pays.

Je suis néanmoins de plus en plus souvent en butte à des critiques virulentes me traitant de dangereux inconscient, voire de complice des « musulmans » gratifiés en bloc de « noms d’oiseaux » que je ne saurais reproduire ici. Certains vont jusqu’à proposer d’interdire l’islam en France et de presser lesdits « musulmans » de choisir entre la valise et l’apostasie.

Ces affirmations fourmillent d'inexactitudes et d'approximations, qui, les unes au bout des autres, finissent par fausser les données d’un très réel problème. Elles sont de plus contre-productives car le péril vient des islamistes qui menacent d'abord les autres musulmans et il ne faut donc surtout pas rejeter ces derniers dans leur camp en les ostracisant (1).

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