mai 2009 (10)

mercredi 27 mai 2009

Où vont les monnaies ?

[hanke2.JPG Les financiers à Beijing deviennent un peu méfiants vis-à-vis du dollar et accumulent de l’or au cas où. Vous devriez faire de même.

Vous voules savoir où ça va vraiment se passer dans les mois à venir ? Oubliez les actions, pensez taux de change. En ce moment, il se produit des changements tectoniques sur les marchés des devises. Au cours de l’année passée, le złoty polonais a perdu 23% contre l’euro et le forint hongrois 11 %. Alors, les deux pays parlent de remplacer par l’euro leur monnaie nationale. Le Fonds Monétaire International aime bien l’idée, et voudrait que les autres pays européens s’« euroïsent » aussi vite que possible.

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lundi 25 mai 2009

14 mai 2009 : l'avenir de l'euro, table-ronde Turgot/EIN à l'Assemblée nationale

La considérable aggravation de la situation des finances publiques d'un certain nombre de pays membres de l'Union européenne conduit à s'interroger sur la manière dont l'Europe réagira face à une possible crise financière de ces Etats. Pour discuter des scénarios possibles, et évoquer le sujet tabou  […]

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dimanche 24 mai 2009

Les répercussions africaines de la crise financière

Thomson Ayodele lors de sa réception au Parlement européenThompson Ayodele est le directeur de Inititiave for Public Policy Analysis (IPPA), le plus important des jeunes think tanks libéraux en Afrique de l'Ouest. L'IPPA est installé à Lagos, au Nigeria.

Le 5 mai dernier, Thompson était à Strasbourg, invité par deux députés européens britanniques du Groupe PPE-DE, Syed Kamall et James Elles. Au cours du diner, Thompson a présenté un très intéressant exposé sur les retombées africaines de la crise financière. .C'est cet exposé qui figure ci-dessous, traduit gràce aux bons soins d'Emmanuel Martin.

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Mon intention est de me concentrer sur les conséquences de l’actuelle crise économique et financière sur le développement de l’Afrique et discuter des défis que les Africains doivent surmonter de manière à connaître la croissance au 21ème siècle et au-delà.

La récession mondiale qui a commencé dans le monde développé a rapidement touché les pays en développement, y compris l’Afrique. Au départ de la crise, certains prédisaient que la crise aurait moins d’impact sur les pays d’Afrique

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dimanche 17 mai 2009

Plans de relance et stimuli économiques (2) : un traitement purement politique de la crise

Gilles DryancourDans ce second papier, nous concentrerons nos analyses sur les motivations qui conduisent les hommes de gouvernement à mettre en place des plans de relance inspirés du New Deal. En effet, l’analyse des données historiques montre que les mesures adoptées par Roosevelt n’ont pas donné les résultats espérés (1).

Même les héritiers de Keynes semblent, aujourd’hui, douter de l’efficacité des plans de relance. Selon un article paru dans Le Monde : « Les keynésiens fondamentalistes, les postkeynésiens, les néokeynésiens (…) forment une nébuleuse féconde, disparate et parfois antagoniste.

Reste que ces économistes ont un dogme fédérateur que définit a minima Jean-Paul Fitoussi : "Il y a besoin d'Etat." "Les keynésiens ont toujours pensé que le capitalisme donnait le meilleur de lui-même quand il était encadré Les marchés fonctionnent mal de manière structurelle. Ils ont besoin de mécanismes externes de gouvernance » (2).

Ainsi, il n’y aurait de consensus postkeynésien que sur la nécessité d’encadrer le marché. Non sur celle de le stimuler. Est-ce à dire que les économistes keynésiens seraient devenus plus raisonnables que les hommes de gouvernement ? Rien n’est moins certain. Par contre, il est vraisemblable que plusieurs d’entre eux prennent conscience des limites de l’intervention de l’Etat dans un univers social et économique surdéterminé par les règlementations, les politiques fiscales et budgétaires.

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samedi 16 mai 2009

Le triomphe de l'illusionisme économique

Florin AftalionDepuis la stagflation des années soixante-dix, on disait Friedman vainqueur de Keynes. Or, voilà que ce jugement semble remis en doute. Autrement dit, qu’il faudrait pour sortir de la crise adopter les politiques préconisées par Keynes et rejeter celles de Milton Friedman.

D’après ce dernier, une forte expansion monétaire aurait pu sortir l’Amérique de la Grande dépression et d’autres crises comme celle d’aujourd’hui. La Banque centrale américaine (la FED), a pris des mesures exceptionnellement vigoureuses dans ce sens ne se contentant pas de refinancer le système bancaire mais allant jusqu’à fournir directement des liquidités aux entreprises. Elle suit donc bien les préceptes friedmaniens.

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mardi 12 mai 2009

La crise du logement: conférence du 7 avril par Vincent Bénard

Il y a 18 mois, paraissait la seconde grande étude publiée par l'institut Turgot, "Logement, crise publique, remèdes privés", analysant l'ensemble des dérives et échecs des politiques publiques du logement en France, et émettant des propositions ambitieuses pour rétablir la situation.  […]

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dimanche 10 mai 2009

23 avril 2009 : table-ronde à Turgot-Bruxelles avec Henri Lepage sur la crise financière

En coopération avec l'Institut Hayek (Vincent Bénard) et le Ludwig von Mises Institute Europe (Anette Godart-van der Kroon ), l'Institut Turgot a organisé à Bruxelles, le jeudi 23 avril, un déjeuner débat dont l'invité était Henri Lepage, Président de l'Institut Turgot.

Il s'agissait de faire le point sur le déroulement de la crise et ses perspectives. La réunion s'est déroulée dans une salle aimablement prêtée par la European Landowners Organisation dont le personnel avait par ailleurs assuré l'intendance de manière très efficace. Près de quarante personnes, venant notamment des milieux bancaires ainsi que d'organismes liés à la Commission européennes, ont assisté à ce débat, avec une participation très active des invités lors de la traditionnelle période de questions.

Ecoutez l'enregistrement audio intégral de la conférence et de la discussion

Grâce au soutien et à l'animation d'Alain Dumait, Turgot-Bruxelles va reprendre des activités régulières. Les personnes désireuses d'être informées des prochaines réunions peuvent prendre contact à l'adresse infoturgot@gmail.com

La veille au soir, le mercredi 22 avril, Henri Lepage était à l'ISMaPP (Institut Supérieur du Management Public et Politique), invité par l'Association des anciens élèves de cette école supérieure privée. Le thème de la réunion était le même.

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samedi 9 mai 2009

De la bulle à la dépression : l'analyse de Vernon Smith, Prix Nobel 2002

L'Institut Turgot a sélectionné une série de textes qui, à notre avis, donnent les meilleures analyses à la fois synthétiques et en profondeur des origines de la crise financière et de son déroulement.

Ces textes sont maintenant disponibles en français grâce aux talents de traducteur de notre ami François Guillaumat. Nous les mettrons en ligne sur ce site au cours des semaines qui viennent. Nous commençons par la reprise de l'article publié par le Prix Nobel d'économie 2002 Vernon Smith, en compagnie du Professeur Stephen Gjerstad, dans le Wall Street Journal du 6 avril 2009.

Ce texte est une contribution essentielle à la compréhension des événements que nous avons vécus. Il insiste notamment sur les facteurs particuliers qui permettent d'expliquer pourquoi une bulle comme il en a existé tant d'autres dans l'histoire a, cette fois-ci, dégénéré en mégabulle, et donc en mégacrise.

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Les bulles sont fréquentes dans l'histoire économique et, dans les laboratoires de l'économie expérimentale, il s’en produit dans des conditions dont on pensait – quand on avait commencé à les étudier dans les années 1980 – qu’elles étaient tellement transparentes qu’on ne pourrait pas en observer.

Professeur Vernon Smith, Prix Nobel d'économie 2002Nous autres économistes nous sommes trompés : même lorsque les opérateurs sur un marché connaissent la valeur de l'actif, des bulles se forment de façon prévisible.

Les bulles peuvent apparaître lorsque des agents n’achètent pas de la valeur fondamentale, mais de la tendance ou du momentum. Si les acheteurs de momentum ont plus de liquidités, ils peuvent entretenir une bulle plus longtemps.

Cependant, qu’est-ce qui les déclenche, ces bulles ? Et pourquoi une grande inflation des actifs -comme notre bulle des dot-com - ne porte-t-elle pas atteinte au système financier, tandis que l'autre conduit à son effondrement?

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mercredi 6 mai 2009

Les subprimes : une crise d'origine politique

chamoux1.JPGPersonne n’a de mots assez durs pour condamner l’imagination des financiers que l’on accuse d’avoir créé une « bulle » dont l’éclatement serait responsable de l’épouvantable crise qui nous entraîne vers des eaux bien malsaines depuis mi-septembre. Cela est-il vraiment sérieux ? Est-ce conforme aux faits ou est-on intoxiqué par une propagande orientée ? Tentons donc de coller aux faits et d’en rappeler l’enchaînement!

14 octobre 2008 : chronique économique de Libération : le poison de la méfiance au cœur de la finance. Un collègue du CNRS décrit la panne du crédit bancaire. Il constate judicieusement : « nombreuses sont les innovations réellement utiles au financement de l’économie ». Dont acte. Mais sa conclusion, conforme au présent « consensus de place », prouve qu’il n’a pas été au bout de son raisonnement : « lorsqu’un nouveau produit financier est conçu, celui qui souhaite en faire commerce devrait prouver son utilité et son innocuité…avant d’obtenir l’agrément d’une agence publique » ! Est-ce la solution ? L’expérience a-t-elle porté ses fruits ?

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samedi 2 mai 2009

Table-ronde du 2 avril 2009 à l'Assemblée nationale : Présomption d'innocence et état de droit

Coeur de la doctrine politique libérale, la notion d' "état de Droit" donne souvent lieu à bien des confusions et malentendus. Alors que nous assistons à un puissant mouvement de retour de l'Etat, et que la crise semble porter le discrédit sur les idées libérales, il nous semble plus que  […]

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