février 2009 (5)

vendredi 27 février 2009

L'illusion des plans de relance

Obama pendant sa conférence de presseLe Président Barack Obama président s’acharne à faire croire que le plan de relance massif de 800 milliards de dollars serait nécessaire "pour éviter la catastrophe".

En fait, lors de sa première conférence de presse à une heure de grande écoute, Obama a prétendu que plus ce serait gros et mieux ça vaudrait, donnant en exemple l’échec des plans de relance au Japon comme une raison d’y aller à fond.

"Nous l’avons vu au Japon dans les années 1990, où ils n'ont pas fait assez vite ni assez résolument", a-t-il avancé.

"Et, ce qui s’est passé, c’est qu’ils ont connu ce qu'on a appelé la décennie perdue, où, pour l'essentiel, l'ensemble des années 90 n’a vu aucune croissance économique de quelque importance."

Obama a raison de citer l'exemple du Japon.

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dimanche 22 février 2009

Vaclav Klaus s'explique sur sa conception de l'Union européenne

Vaclav Klaus au Parlement européenElu Président de la République Tchèque en février 2003, Vaclav Klaus est un cas unique parmi les chefs d'états de l'Union européenne. Non Vaclav Klaus à Paris le 11 février 2009))seulement il est libéral, et se revendique ouvertement comme tel – ce qui, par les temps présents de crise financière et économique, n'est plus très politiquement à la mode - mais, surtout, il est le seul de tous les chefs d'états européens à exprimer publiquement, et de manière répétée, son désaccord avec la façon dont évoluent les institutions politiques de l'U.E.

Vaclav Klaus était contre le projet de Constitution européenne rejeté par le double non français et hollandais. Aujourd'hui encore, alors même que son pays vient de prendre en charge la Présidence du Conseil de l'Union européenne pour les six prochains mois, il n'hésite pas à se présenter en adversaire résolu du Traité de Lisbonne, version allégée et révisée du défunt projet de Constitution. Une situation inédite et paradoxale qui fait de Vaclav Klaus la cible privilégiée de tous ceux qui, à Bruxelles, et notamment au Parlement européen, n'imaginent l'avenir que dans une conception fédérale de l'Europe, sans autre voie possible.

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dimanche 15 février 2009

Proposition pour un 'Revenu citoyen'.

L’observation du fonctionnement des démocraties modernes montre, que la redistribution collective des revenus individuels est une conséquence du suffrage universel et du marché politique. Compte tenu de nos institutions politiques modernes, elle est quasi-inévitable. Il faut donc, d'une certaine manière, en prendre son parti – même s'il est permis de douter de son bien-fondé.

Plutôt que de s'interroger sur ce bien-fondé, et de s'enfoncer dans des débats sans fin, il me paraît plus utile de se demander comment l’on pourrait en minimiser les coûts de telle manière à libérer la création d’emplois et de richesses qui, en Europe, est considérablement freinée par le mode de financement de la protection sociale.

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lundi 9 février 2009

Crise financière : Alan Greenspan est il coupable ?

Lors de toute crise, la tentation est grande de rechercher une cause majeure ou un bouc émissaire idéal. Il a été clairement établi en de nombreux articles que les causes de la crise ont été multiples et complexes, et ont d'une certaine façon rétroagi les unes sur les autres. Vouloir attribuer à une cause unique un poids prépondérant, et réduire les autres facteurs à des épiphénomènes connexes, est le plus sûr moyen de ne pas comprendre les ressorts profonds de la crise, et d'être incapable d'y apporter des réponses adéquates. Parmi ces coupables "évidents" que certains voudraient voir cloué au pilori, figure en bonne place Alan Greenspan. Il est accusé d'avoir maintenu des taux trop bas entre 2001 et 2005, favorisant l'essor d'une bulle d'actifs concentrés sur l'immobilier, et d'avoir ainsi encouragé trop d'emprunteurs et de prêteurs à agir de façon spéculative et déraisonnable. Greenspan est assurément un des co-responsables de la situation, comme nous allons le voir, mais selon moi, un co-responsable d'ordre secondaire. Lui attribuer la plus grande part de responsabilité dans la crise actuelle, comme le font beaucoup de commentateurs, est abusif.

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samedi 7 février 2009

Le mythe du New Deal

Le New Deal a-t-il mis fin à la Grande Dépression des années 1930 ?

Contrairement à un mythe largement répandu, la réponse est non. L’évolution du chômage au cours des années 1930 le prouve. Alors qu’il avait frisé les 25% en 1933, première année de présidence de Franklin D. Roosevelt, il était encore de 15% à la fin de son premier mandat. Puis 1937 connaît une rechute brutale des conditions économiques – une crise dans la crise – le chômage remontant à 19%. En 1940 il est encore supérieur à 10%. Force est donc de constater que la dépression s’est prolongée durant des années malgré, ou à cause pensent aujourd’hui de nombreux économistes, de la politique du New Deal.

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