novembre 2008 (5)

vendredi 28 novembre 2008

Sortir de la crise : passer d'une société du crédit à une économie du capital

Soutenir artificiellement le crédit ne fera que retarder la chute d'entreprises de toute façon trop faibles en trésorerie par rapport à leur niveau d'endettement. Autant admettre la crise à venir comme un fait acquis et donner à notre économie la chance de bâtir une croissance plus saine, fondée à la fois sur les entreprises qui auront résisté à la tourmente actuelle et sur de nouvelles entreprises qui amèneront des innovations profitables à tous, grâce à des politiques fiscales favorisant une saine accumulation de capital, seule vraie source d'enrichissement durable de l'ensemble de la société (...)

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jeudi 20 novembre 2008

Une crise de la réglementation, pas de la dérégulation

Le mercredi 3 décembre prochain, Alain Madelin animera un diner débat sur le thème "Les 4 vérités sur la crise", à 20heures, au Pavillon Dauphine. Pour en savoir davantage et s'inscrire, cliquer ici. Ci dessous, le dernier article d'Alain Madelin sur le sujet.


On le répète à l'envi, la crise actuelle est le fruit d'un capitalisme financier sans foi ni loi. Voilà qui signerait la faillite du libéralisme et justifierait enfin la reprise en main des affaires économiques par l'Etat. Cet acte d'accusation travestit la réalité. La reconstitution des faits nous dit tout autre chose.

Les « subprimes » ne sont en rien une création du capitalisme financier. Ils ont été conçus par l'administration américaine pour contourner les règles de base de ce capitalisme qui excluait les plus pauvres et les minorités du rêve américain d'accession à la propriété.

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mardi 18 novembre 2008

Pour en finir une fois pour toutes avec les bulles immobilières

J’en parlais il y a quelques semaines. La mesure est entrée en application : A partir du 1er novembre 2008, par la suite d'un relèvement des seuils de revenu des ménages éligibles aux dispositifs d'accession sociale à la propriété (dont le prêt à taux zéro), la garantie de l’État est ouverte aux prêts réalisés par les banques à 60% des accédants à la propriété, contre 20% auparavant. C’est le FGAS (Fond de Garantie de l’Accession Sociale) qui jouera le rôle de garant.

Au nom du mythe de la propriété pour tous, le gouvernement souhaite réduire le coût d’achat des logements en subventionnant le crédit immobilier et en tentant d’inciter les banques à prêter coûte que coûte malgré la conjoncture très défavorable à l’expansion irraisonnée des crédits bancaires... Loin de moi l’idée de nier les bienfaits de la propriété, mais l’état n’a pas à interférer dans la décision de louer ou d’acheter que chaque ménage doit prendre en fonction de considérations qui lui sont propres. Subventionner la propriété des uns revient toujours à la faire payer d'une façon ou d'une autre par d'autres. Mais ce gouvernement ne semble guère se préoccuper de notions élémentaires d'économie.

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lundi 17 novembre 2008

Crise financière : l'autre vision

'Nous ne manquons pas d’analyses qui expliquent comment la crise financière s’est déclenchée, puis comment elle s’est diffusée, au point de susciter les inquiétudes les plus extrêmes sur l’avenir de l’économie mondiale. Mais, sauf rares exceptions, toutes partagent un point commun : si elles décrivent parfaitement les enchaînements déclenchés par l’implosion de la bulle immobilière US et l’affaire des subprimes, elles négligent de mentionner la part de responsabilité qui incombe aux effets pervers de l’idéologie réglementaire. Or celle-ci est, en l’occurrence, essentielle, centrale, pour comprendre ce qui se passe et en tirer des conclusions pour l’action.

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samedi 15 novembre 2008

Avancer vers l'Etat de Droit : Droit et présomption d'innocence.

L'Institut Turgot vient de publier une étude sur le droit et la présomption d'innocence constituée de quatre essais, signés de Guy Millière, Jean-Philippe Feldman, Patrick Simon et Jean-Philippe Delsol. On trouvera ci-dessous l'introduction destinée à présenter l'ensemble.


Les textes réunis sont très différents les uns des autres, mais ils sont imprégnés d’une philosophie qui leur est commune : celle des droits de la personne humaine et, pour l’essentiel, celle du droit naturel. Il y est question de ce qui devrait être l’une des préoccupations centrales de ce temps où, le capital intellectuel et humain des individus, leurs créations et leur créativité étant de plus en plus cruciaux, il devient de plus en plus évident que le développement économique dépend étroitement du respect des droits humains : la détermination des règles, procédures et instances politiques et juridiques à même de garantir ce respect et d’inscrire la garantie dans la durée.

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