Institut Turgot

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lundi 17 février 2014

Principes d'une Politique "honnête" : éléments pour une charte non-partisane

Si la démocratie est la source des pouvoirs et du droit, encore faut-il qu'un critère soit respecté dans le choix d'une politique et dans l'élaboration du droit :celui de l'honnêteté. Le citoyen doit faire ses choix électoraux en toute conscience, ce qui impose de la part des partis et des pouvoirs publics certaines limites.

A travers les lignes qui suivent, Olivier Braun tente de définir le contenu d'une Charte  constitutionnelle dont l'objectif serait en quelque sorte de "dé-institutionaliser" les fondements du mensonge politique.

Peu d'idées ont été plus galvaudées ni imposées comme trônant au-delà même de toute discussion, que l'idée de démocratie. 
L'adjonction de l'adjectif « populaire » au substantif relève désormais du passé, mais les problèmes que recouvre le concept de démocratie, et de son évolution illégitime, demeurent.  Au fond, la question à la base du Droit et de l'organisation sociale reste celle-ci : à quel titre un individu ou un groupe d'individus peuvent-ils commander à d'autres ?

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jeudi 13 février 2014

Savez-vous vraiment ce qu'est le libéralisme ?

Jacques de Guénin est le fondateur du Cercle Frédéric Bastiat et l'auteur d'un  petit livre "Logique du libéralisme", paru en 2006, qui présente les principes fondamentaux de la pure tradition libérale française, celle de Jean-Baptiste Say. 

Ci-dessous, extrait du dernier bulletin publié par le Cercle Frédéric Bastiat, une présentation du libéralisme qui vaut la peine d'être reprise en raison de sa remarquable concision et de sa clarté.

Je précise tout de suite que je ne vais pas parler de politique : ma brève incursion dans le monde politique m'a appris qu'il n'y a pas de parti complètement libéral, et que la plupart des hommes politiques sont plus prompts à nous forcer à entrer dans le système qu'ils préconisent, à coup de lois et de règlements, plutôt que nous laisser vivre comme nous l'entendons. 

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lundi 10 février 2014

Faut-il vraiment avoir peur de la déflation ?

Guido HulsmannLa baisse récente du taux d'inflation en Europe (0,7 % en 2013) fait resurgir la grande peur de la déflation. Tant les médias que les économistes réagissent comme si toute forme de déflation (baisse du niveau général des prix), même limitée, était par définition une horrible catastrophe. Est-ce vraiment si certain ?

Pour répondre à cette question, il y a exactement trois ans, nous avions publié la traduction (par Jan Laarman) d'un texte du Professeur Guido Hulsmann, initialement paru en anglais sur le site du Mises Institute. Il y démontrait que nos réactions instinctives à la menace de déflation reposent en réalité sur une série de mythes. Le nouveau contexte conjoncturel nous incite à vous proposer de redécouvrir cet excellent texte, certes particulièrement iconoclaste, mais sérieusement argumenté.

La perspective de la déflation hante les élites de nos démocraties occidentales. Il faut reconnaître que d'un point de vue économique leurs craintes sont tout à fait fondées.

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jeudi 30 janvier 2014

Davos, les inégalités et le "capitalisme des copains"

Allister Heath Allister Heath a passé sa jeunesse et son adolescence en France. Jeune journaliste, il a contribué à la publication d'articles sur le site d'Euro92. Il est aujourd'hui le rédacteur en chef du journal londonnien City AM.

Il était particulièrement approprié - et courageux de sa part - de choisir le moment où le gotha des hommes d'affaires et hommes politiques occidentaux était réuni à Davos pour publier cet article. Car, après tout, qui sont ces gens ? sinon les meilleurs représentants de ce système qu'il dénonce dans les lignes qui suivent.

C'est un vrai drame que de constater que tant de ces gens aussi riches et importants qui viennent de se réunir à Davos ne savent même pas faire la différence entre ce que serait un capitalisme authentique fondé sur des marchés vraiment libres et le « capitalisme de connivence » (Crony Capitalism) qui est la règle dans le monde où nous vivons. S'ils en étaient capables, ils ne se répandraient pas en propos aussi confus et absurdes à propos des inégalités, l'un des sujets qui ont dominé les discussions du World Economic Forum.

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mardi 28 janvier 2014

Le bilan de Bernanke à la Fed = zéro pointé

Ben Bernanke quitte la Présidence du système américain de Réserve Fédéral alors que celui-ci célèbre ses cent années d'existence. Un autre économiste, Janet Yellen, lui succède. 

Alors que tous les médias lui tressent des couronnes, Steve Hanke, professeur à la célèbre John Hopkins University, juge que son collègue, le Professeur Bernanke, mérite au contraire un zéro pointé. Il explique pourquoi.

La grande majorité de ceux à qui on a demandé de juger les douze années pendant lesquelles le Professeur Ben Bernanke est resté à la tête du système américain de Réserve fédérale – la Fed – lui ont décerné d'excellentes notes. Pour ma part, je trouve ces notes bien trop généreuses. Personnellement, je pense que c'est plutôt une mauvaise note qu'il mérite.

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vendredi 24 janvier 2014

Musulmans modérés, sécularisation et occidentalisation

Yves Montenay Notre ami Yves Montenay est de retour et relance la discussion sur l'islam avec un article où il répond à ceux qui, parmi nous, considèrent que la masse des musulmans modérés ne pourra jamais constituer une réponse efficace à la menace du pan-islamisme.

Il y a un terme qui est mal vu par les camps opposés, celui de « musulmans modérés ».

Les musulmans « non modérés » ironisent : « on est musulman ou on ne l'est pas », comme le répète notamment le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, justement longtemps considéré comme modéré, mais à qui le pouvoir a visiblement tourné la tête et fait perdre la modération qui l'avait amené au pouvoir.

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mardi 21 janvier 2014

Est-ce à l'Etat de décider ce qui est de l'art ou pas, et donc qui est un artiste et qui n'en est pas un ?

Aude de KerrosAude de Kerros nous rappelle à quel point les libertés d'expression et de création, dans notre pays, sont fragilisées par des institutions et des pratiques qui ne devraient pas exister.

Le 7 janvier 2014, à propos de l’affaire Dieudonné, Aurélie Filipetti déclare dans un entretien donné au Parisien : « Il n’est plus du coté des artistes et des créateurs »; « La liberté d’expression n’est pas la liberté de négation. Personne ne peut se retrancher derrière la liberté artistique pour éviter de tomber sous le coup de la loi pénale ». Par déclaration officielle : Dieudonné n’est pas un artiste, la loi pénale peut s’appliquer !

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" fut illustré dans l’Histoire de façon mémorable par les révolutions française et bolchévique. Cela est rendu aujourdhui institutionnellement possible grâce aux FRAC, DRAC, CNAC, etc. créées il y a trente ans, en 1983 pour diriger la création artistique en France.

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vendredi 17 janvier 2014

Les apories d'un libéralisme de gauche

Drieu GodefridiOn nomme aporie (en grec "aporia", absence de passage, difficulté, embarras) une difficulté à résoudre un problème. Le sens actuel d'aporie est plus fort et concerne tout problème insoluble et inévitable. 0n peut dire aussi que l'aporie est une impasse dans un raisonnement procédant d'une incompatibilité logique.(1)

Drieu Godefridi décrit l’incohérence d'une tentative ratée de greffe d’un cactus économique fantaisiste sur un rosier de références libérales.

En tant que libéraux, n’avons-nous pas le devoir de nous intéresser à tout ce qui se réclame du libéralisme ? C’est dans cette optique que je m’étais immergé, il y a quelques années, dans la littérature anarcho-libertarienne.

Plus récemment, je me suis penché sur ce que l’on appelle le libéralisme de gauche, en la personne d’une intellectuelle francophone, Sophie Heine, qui a publié « Oser penser à gauche » (OG dans la suite de ce texte) et « Pour un individualisme de gauche » (IG), deux ouvrages qui se réclament de la tradition libérale (2).

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mardi 14 janvier 2014

Affaire Dieudonné : nouvel exemple des processus de régression de la pensée juridique française

Philippe NemoL'affaire Dieudonné et les décisions du Conseil d'Etat concernant son spectacle nous incitent à ressortir un texte de Philippe Nemo publié par l'Institut Turgot en juin 2011.

Compte tenu du contexte de l'époque, ce texte prend comme sujet le concept de "provocation à la discrimination". Mais remplacez le mot "discrimination" par le mot "haine" (incitation à la haine), l'analyse de Philippe Nemo s'applique exactement de la même manière. Il n'y a quasiment pas à changer un mot.

Cet extrait de son petit livre "la régression intellectuelle de la France" dénonce les dérives de notre droit qui autorise désormais des juges, en contradiction avec toute l'histoire de notre tradition juridique, à procéder selon un logique holiste de type magique, fétichiste et obscurantiste. L'affaire Dieudonné nous en offre un nouvel exemple.

La perversion des lois mémorielles tient au fait qu’en sanctionnant des propos et non des actes, elles font sortir le droit pénal du seul registre où il peut avoir un sens rationnel et donc une légitimité dans une société moderne laïque et acquise en principe à l’esprit de science.

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vendredi 10 janvier 2014

Sortie de crise : le "QE" divise les économistes

Lepage.jpgMalgré les meilleures nouvelles des dernières semaines (sanctionnées par la décision de Ben Bernanke d'entamer le processus de réduction - bien timide - de ses interventions au titre de sa politique de "Quantitative Easing"), l'économie américaine n'est pas encore sortie de l'auberge.

Taux zéro et « Quantitative Easing » ne sont pas la panacée que décrivent généralement les médias. Voici pourquoi.

Même si, depuis peu, cela semble aller mieux, jamais une reprise américaine n'a été aussi désespérément faible et longue à se manifester – taux de croissance annuel moyen pour la période 2008-2012 : + 0,6% - (1), malgré des taux d'intérêt quasiment égaux à zéro et une politique monétaire réputée extrêmement laxiste (Quantitative Easing).

Cette situation inédite pose un véritable défi aux économistes. Nous vivons une période passionnante avec le retour de véritables affrontements entre grandes écoles de pensée, tels que nous n'en avions plus connus depuis les grandes joutes des années trente. Chacun, selon ses penchants idéologiques, y va de son explication.

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mardi 7 janvier 2014

Dieudonné : Echecs et contre-feux

Marc SuivreDans un pays où les droits ne sont plus garantis à l’Homme qu’en fonction de ce qu’il pense, l’acharnement des censeurs contre un « humoriste » qui fait du factieux son fonds de commerce, depuis près de dix ans (la quenelle ne date pas de décembre 2013), est extrêmement préoccupant. Que les mêmes – dont Christophe Barbier n’est que le prophète - veuillent mettre Internet sous surveillance « à la chinoise » me pose beaucoup plus de problèmes que Dieudonné et ses séides. Notre classe jactante se sent progressivement dépossédée de ses prérogatives exclusives : celles de bourrer le crâne du Peuple en lui racontant de belles histoires politiquement correctes.

Les socialistes sont très forts aux échecs. D’abord parce qu’ils les collectionnent avec une frénésie à nulle autre pareille, ensuite parce qu’ils ne s’avouent jamais vaincus. C’est ainsi qu’ à l’occasion de la dernière trêve des confiseurs, nous avons pu voir se manifester ce génie propre au socialisme français : la technique du bouc émissaire. Après les « patrons voyous », les « riches cons », le « complot de la finance internationale » qu’avons-nous vu apparaître, pour masquer la grosse gamelle de François zéro sur la courbe du chômage ? Dieudonné !

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vendredi 3 janvier 2014

Drieu Godefridi et les libertariens : Damien Theillier et Stéphane Geyres réagissent

Suite à la publication de l'interview de Drieu Godefridi par Grégoire Canlorbe, et aux jugements critiques qu'il y émettait à l'égard des libertariens, nous avons reçu deux longues réponses de nos amis Damien Theillier et Stéphane Geyres, respectivement Président et Secrétaire général de l'Institut Coppet

C'est avec plaisir, et le plein agrément de Drieu Godefridi, que nous en publions le texte ci-dessous, en espérant que cela débouche sur une fructueuse et cordiale discussion. Meilleurs voeux 2014.

La réponse de Damien Theillier

Désireux d’abord de publier sur notre site l’entretien que Grégoire Canlorbe avait réalisé avec le philosophe Drieu Godefridi, nous avons finalement renoncé à le faire. En effet, si la lecture de cet entretien donne à réfléchir sur de nombreux sujet, sur certains points particuliers, il nous a semblé très dommageable. Un certain nombre de penseurs libéraux/libertariens de premier plan sont présentés de façon caricaturale et prêtent ensuite à une critique facile.

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mardi 31 décembre 2013

Ethique et Capitalisme (rappel de quelques notions de bon sens)

Lepage.jpgLa réflexion sur l'Ethique est un sujet de circonstance en cette période de fêtes de fin d'année.

Pour compléter le très beau papier de Douglas Rasmussen, ci-dessous la reprise d'un texte récemment retrouvé dans les archives de l'Institut Euro 92 et qui n'a jamais été diffusé. Il faisait partie d'un dossier sur" l'Ethique des Affaires".

Si la métaphysique peut être définie comme "la science de l'existence", et l'épistémologie comme "la science de la connaissance", l'Ethique n'est rien d'autre que la science "du bien et du mal" , la science "du juste et de l'injuste".

Sa fonction est d'apporter un code de valeur qui sert à guider les choix et les actions humaines. Elle indique comment les gens doivent se comporter, vis à vis d'eux-mêmes et vis à vis des autres, pour obtenir une coopération sociale pacifique.

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samedi 28 décembre 2013

"Bon" ou "mauvais" capitalisme : le Pape François et l'économie

Me Jean-Philippe Delsol Jean-Phillipe Delsol vient de publier, sur le site de l'IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales, dont il est le directeur), une réaction aux propos diffusés par le Pape François dans son exhortation apostolique du mois de novembre.

Une remarquable analyse qui précise clairement comment comprendre et répondre aux navrantes expressions économiques que l'on retrouve sous la plume du nouveau Pape.

En ce temps de Noël, il paraît opportun d’évoquer le message du Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium du 24 novembre 2013. Avec beaucoup de force, il annonce la joie de l’Evangile, une joie qui doit rayonner au cœur de tous les hommes. Avec beaucoup d’humanité, il exhorte, précisément chacun d’entre nous à redoubler d’attention aux pauvres et à œuvrer en leur faveur. Heureux rappel, y compris au sein même de l’Eglise, heureuse exhortation à l’attention de tous et notamment de ceux qui ont des responsabilités économiques.

Hélas, et par une confusion que nous aurions aimé ne pas rencontrer dans un texte de cette qualité, il s’en prend en même temps à l’économie de marché.

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mardi 24 décembre 2013

Pourquoi l'ordre libéral est la plus humaine et la plus morale de toutes les organisations sociales

Initialement publié dans la revue de la Foundation for Economic Education sous le titre "Visible and Invisible Hands", ce texte est l'une des meilleures analyses des liens entre l'éthique et la main invisible de l'économie de marché. 
Son auteur, Douglas Rasmussen, Professeur de philosophie à St John's University (New York City) fut pendant plusieurs années l'un des piliers des réunions de l'Université d'été de la Nouvelle Economie à Aix en Provence. A l'origine disciple d'Ayn Rand, il est l'un des auteurs libertariens qui a poussé le plus loin la réflexion sur le droit naturel et la théorie des droits dans une approche aristotélicienne.
Soyons reconnaissants à Damien Theillier  d'avoir pris l'initiative d'en faire paraître une traduction en français sur son site Nicomaque  (texte repris ci-dessous).

L’idée selon laquelle les marchés sont guidés par une main invisible pour produire ordre et coopération a été avancée à maintes reprises. Une économie de marché s’appuie ainsi notamment sur des incitations et des intérêts mutuels pour produire un résultat harmonieux. Pourtant, un autre mode d’organisation sociale – peut-être plus ancien – existe et repose essentiellement sur la notion du « bien » et du « juste ».

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