Institut Turgot

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mardi 26 novembre 2013

De la taxation à la spoliation : l'inexorable soviétisation de la société française

Marc SuivreChaque jour que Dieu fait, nous nous enfonçons un peu plus sûrement dans la crise, par la grâce d’une Présidence normale autoproclamée. Pourtant, pareil aveuglement, pareille persistance dans l’erreur, pareil acharnement à nier les évidences, ne relève pas de la normalité, mais de la pathologie.

« Le socialisme arrive très rapidement à court de l’argent des autres » disait Margareth Thatcher en s’inspirant librement de Winston Churchill. Malheureusement pour nous, il semble que nos socialistes aient décidé d’appliquer ce principe jusqu’à l’absurde.

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vendredi 22 novembre 2013

Sortie de crise : les Etats-Unis et l'Europe victimes d'une politique monétaire schizophrénique

Abondance de monnaie "publique" (monnaie de base), pénurie de monnaie "privée" (monnaie de banque)... 
Sachant que la monnaie de banque fait à elle seule plus de 80% de la masse monétaire globale, explique notre ami Steve Hanke, c'est une situation intempestive de resserrement monétaire global provoquée par les nouvelles réglementations bancaires et financières qui a provoqué le blocage de la sortie de crise.

« L'argent, ça compte !» (Money matters)...reprenant une maxime de Milton Friedman, tel est ce que je ne cesse de répéter dans mes colonnes. 
Depuis le rush des déposants sur les guichets de la banque britannique Northern Rocks - point de départ de la grande crise financière – la croissance de la masse monétaire, au sens large, en a pris un sacré coup, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou en Europe.

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mardi 19 novembre 2013

Entretien avec un "libéral critique" : Drieu Godefridi

Interrogé par Grégoire Canlorbe, étudiant en économie et en philosophie, notre ami Drieu Godefridi livre le fond de sa pensée sur la manière dont lui-même définit le libéralisme, sa position par rapport aux libertariens et autres "anarcho-capitalistes", ainsi que le résultat de ses recherches philosophiques sur le concept d'Etat de droit.

Cet entretien, stimulant et provocateur, parfois surprenant, est publié simultanément sur les sites de l'Institut Turgot et de l'Institut Coppet

Il porte sur trois thèmes : 1) la caricature idéologique du capitalisme; 2) l'Etat de droit démocratique; 3) la politique sociale démocrate.

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jeudi 14 novembre 2013

Why diversity and competition among institutions matter more than the ballot box

Pierre Bessard dirige l'Institut libéral de Genève. Ce qu'il y a de remarquable dans le modèle politique suisse, explique-t-il, n'est pas ce que l'on admire le plus en France (son système de démocratie directe), mais sa manière d'avoir su préserver diversité et concurrence institutionnelle.

Cette diversité et cette concurrence qui furent la source du miracle européen, et auxquelles l'Union européenne tourne aujourd'hui  résolument le dos. Une leçon à méditer.

Let me first specify what I mean by the rather abstract concept of institutional diversity and competition: basically I mean political fragmentation , the multiplication of small states and city-states, and real federalism in the sense of devolution and division of power with limited central government.

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vendredi 8 novembre 2013

Politique économique : les sept scénarios auxquels conduit la crise de surendettement

Philipp BagusSelon Philipp Bagus, nous sommes entrés dans la phase finale d'un processus d'hyper endettement global qui ne peut se terminer que par la liquidation volontaire ou forcée du régime monétaire actuel de monnaie fiduciaire ("fiat money").

Selon quel scénario ? C'est ce que l'auteur, économiste allemand enseignant en Espagne, entreprend d'explorer dans ce second article dont le titre anglais est : "How the paper money experiment will end"

Un système monétaire basé sur la monnaie-papier à cours forcé porte en lui les germes de sa propre destruction. La tentation pour le détenteur du monopole monétaire d'augmenter la quantité de monnaie offerte est quasiment irrésistible. Dans un tel système, avec une offre de monnaie toujours en hausse et en conséquence des prix toujours plus élevés, épargner des espèces monétaires en vue d'acheter des actifs plus tard, ne fait aucun sens. Une bien meilleure stratégie consiste à s'endetter pour financer l'achat d'actifs, et rembourser les dettes ultérieurement avec une monnaie dévaluée.

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mardi 5 novembre 2013

Politique économique : l'illusion que la richesse est toujours là

Auteur d'un remarquable petit livre sur "la tragédie de l'euro" (récemment traduit en français), Phillip Bagus est l'une des stars montantes de l'école d'économie autrichienne. 

Dans cet article (à paraître sur mises.org), il nous rappelle  que l'endettement croissant de nos états et banques centrales n'est qu'un camouflage qui couvre un processus irrémédiable d'appauvrissement. 

La majorité de la population ne remarque pas que nous vivons une époque d'appauvrissement relatif. L'argent a été gaspillé par les gouvernements en dépenses sociales, en renflouements de banques, ou encore – comme en Europe – pour renflouer d'autres Etats. La population n'en ressent toujours pas la douleur. L'illusion que la richesse est toujours là prévaut.

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vendredi 1 novembre 2013

Libéralisme, démocratie et droit de vote

Les formes actuelles d'exercice de la démocratie sont à l'origine de conflits d'intérêts qui expliquent la dérive continue vers le toujours plus d'Etat. 

L'article qui suit a été publié par notre ami le professeur Richard Ebeling sur le site de l'Institut libéral (Genève) sous le titre : "Esquisse d'une limite raisonnable au droit de vote". Un beau sujet de discussion.

L'une des idées les plus sacralisées de l'ère démocratique consiste à croire que tous les citoyens ont un droit universel et égal de voter. Pourtant, ce «droit» a été régulièrement remis en question pour d'excellentes raisons par les penseurs libéraux. Cependant, leur questionnement ne repose pas sur des critères plus ou moins arbitraires comme le sexe, l'âge ou la propriété terrienne. 

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mardi 29 octobre 2013

Le GIEC et les prévisions de réchauffement : réquisitoire contre les modèles climatiques.

Jean-Michel Bélouve poursuit son travail de lecture attentive des documents du dernier rapport du GIEC

Ce qu'il y découvre le conforte dans son jugement que la conclusion de synthèse destinée aux décideurs politiques surestime considérablement l'ampleur du réchauffement que nous serions susceptibles de connaître au XXIème siècle.

La publication, au mois d’octobre 2013, de la “synthèse pour décideurs” du 5ème rapport du GIEC sur le changement climatique, a été l’occasion, pour certains médias naturellement inclinés à alimenter un certain catastrophisme climatique, de publier des manchettes à sensation. 

Naturellement, nombre de politiciens impliqués dans les politiques climatiques ont surenchéri, créant un… climat politique conduisant à ajouter de nouvelles taxes et de nouvelles contraintes récemment votées par le parlement, inspirées par une “nécessaire lutte contre le changemement climatique” et les émissions de CO2.

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vendredi 25 octobre 2013

Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité : retour sur les fondamentaux de la propriété privée


L'histoire de l'Occident s'identifie avec un double processus d'extension et d'approfondissement continus de la propriété privée . 

En symbiose avec les forces de l'innovation et du progrès technologique, ce mouvement est le véritable moteur de la création de valeur, donc de la croissance des sociétés.

Ce texte est la version écrite d'une conférence présentée lors du 5ème week end de la Liberté organisé à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, début juillet 2013

Nous vivons, par définition, dans un univers marqué par un phénomène général de rareté. Dès lors que l'on se trouve en situation de rareté, se pose un problème: celui d'arbitrer l'inévitable compétition économique que les hommes se livrent entre eux pour accéder au contrôle et à l'usage des ressources rares. Or, c'est précisément le rôle du droit, et des règles de propriété qui en découlent, de définir les conditions dans lesquelles cette compétition peut se dérouler de manière pacifique.

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mardi 22 octobre 2013

Gaz de schiste : le problème de fond est la propriété des droits sur le sous-sol

« En 1865, seulement sept ans après la naissance de la production pétrolière à Titusville en Pennsylvanie, la première tentative d’exploration pétrolière fut entreprise dans la province de Jujuy en Argentine. 

À la différence du développement et de la croissance extraordinaire de la production pétrolière aux États-Unis les premières tentatives par les pionniers du pétrole en Argentine se heurtèrent un véritable mur : la propriété publique du sous-sol et l’intervention correspondante des pouvoirs publics.

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vendredi 18 octobre 2013

Dette : quitte à proposer une solution radicale, pourquoi pas la répudiation pure et simple ?

Plutôt qu'un impôt exceptionnel de 10% sur le capital proposé par certains experts du FMI pour  résoudre la question du caractère insoutenable de l'endettement des états, Olivier Braun suggère une solution encore plus radicale : répudier une fois pour toute la dette publique. 

Reprenant des arguments naguère développés par Murray Rothbard, il considère qu'en toute justice Il n'y a pas de raison d'exiger de citoyens innocents qu'ils paient pour sauver la mise de prêteurs imprudents et complices volontaires des états.

Le Figaro révèle, dans son article “le FMI propose une supertaxe sur le capital1 qu'un récent rapport sur les finances publiques rédigé par le FMI énumère différentes solutions théoriques pour régler le problème de l'endettement public. Parmi celles-ci, l'accent est mis sur l'idée d'une taxation en une fois de l'épargne pour rembourser la dette, à hauteur de 10% si l'on fait la moyenne dans la zone euro.

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mardi 15 octobre 2013

Le dernier rapport du GIEC : tout n'y est pas aussi alarmant que ses auteurs le disent

Nous saluons le retour de notre ami Jean-Michel Belouve. Il vient de se livrer à une lecture très attentive des documents récemment publiés par le GIEC. Voici ce qu'il y a découvert. 

Le rapport AR5 du GIEC n’est alarmant qu’en apparence. En fait, ses scénarios pratiques donnent des prévisions de hausses de température allant de 0,9° C à 1,8° C pour la fin du vingt et unième siècle. Ce n’est qu’en ajoutant deux scénarios totalement invraisemblables qu’il parvient à annoncer des valeurs allant jusqu’à +4,8 ° C pour 2100.  

En fait, il apparait que l’évolution économique naturelle conduira à des limitations des émissions bien plus efficaces que celles prévues par les politiques actuelles, et que les lois du marché conduiront à des mix énergétiques dans lesquels les énergies fossiles seront minoritaires, pourvu qu’on laisse se développer l’économie et que l’on concentre les efforts sur la recherche et le développement des énergies de demain.

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vendredi 11 octobre 2013

Le dernier rapport du GIEC : de quoi en rester médusé !

Marko.jpgEn post-scriptum à sa vidéo du 29 mai dernier sur "la fin du réchauffisme" (qui bénéficie actuellement d'un record de lectures), Istvan Marko nous dit tout ce qu'il pense du nouveau rapport du GIEC.

A la mi-septembre, le cinquième rapport du GIEC sur l’évolution du climat était dévoilé en grande pompe à Stockholm. Depuis des mois, les ténors du réchauffement climatique dû à l’Homme ont multiplié les exercices de musculation vocale et préparé la planète à la sortie de leur Bible climatique.

Pourtant, le contenu de ce rapport ne s’écarte en rien des précédents. Il reprend avec la même monotonie, le même mantra martelé sans cesse depuis des années : « l’Homme est responsable du réchauffement climatique actuel ! La faute en incombe à l’usage des énergies fossiles ! Le CO2 est le grand coupable ! Il faut diminuer le taux de CO2 que nous rejetons ! »

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mardi 8 octobre 2013

Bobard, le roi des éléphants...

C’est un fait entendu, l’honnêteté n’est pas la qualité première de nos dirigeants. Devrions nous vraiment nous en étonner quand, chaque jour médiatique nous apporte la preuve que taire et dissimuler sont gages de longévité dans le cirque ambulant qui nous tient lieu de débat public.

Marc SuivreEn matière de mensonge, nous ne sommes jamais déçus avec les héritiers de Jaurès. Quoi de plus normal, venant de gens qui pensent sans rire, que leurs idées en matière économique et fiscale vont répandre la justice et la félicité, que le pauvre deviendra riche et que le riche… partira en Suisse. J’en veux pour preuve que depuis le retour de la morale et de la concorde, rue du Faubourg Saint-Honoré, grâce à « lui Président », les bobards nous sont délivrés à un rythme jamais revu, depuis que le meilleur ami de René Bousquet a quitté les lieux en mai 1995.

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mercredi 2 octobre 2013

Loi Taubira et effondrement de l'Etat de droit : comment l'idéologie de l'état-providence pousse au crime...

Notre ami Gilles Dryancour est de retour avec une étude particulièrement décoiffante. Il nous propose une analyse renouvelée - et d'actualité - de l’économie du crime. 

Ce projet, nous a-t-il confié, est né de la lecture d’un livre remarquable, par son courage intellectuel : "La France orange mécanique",  de Laurent Obertone (1).

Dans le champ empirique, l’ouvrage d’Obertone confirme le modèle théorique développé, en 1968, par le futur prix Nobel d’économie Gary Becker. 

Dans son célèbre article, Crime and Punishment, Becker explique que le nombre de crimes dépend d’un calcul rationnel effectué par les délinquants. Consciemment ou inconsciemment, ceux-ci comparent le gain potentiel de leur crime aux coûts qui peuvent y être associés. Ces coûts sont donnés par la probabilité d’être arrêté, jugé et puni (2).

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