lundi 21 septembre 2015

Interview : Le nuage noir d'une gouvernance fiscale mondiale

Cette interview, signée par le journaliste Gilles Pouzin, fait partie d'un dossier spécial "Santé publique et politique fiscale" qui vient d'être publié en supplément de Politique Internationale, la revue trimestrielle de Patrick Wajsman.

Gilles Pouzin : Les instances internationales comme le G20, l’ONU, le FMI ou l’OCDE s’ingèrent de plus en plus fréquemment dans la politique des états. Est-ce une réponse à la crise financière ?

Henri Lepage : C’est vrai, il y a un mouvement de transfert de l'intiative réglementaire des états vers la sphère supranationale, avec pour effet de doter certaines organisations internationales du pouvoir d'interférer de plus en plus avec la liberté d'action des états. Mais le rôle croissant des institutions internationales en matière économique et financière est davantage une conséquence des crises financières qu'une solution pour les éviter.

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lundi 14 septembre 2015

Shadow banking et bulle financière : l'autre vision

Rédigée il y a quelques mois, cette note a été conçue pour expliquer ce qui se cache réellement derrière le concept de Shadow banking (finance de l'ombre) et les idées reçues concernant la responsabilité des excès et emballements de la finance moderne dans la crise financière 2007-2008.

Là aussi n'oublions pas que les pouvoirs publics, par ignorance ou incompétence, sont eux-mêmes souvent à l'origine de ce qu'ils reprochent aux autres; et que l'élément déterminant de la montée de la bulle et du déclenchement de la crise se trouve en définitive du côté des organes de l'Etat et de la conception angélique de l'action publique qui les inspire.

Qu'est-ce que le Shadow banking ? La meilleure définition est celle que suggère l'économiste américain Gary Gorton : ce qu'on appelle Shadow banking n'est en fait qu'un deuxième système bancaire qui s'est développé en complément du système bancaire classique et s'est greffé sur lui.

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vendredi 4 septembre 2015

La chine, la mondialisation et le papillon américain

HL2014_A.jpgQue s'est-il passé cet été ? Quelle est l'origine du coup de chien qui, pendant la seconde quinzaine d'août , a semé la panique sur les marchés ?

On est tous d'accord : cela a commencé en Chine, avec la méga chute de la bourse de Shanghaï à la fin du mois de juillet, les mauvaises nouvelles sur la croissance chinoise (d'une croissance habituelle à deux chiffres on est tombé à 7 % pour 2015, puis probablement 6 % pour 2016), la dévaluation de 2% du taux de change de référence (currency peg) du Yuan par rapport au dollar.

Mais pourquoi cette crise, et à ce moment-là, en Chine ?

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dimanche 30 août 2015

Chine : fausse croissance donc fausse crise ?

Yves MontenayAprès une période de fascination assez incompréhensible pour le soi-disant miracle chinois, voici que l'amorce de sa fin semble une catastrophe planétaire ! Les bourses s'effondrent dans le sillage des matières premières.

Je pense au contraire que le dégonflement chinois n'est pas la catastrophe annoncée. Pour cela il faut d'abord distinguer la vraie croissance de la fausse.

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dimanche 9 août 2015

Pauvreté et écologie: la fausse bonne idée du Pape

Max FalqueLa Ville Sainte serait-elle mal inspirée ? La nouvelle encyclique « Laudato si » propose un changement de politique afin de faire face à la pauvreté et à la crise écologique. Ce texte que l’on peut soupçonner d’avoir été Inspiré par la « Théologie de la libération » visant indirectement à réconcilier socialisme et christianisme a, à ce titre, suscité l’enthousiasme des media bien-pensants.

Le Pape est pourtant bien placé pour savoir que l’enfer est pavé de bonnes intentions….fussent de pavés verts, roses ou rouges !

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lundi 3 août 2015

Lettre ouverte au Pape François sur le changement climatique

Marko.jpgLes risques associés à l’indigence et à des politiques énergétiques erronées sont bien plus importants et plus graves que les hypothétiques dangers dus au changement climatique. Une richesse adéquate permet aux hommes de prospérer dans un large éventail de climats ; la pauvreté, elle, sape toute prospérité humaine, même dans le meilleur des climats.

Votre Sainteté,

Si le sort de nos frères humains, de la nature et de notre environnement est d’une importance capitale, il est tout aussi impératif, dans une démarche se revendiquant de la science, que les règles fondamentales de celle-ci soient scrupuleusement respectées. Force est de constater en lisant votre encyclique, Laudato Si', dont la parution à quelques mois de la prochaine congrégation sur le changement climatique à Paris (COP21) donne un signal fort d’encouragement aux dirigeants de notre monde et aux organismes alarmistes non-gouvernementaux, que vous avez choisi de vous aligner sur les thèses officielles basées sur les conclusions du GIEC (groupe intergouvernemental sur l’étude du climat).

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samedi 18 juillet 2015

Le 29 juin 2015 : "Mythe climatique et peur exponentielle" par Benoît Rittaud

"Les climato-réalistes" est le nom d'un nouveau collectif d'action et d'expression à la naissance duquel l'Institut Turgot apporte son concours pour essayer de contrer l'insupportable campagne idéologique et médiatique à laquelle nous allons être soumis jusqu'à la rencontre au mois de décembre prochain, à Paris, de la 21ème réunion mondiale sur le climat (COP21).

L'objectif est d'attirer l'attention des Français sur l'ensemble des mensonges, contrevérités et manipulations tant scientifiques que philosophiques que recèle le discours ambiant sur les origines anthropiques du changement climatique.

C'est dans cette optique que, le lundi 29 juin 2015, nous avons invité Benoît Rittaud pour nous parler du Mythe climatique comme exemple emblématique des grandes peurs collectives et irrationnelles nourries par le vertige de la figure exponentielle.

Les graphiques accompagnant la présentation n'apparaissant pas dans la vidéo, vous pouvez suivre la conférence en utilisant le diaporama ci-dessous :

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mardi 19 mai 2015

7 mai 2015 :"Pourquoi il faut démanteler le GIEC", conférence de Drieu Godefridi

Le 7 mars dernier, sur le site de Contrepoints, notre ami Drieu Godefridi a publié un article intitulé : "Climat : pouquoi le GIEC doit être démantelé". Le 28 avril, il était invité par l'Académie royale de Belgique à développer ce thème dans le cadre d'une conférence très formelle sur le  […]

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lundi 20 avril 2015

Pauvre CO2 !

Marko.jpg Coup de gueule d'Istvan Marko, le directeur scientifique de "Climat: 15 vérités qui dérangent", à propos des affirmations sur le réchauffement climatique sans cesse répétées par les fanatiques du GIEC. Professeur de chimie organique, il sait de quoi il parle.

Non, non, non et non !! Je le répète et le répéterai sans cesse : le CO2 n’est ni un poison, ni un polluant ! Il ne l’a jamais été et il ne le sera jamais !

Malgré les nombreuses campagnes de désinformation, menées par des ONG environnementalistes sans scrupule, qui n’hésitent pas à endoctriner nos jeunes têtes blondes dès le début de leurs études, en dépit des accusations médiatiques injustes relayées par certains journalistes trop occupés pour vérifier leurs sources les plus fondamentales ou déjà acquis à « la cause », et nonobstant sa condamnation par certains politiciens dogmatiques et aux connaissances scientifiques hésitantes, le CO2 est et reste ce qu’il a toujours été : l’une des molécules les plus importantes de la vie !

Pas de CO2 et pas de vie sur Terre telle que nous la connaissons.

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mardi 14 avril 2015

Urbanisme, environnement : quand la corruption se banalise

Notre ami Max Falque est le délégué général de l'ICREI(International Center for Research on Environmental Issues), fondé en 1991 par Alain Madelin. L'article qui suit s'efforce de faire la lumière sur un sujet trop souvent tabou, mais qui est une conséquence inévitable de l'hypertrophie réglementaire d'un Etat qui veut se mêler de tout. La version originale a été publiée dans La Revue Foncière (janvier-février 2015).

L’urbanisme, dans la mesure où les capitaux en jeu sont très importants et où les pouvoirs publics jouent un rôle majeur a toujours permis la corruption, tout comme les ventes d'armes ou les grands marchés publics.

Nous insisterons particulièrement sur les documents d'urbanisme qui en fait concernent l'aménagement du cadre de vie, comme le précise l'article L. 110 du code urbanisme ; «  il faut en effet considérer que cette réglementation comprend l'ensemble des dispositifs destinés à gérer l'espace. Il faudrait d'ailleurs mieux utiliser l'expression réglementation environnementale »1.

Ces réglementations concernent un champ très important et ont pour caractéristiques communes « d'affecter le droit de propriété et l'ensemble de ses variantes qui déterminent la relation entre l'homme et le sol notamment : le zonage les grands ouvrages structurants, la protection de l’environnement, la prévention des risques naturels et technologiques, la délivrance des différents permis et autorisations, les restrictions à la libre utilisation du sol ou des bâtiments par de multiples servitudes »2.

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mercredi 1 avril 2015

Elections : les Français et la malédiction des intermédiaires

Suivre2.jpgNotre ami Marc Suivre tire, à sa manière et toujours avec la même spectaculaire causticité, les leçons de ce scrutin départemental.

Voilà, c’est fait ! Une fois encore, le train des illusions socialistes s’est encastré dans le mur des réalités que ses conducteurs refusaient obstinément de voir. Ce faisant, ils perdent leurs ancrages locaux, avec une constance qui force le respect. Ces déroutes communales puis départementales, en attendant la conclusion régionale, ne sont pas neutres.

Entamée après la bérézina de 1992, la lente conquête de « la France des territoires » avait permis au PS de résister à l’implosion, au soir de la défaite de la folle du Poitou, en 2007. Dans la bataille de chiffonniers homérique qui s’en suivit, Martine Aubry avait tellement bourré les urnes pour faire barrage à l’ex de son prédécesseur, qu’à côté, la guerre Fillon-Copé est passée pour une votation suisse. À l’heure où les grands féodaux socialistes se retrouvent à poil, on est en droit de se demander ce qu’il restera du PS après les Présidentielles de 2017, si Pépère mord la poussière.

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lundi 16 mars 2015

Sortie de crise : de la Grande récession à la Grande stagnation

HL2014_A.jpgCet article, publié dans le numéro Hiver 2014- 2015 de la revue Politique Internationale, a été écrit au début du mois de novembre 2014. Depuis lors un certain nombre d'événements sont intervenus – notamment le lancement du QE européen. Le climat conjoncturel a quelque peu évolué. Des retouches ont été apportées ici et là pour en tenir compte mais, globalement , cela ne change rien ni à l'analyse, ni au diagnostic, et encore moins aux perspectives.

Six ans après la fin officielle de la grande récession la sortie de crise n'est toujours pas en vue. Certes l'économie américaine a repris quelques couleurs, mais la zone euro n'a toujours pas retrouvé son niveau de production d'avant la crise, et les économies émergentes, Chine en tête, semblent à leur tour gagnées par le ralentissement général de la croissance.

Pourquoi cette lenteur désespérante du processus de sortie de crise ? L'explication la plus courante consiste à accuser les dirigeants des pays développés d'avoir trop vite arrêté leurs politiques de soutien massif à l'économie pour retrouver les contraintes de l'austérité budgétaire. Cet article a été écrit pour attirer l'attention sur une toute autre analyse qui met en cause une accumulation d'effets pervers dont les politiques de taux zéro et de rachats massifs d'actifs (Quantitative easing) menées par les banques centrales seraient la cause.

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lundi 9 mars 2015

Liberté d'opinion : comment la route de la servitude passe par Charlie.

Le texte est long, mais il vaut vraiment la peine d'être lu. Au-delà de l'actualité immédiate et des méfaits du conformisme de la pensée unique, notre ami Gilles Dryancour met à nu les dysfonctionnements de notre interprétation et pratique contemporaines de la démocratie. Il révèle pourquoi l'analyse d'Hayek sur les engrenages de la pensée totalitaire est plus que jamais d'actualité. A retenir notamment sa brillante analyse du marché des opinions comme une catallaxie.

Les attentats islamistes de Paris, des sept, huit et neuf janvier dernier, ont donné lieu à l’opération de propagande médiatique la plus aboutie du XXIe siècle. La canalisation de l’émotion collective au travers du slogan ’’Je suis Charlie’’ fut un véritable coup de génie qui restera certainement dans les annales de la psychologie sociale.

Transformer l’indignation collective en soutien du gouvernement le plus impopulaire de la cinquième république n’était pas acquis d’avance. L’exploit est techniquement remarquable, même si la recette en est connue depuis la fin du XIXe siècle.

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samedi 28 février 2015

26 janvier 2015 : "Libéralisme et liberté d'expression - la liberté doit-elle être sacrifiée à la sécurité ?" - Réunion Assemblée nationale

Jesuischarlie.jpgEn 2009, à l'occasion de la publication de leur petit ouvrage "Avancer vers l'Etat de droit", l'Institut Turgot avait organisé à l'Assemblée nationale une réunion dont Me Jean-Philippe Delsol, Me Jean-Philippe Feldman et Me Patrick Simon étaient les invités. Le thème de la réunion était « la présomption d'innocence », mais tous trois avaient passionné leur auditoire en lui offrant une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France.

Au cours des années qui ont suivi l'Institut Turgot a demandé à ses trois amis avocats de renouveler cette expérience et de se constituer en une sorte d'Observatoire annuel des droits et libertés individuels en France. C'est ainsi que deux autres réunions ont été programmées en 2010 et 2011 , toujours organisées dans ce haut lieu de la vie publique française qu'est l'Assemblée nationale.

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jeudi 19 février 2015

Humour de gauche

Marc SuivreC’est un fait acquis : les socialistes vivent dans un monde parallèle. De ce décalage spatio-temporel nait la multitude de hiatus qui font d’eux la risée de leurs contemporains.

Comment peut-on gouverner en étant aussi coupé des réalités ? La réponse est dans la question. La certitude de vivre dans le camp du progrès y est pour beaucoup. Il est vrai que vu du pays de Candy : il n’y a que des méchants et des gentils. Ce maçonisme de bazar qui semble leur tenir lieu de viatique, veut que la gauche soit l’incarnation du Bien. Cette hypothèse, audacieuse à l’aune des zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, les pousse probablement à voir le monde qui les entoure en blanc ou en noir, sans aucune nuance de gris (on ne leur en demande pourtant pas 50, juste 3 ou 4).

C’est de leurs certitudes puériles que viennent ce conformisme hallucinant et cette intolérance légendaire qui les conduit, si souvent, au ridicule le plus achevé en matière de déclarations péremptoires.

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lundi 2 février 2015

Thomas Piketty, le bluff du XXIème siècle

 "Inference" est une toute nouvelle revue internationale des sciences exclusivement publiée sur le net. Principalement publiée en anglais, mais avec des articles écrits également en français, elle vise à redonner à l'esprit critique et à l'expression d'un libre scepticisme rationnel toute leur place dans l'évaluation des théories et travaux scientifiques soumis aux effets de mode de la société politique et médiatique contemporaine.

L'article qui suit a été publié au mois d'octobre 2014 dans le premier numéro de cette nouvelle revue "on line", sous le titre "Le spectre des inégalités" (inspiré par la célèbre première phrase du Manifeste du parti communiste de Marx et Engels de 1847 : "un spectre hante l'Europe : le communisme").

L’ÉCONOMISTE français Thomas Piketty a concentré l’attention des économistes professionnels, comme du grand public, sur la vieille question marxiste : les sociétés capitalistes conduisent-elles inexorablement à des conditions d’inégalités extrêmes ?Cette question a elle-même connu, depuis Marx, une histoire intéressante : la vision prévalant depuis les travaux d’après-guerre effectués par l’américain Simon Kuznets, prix Nobel d’économie 1971, et la publication de son célèbre article « Economic growth and income inequality1 », est celle selon laquelle les inégalités de revenus sont inévitablement appelées à s’atténuer au fur et à mesure du développement économique.

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mardi 27 janvier 2015

"Je suis Charlie", un erreur stratégique

Tout le monde a salué le « sans-faute » de François Hollande dans sa gestion de l'après 7 janvier. Je pense au contraire qu'il a fait une faute aux conséquences désastreuses, et que s'y ajoutent des erreurs d'analyse.

La manifestation quasi unanime, responsables de nombreux pays en tête, fut un grand moment. Même l'Arabie en était ! Hypocrisie ? Cela montre en tout cas qu'on n'ose pas s'opposer officiellement à  certaines valeurs ... et surtout que tous les pays ont compris qu'ils pourraient eux aussi être victimes du terrorisme.  

Un « sans-faute » de François Hollande donc ? Pas à mon avis : le slogan « je suis Charlie » n'étais pas limpide et son ambiguïté est apparue les jours suivants. Beaucoup l'ont compris comme « je suis avec les victimes ». Mais il signifie aussi « Nous sommes avec le journal », interprétation confirmée par le million d'euros donné pour le relancer. Or l'État n'a pas à « être » un journal particulier, il doit seulement protéger la liberté d'expression. D'autant que ce journal n'est pas n'importe lequel, mais est spécialisé dans des caricatures féroces à destination d'un public assez restreint. Il ne reflétait donc en rien des idées majoritaires ou pouvant être brandies comme représentant la France et ses idées.

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lundi 19 janvier 2015

Liberté et responsabilité d'expression : le rôle du libre-arbitre

Bessard.jpg Dans l'usage d'une société civilisée, le libre arbitre de chacun détermine ce qui peut être dit en quelles circonstances. Tel est l' important rappel à la responsabilité individuelle sur lequel insiste Pierre Bessard, Directeur de l'Institut Libéral basé à Genève, dans un texte dont la version originale a été publiée dans L'Agefi.

Les événements tragiques récents de Paris ont invité à une réflexion sur la liberté d'expression. Et si aucune provocation par les mots ou l'image ne peut jamais justifier d'y répondre par les armes, il convient de s'interroger, avec un peu de recul, sur l'usage de ladite liberté dans une société civilisée. Il ne fait aucun doute que la liberté de pensée, la liberté scientifique, la liberté d'expression et d'émission de la pensée sont des valeurs fondamentales qui ont permis à l'humanité les progrès spectaculaires réalisés notamment depuis les Lumières et la révolution industrielle.

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jeudi 15 janvier 2015

Etre ou ne pas être Charlie ? Une réponse philosophique

Au lendemain du drame de Charlie Hebdo, Damien Theillier a publié sur son site Nicomague II, une courte et remarquable synthèse de la manière dont les libéraux approchent la problématique de la liberté d'expression. Quelques principes fondamentaux qu'il n'est pas inutile de rappeler dans le climat actuel d'exacerbation des sensibilités.

Tout m’oppose à Charlie. Ses valeurs ne sont pas les miennes. 1° Je suis catholique, donc la cible d’attaques fréquentes de Charlie. 2° Je soutiens le libre marché, le droit de propriété et la liberté économique : tout ce que Charlie justement déteste. 3° Je n’aimais pas Bernard Maris, l’économiste du pouvoir en place, le chantre du collectivisme et de la sociale-démocratie (qu’il repose en paix). Quand il m’arrivait de l’entendre sur France Inter, je le trouvais mauvais et malhonnête intellectuellement. Pour autant, je considère la pluralité des opinions politiques comme légitime et je ne déteste pas l’humour satirique de Charlie Hebdo, très français en fait, dans la veine de Voltaire, de Rabelais.

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Qui sommes-nous ?

l'Institut Turgot est une association loi 1901 déclarée à la Préfecture de Paris (anciennement association "Société et Liberté") dont le Président est Gilles Dryancour et la déléguée générale Marie-France Suivre. Siège social : 35 avenue de Breteuil, 75007 Paris. Webmaster et animateur du  […]

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mardi 6 janvier 2015

Nicholas Taleb: excellence et fragilité de l'Antifragile

Notre ami Drieu Godefridi nous envoie, ci-dessous, une note de lecture critique sur « Antifragile : les bienfaits du désordre » le dernier livre de Nassim Nicholas Taleb paru cet été aux éditions Les Belles Lettres.

Par ses réflexions sur le risque, l'incertitude, la complexité et les mécanismes de résilience, ainsi que par son opposition au déterminisme des modèles mathématiques de la science économique et financière contemporaine, la pensée révolutionnaire de Taleb (statisticien de profession) s'inscrit de fait dans une ascendance libérale de type franchement "autrichienne".

Né en 1960 à Amioun, au Liban, Nassim Nicholas Taleb s’est fait connaître par la parution, en 2007, de The Black Swan: The Impact of the Highly Improbable, une étude des événements imprévisibles, dans lequel il annonçait la crise financière qui débuterait quelques mois plus tard. À maints égards, par ses sources et son cadre de références, Taleb s’inscrit dans la grande tradition libérale. C’est un penseur puissant et profondément original, dont l’humour et l’ironie ne sont pas sans évoquer le style de Jean-François Revel.

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mercredi 31 décembre 2014

Loi Touraine : "Je ne suis plus médecin mais... officier public de santé".

Enfin une analyse qui révèle clairement ce que sont les enjeux de la loi Touraine (qui parachève l'étatisation bureaucratique du système de santé) et pourquoi nos libertés personnelles sont directement concernées. Le saviez-vous ? A lire et largement diffuser.

« Aujourd'hui est un beau jour pour mourir » est une parole prêtée aux guerriers Sioux et Cheyennes le jour de la bataille de Little Big Horn contre les troupes de Custer qui attaquaient leur village. Cela veut dire que c’est la dernière bataille, celle où se joue la survie. Le dernier choix libre est la mort au combat.

Aujourd’hui ce qui reste de la médecine libérale livre son dernier combat pour sa survie.

Cette loi santé aura aussi des conséquences graves pour les patients. Il semble que bien peu de gens en soient conscients Ainsi non seulement la Sécu rembourse de moins en moins et prélève de plus en plus mais :

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jeudi 18 décembre 2014

Idéo-virus et vols de concepts, sophismes, illusions et mensonges de l'Etat : François Guillaumat s'explique

François Guillaumat est un personnage qui a joué un rôle important dans le renouveau de la pensée libérale/libertarienne en France, au cours des années 1980 et 1990. Nul autre que lui ne connait mieux les œuvres (qu'il a souvent traduites) d'Ayn Rand, de Murray Rothbard, de Hans Herman Hoppe, mais aussi de Ludwig von Mises - au point de pouvoir en réciter par cœur des morceaux entiers. 

Logicien hors pair, François impressionne par la rigueur de ses raisonnements qui le conduisent à tenir un discours souvent bien hermétique pour qui n'a pas une culture épistémologique déjà bien affirmée (ce qui est le cas de la plupart des économistes dans notre pays).

D'où le très grand intérêt de cette conversation enregistrée à l'initiative de Grégoire Canlorbe. En racontant les étapes de son propre cheminement intellectuel, François Guillaumat nous révèle ce qui, au plus profond de sa pensée, détermine les ressorts d'un radicalisme libertarien exemplaire.

Question : Le passage du positif au normatif, de la description du monde tel qu’il est aux prescriptions sur ce que le monde devrait être, est un problème épistémologique bien connu. Au sein de la tradition libérale, les auteurs jus-naturalistes, tels que Locke, Bastiat et Rothbard, tiennent la propriété privée légitime (i.e. acquise sans violence) pour un droit naturel, i.e. qui se déduit de la nature humaine.

Il est souvent argué que cette position philosophique n’est pas valable en ce sens qu’elle infère un devoir-être sur la base de l’être, ce qui constitue une aberration logique. En tant que libéral anarcho-capitaliste et défenseur revendiqué de « la propriété naturelle », que répondriez-vous à cette critique récurrente ?

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dimanche 7 décembre 2014

Les marchands de l'apocalypse climatique sont de retour

Marko.jpgCette fois, c’est parti. Le rouleau compresseur de la désinformation climatique s’est mis en branle et, dans les jours, les semaines et les mois qui vont suivre, va nous laminer sous le poids de ses annonces climato-cataclysmiques. Un vrai festival de terreur-fiction surréaliste nous attend.

Et pourtant, la période estivale avait été paisible : pas un zélote du brûlot mondial à l’horizon. Il faut dire que le temps, assez peu avenant, n’était guère propice aux élucubrations sur un hypothétique réchauffement climatique. Hélas, comme les hirondelles sont annonciatrices du printemps, la fin de l’été nous apporte le retour des prédicateurs de l’apocalypse climatique.

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mercredi 26 novembre 2014

"Capitalisme" : le scandale de la série d'Arte

Emmanuel MartinLa diffusion par la chaine de télévision Arte de sa série documentaire ayant pour titre "Capitalisme" (six épisodes) a provoqué une profonde indignation chez tous nos amis. Une lettre collective de protestation, dont l'Institut Turgot était l'un des signataires, a été envoyée à la direction de la Chaine.

Emmanuel Martin, le directeur d'IHS-Europe , dénonce le scandale de cette formidable entreprise de désinformation et de propagande idéologique antilibérale, financée avec nos impôts (l'argent des autres).

Caméras vidéo pour filmer, micros pour la prise de son, lumières pour l’éclairage, avions pour se déplacer dans 22 pays, ordinateurs et logiciels pour composer, mixer, insérer des effets, finaliser, écrans de TV pour visionner tout cela… Autant de « produits » du capitalisme qui auront permis à Arte de produire et diffuser sa série intitulée « Capitalisme ». Une série… anticapitaliste. Beau paradoxe qui pose d’emblée, disons-le, le niveau d’honnêteté intellectuelle qu’on y trouve. Quelques réactions, à chaud.

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lundi 10 novembre 2014

5 novembre 2014 : "Thomas Piketty, le bluff du XXIème siècle" - Conférence Assemblée nationale

Les économistes français sont à l'honneur. Il y a d'abord eu le fantastique succès remporté aux Etats-Unis par le livre de Thomas Piketty : Le capital au XXIème siècle puis, tout récemment, le Prix Nobel d'économie 2014 décerné à Jean Tirole de l'Ecole d'économie de Toulouse. En tant que français, nous ne pouvons certes que nous réjouir de voir certains de nos professeurs ainsi honorés par la communauté internationale. Mais, en tant que libéraux, que devons-nous en penser ?

C'est pour répondre à cette question que l'Institut Turgot a organisé, le mercredi 5 novembre 2014, une première réunion au cours de laquelle les thèses très peu libérales - mais idéologiquement fort influentes - que développe Thomas Piketty dans son livre étaient soumises à la critique de quatre de nos amis : Stéphane Couvreur (de l'Institut Coppet), Henri Lepage, Jean-Marc Daniel (professeur à l'ESCP, directeur de la revue Sociétal) et Alain Madelin.

Ci-dessous, l'enregistrement vidéo de cette rencontre :

Pour télécharger les graphiques auxquels Stéphane Couvreur fait référence dans son exposé, cliquez ici. Par ailleurs voici quelques points de repère pour faciliter le visionnage de la conférence : 1) Stéphane Couvreur (3'50" à 27'), 2) Henri Lepage (27' à 50'), 3) Jean-Marc Daniel (50' à 1h08'), 4) Alain Madelin (1h08 à 1h46').

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jeudi 6 novembre 2014

Anaphore et citron pressé

Marc SuivreS’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozyà la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout - ceux qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal.

A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

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vendredi 24 octobre 2014

L'archaïque conception cosmogonique du World Wild Fund (WWF)

Le WWF vient de publier son rapport de 2014 sur l’état de la planète. On y apprend qu’au rythme de consommation actuelle, il faudrait à l’humanité une terre et demie pour lui permettre de se régénérer. L’humanité aurait dépassé les « frontières planétaires » permettant à la planète de se reconstituer et la faute en incomberait principalement à la voracité des pays occidentaux.

Réponse de Corentin de Salle : à l’examen, il apparaît que les constats de ce rapport sont contestables, que ses prédictions sont alarmistes et ses solutions contreproductives. Le WWF développe une conception animiste de la nature.

L’inquiétant constat de l’épuisement des ressources à brève échéance est tout sauf neuf. C’est même une constante dans la littérature écologique et pré-écologique. Et ce depuis…1798, date de publication du fameux « Essai sur le principe des populations » de Thomas Malthus (1766-1834) dont les prédictions alarmistes ont été totalement démenties. Dans son ouvrage « Halte à la croissance », le Club de Rome, en 1972 prédisait l’épuisement des ressources pour 1992. En 1992, paraît alors « Beyond the Limits », l’édition révisée qui annonce la pénurie des ressources 40 ans plus tard. Etc.

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jeudi 16 octobre 2014

La richesse d'une pensée "autrichienne" : entretien avec François Facchini

Nous devons à Grégoire Canlorbe  et à l'Institut Coppet l'heureuse initiative d'avoir lancé la publication d'une série originale d'entretiens questionnant en profondeur certains des acteurs les plus influents ou intellectuellement les  plus en pointe du mouvement libéral/libertarien français.

Ci-dessous, la reprise de l'interview de François Facchini,  initialement publiée au mois de février2014 sur le site de l'Institut Coppet.

Trois grands thèmes y sont abordés : d'une part, une présentation magistrale de la théorie "autrichienne" de l'entrepreneur et de ses apports essentiels par rapport à l'enseignement économique dominant; d'autre part, une excellente analyse historique et philosophique sur les origines de l'ordre libéral, construite sur  l'intuition fondamentale d'Hayek concernant le développement des "ordres spontanés" dans le domaine des institutions; enfin, une réflexion inédite sur le rôle de l'"entrepreneur idéologique". A suivre...


1. Comment présenteriez-vous au non initié l’école autrichienne d’économie ? Quelles sont les grandes spécificités de ce courant par rapport à l’école néoclassique, qui est actuellement le courant orthodoxe de la science économique 

Je souhaiterais avant de répondre à toutes vos questions vous remercier pour l’intérêt que vous portez à mes recherches et à ma vision des sciences économiques et de l’école autrichienne en particulier.

Je pense que la meilleure présentation des différences entre l’école néoclassique et l’école autrichienne a été faite par Jésus Huerta de Soto dans son livre d’introduction à ce courant de pensée intitulé[1] L’école autrichienne. Marché et créativité entrepreneuriale . Parmi toutes les différences entre le courant orthodoxe et l’école autrichienne, la plus importante me semble être aujourd’hui son refus de penser l’économie de marché à partir de la théorie de l’équilibre.

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mardi 30 septembre 2014

Le réchauffement climatique : une supercherie ?

Le 22 septembre dernier nos amis Drieu Godefridi et Istvan Marko étaient invités par RTL.be à intervenir dans le cadre de leur émission "Pour ou Contre" pour répondre de manière contradictoire à la question : "Le réchauffement climatique : mensonge ou réalité ?". Y a-t-il  […]

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vendredi 12 septembre 2014

Sécession écossaise : l'explication par l'analyse économique de l'Etat prédateur

Si l'évolution technologique favorise la poussée vers des micro-états, une telle évolution serait beaucoup plus favorable à tous que la recherche du Très Grand Etat qui inspire la conception actuelle de l'Union européenne. 

Bertrand Lemennicier livre son analyse des enjeux fondamentaux qui se cachent derrière la demande écossaise de sécession. 

Le 18 septembre prochain, les écossais vont décider, par référendum, de quitter ou non le Royaume Uni pour redevenir un Etat souverain. La question posée est simple :

"Souhaitez-vous que l'Ecosse devienne un pays indépendant ? Oui/Non

Les écossais, partisans du oui, supposent que, séparé du Royaume Uni, leur destin sera meilleur que de rester dans l’union. Les partisans du non pensent le contraire[1].

Le problème soulevé par ce référendum est intéressant à plus d’un titre et peut être généralisé à n’importe quelle union, y compris l’Union Européenne, mais aussi à n’importe quelle région d'un Etat.

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mercredi 20 août 2014

Attendre la reprise tue la croissance !

La reprise tardant c'est la crainte de la déflation qui a la vedette. Quelle aubaine ! Voilà un argument solide pour résister à la pression réformiste. C'est une illustration supplémentaire de l'ignorance économique, car en arrière-plan, il y a la confusion entre reprise et croissance, termes que beaucoup de politiques et de journalistes utilisent indistinctement.
 
" Reprise ou croissance peu importe, pourvu qu'on sorte de là ! " diront le gouvernement, les entreprises et l'opinion publique, ce qui accroît la confusion entre ces deux termes qui ne sont pourtant pas du tout équivalents, et ne nécessitent donc pas la même politique.

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mercredi 13 août 2014

"Common Law" contre Droit civil : l'expérience française de l'Ancien régime

Avec Hayek, nous avons pris l'habitude d'admettre que, par définition, les régimes de "Common Law" sont des système de droit économiquement plus efficaces que nos régimes de "droit civil". 
On oublie souvent que, pendant des siècles, la France fut un pays où ont coexisté les deux régimes. De ce fait notre pays offre un terrain privilégié pour tester cette affirmation. C'est ce qu'a fait David Le Bris, un jeune professeur spécialisé en finance historique dans une business school de la France méridionale. 
Les résultats de sa recherche sont sans doute déconcertants. Mais l'idée même de faire ce genre de recherche est une heureuse initiative qui mérite d'être saluée et encouragée.

Comment expliquer les fortes différences de niveau de vie observées entres les communautés humaines ? Douglas North, prix Nobel 1993, nous a appris que progrès technologiques, investissements en capital ou dans l’éducation ne sont pas des causes de la croissance mais des manifestations. Les causes sont à chercher plus profondément. Dans les institutions informelles (normes, coutumes, habitudes) et formelles dont dispose chaque communauté humaine.

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mercredi 6 août 2014

Le 2 juillet 2014 : "Repères dans le brouillard de la crise", séminaire autour de Jacques Raiman.

Il y a maintenant sept ans que sont apparus, au mois d'août 2007, les premiers signes de la grande crise financière et économique dont le monde occidental n'a toujours pas encore vraiment récupéré. A cette occasion, notre ami Jacques Raiman, chef d'entreprise, fondateur de l'Institut Turgot en 2002,  […]

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mercredi 30 juillet 2014

Medias, propagande et aliénation de l'esprit critique

Le mercredi 10 septembre prochain, notre amie Sophie de Menthon et le mouvement Ethic organisent un colloque sur le thème : "Les medias sont-ils devenus fous ?".
A cette occasion, nous avons demandé à Marc Suivre si ce sujet, particulièrement adapté à son humour caustique et à son franc parler, lui inspirait quelque réflexion. Voici sa réponse.

En creusant le sujet, et notre cervelle par la même occasion, on commence par se demander, avec insistance : pourquoi « devenus » ? Les journalistes, à bien y regarder, ne comptent pas au nombre des personnes les plus saines d’esprit de ce pays. Leurs réflexes sont pavloviens. Ils sont toujours prompts à dénoncer chez les autres ce qui est la règle chez eux : recrutement opaque, copinage, promotion canapé, promiscuité incestueuse avec les politiques, passion pour la stigmatisation … j’en passe et des meilleurs. 

Alors oui, nos médias sont à la masse et ce phénomène s’amplifie à mesure que, la crise aidant, le modèle qu’ils tentent de nous imposer depuis les années Mitterrand prend l’eau de toute part.

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mercredi 23 juillet 2014

Le monde Bitcoin et l'avenir des systèmes "pair à pair" : 2) perspectives et concurrence, Bitcoin 2.0

Second volet de l'analyse de Gérard Dréan sur Le monde Bitcoin. 

Dans la première partie, nous avons rappelé quelques éléments techniques indispensables, et nous avons visité le milieu original du logiciel libre où grandissent Bitcoin, ses frères et ses cousins. Nous pouvons en conclure que les systèmes de paiement pair à pair présentent assez de caractéristiques intéressantes pour continuer à se répandre, tout en se perfectionnant à un rythme spectaculaire.

Dans cette deuxième partie, nous en explorerons les conséquences économiques et sociétales potentielles. Ces réflexions quittent évidemment le registre factuel pour passer au registre de l'appréciation et du pronostic personnels. Il serait bien sûr présomptueux de formuler une prévision. Nous nous contenterons donc de planter le décor, de présenter les protagonistes, de rappeler les règles du jeu et d'esquisser des cheminements possibles.

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lundi 14 juillet 2014

Le monde Bitcoin et l'avenir des systèmes "pair à pair": 1) comment ça marche

Partir à la découverte de Bitcoin, c'est s'embarquer pour un voyage sans fin. 
En explorant les blogs, les forums et les wikis, on découvre des choses qu'on avait mal comprises ou dont on n'avait pas perçu l'importance, qui viennent corriger des opinions qu'on s'était forgées, répondre à des questions restées ouvertes ou soulever de nouvelles questions qui incitent à poursuivre l'exploration. 
Dans une situation aussi dynamique, il n'est pas inutile de faire le point de temps en temps, même au risque de se répéter ou de devoir rectifier ses positions antérieures.
Notre ami Gérard Dréan nous propose de revenir en détail sur le monde Bitcoin, avec deux articles dont le second concernera les conséquences sociétales de cette révolution technologique. 
Vos réactions à ce premier texte seront les bienvenues car elles permettront d'enrichir le suivant.

Dans ce monde mouvant, une question fait figure de point fixe : le phénomène bitcoin est-il le début d'une profonde révolution sociétale ou une bulle en forme de gigantesque arnaque ? 

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lundi 7 juillet 2014

Etre libertarien - une interview de Stéphane Geyres

Stéphane Geyres est Président du "Mouivement Libertarien". Membre de l'Institut Coppet, il est l'animateur du collectif "La main invisible", éditeur de l'ouvrage "Libres" où cent auteurs présentent et défendent les grands thèmes de la pensée libérale, et dont la publication d'une nouvelle collection d'essais selon la même formule est prévue pour bientôt.

Dans cette interview, méticuleusement préparée par Grégoire Canlorbe, il répond à toutes ces sempiternelles critiques qui, traditionnellement, sont adressées aux Libertariens accusés d'être des utopistes et extrémistes de l'égoisme individuel .

Grégoire Canlorbe - Vous êtes libertarien et président du « mouvement des libertariens ». Libertarien est un terme récent, remontant aux années 1970 ; et on estime la plupart du temps qu’il servirait à qualifier un libéralisme « excessif », « caricatural », « extrémiste », par opposition à ce que serait le libéralisme « modéré » et donc « sain » et « raisonnable » d’un Hayek, d’un Aron ou d’un Rawls.

En bref, les libertariens seraient les partisans d’un libéralisme pur et dur et à ce titre exagéré : un « ultralibéralisme ». Que répondez-vous à ce reproche d’extrémisme ?.

Stéphane Geyres - Il y a certes bien des facettes à votre question, mais elle a en effet le mérite de poser tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, sans toujours le courage de la confrontation

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lundi 30 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? La Fed réinvente l'illusion planiste - Comparaison avec les années Trente

Troisième volet de notre retour sur les événements économiques et monétaires de l'année 2008.

Bernanke avait juré que, compte tenu des connaissances accumulées depuis les années trente, la Fed ne commettrait plus jamais les mêmes fautes. Et pourtant c'est ce qui s'est passé. Même si l'erreur a été moins grave, et si l'entêtement dans le déni a duré beaucoup moins longtemps, et donc les conséquences ont été bien moins dramatiques, les points de ressemblance sont néanmoins plus importants qu'il n'est généralement admis..

Fin 2008/début 2009 : Ben Bernanke a victorieusement arrêté l'engrenage d'une grande dépression. Il faut cependant s'attarder un instant sur la nature des instruments utilisés, et donc le montage opérationnel pour arriver à ce résultat. En moins de deux années, Bernanke a profondément changé les caractéristiques mêmes de l'organisme qu'il présidait. Aujourd'hui, la Federal Reserve américaine n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était, et la manière dont elle fonctionnait, avant les événements de 2007-2008.

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lundi 23 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? Comment la Fed a, de fait, provoqué la tragédie de l'automne 2008

Suite de notre retour sur les évènements économiques et financiers de l'année 2008. 

Au cours de l'été, parce qu'elle se trompe d'adversaire (cf notre article du 16 juin), la banque centrale US laisse passivement se produire, à contre-temps et sans en être consciente, un brutal resserrement de la liquidité monétaire. Résultat :  un "choc monétaire" non anticipé qui est le responsable direct des dramatiques enchaînements de l'automne.
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Pendant toute la première partie d'émergence de la crise (été 2007 – printemps 2008) la banque centrale américaine avait apparemment plutôt bien réagi, prenant rapidement, et de manière résolue, les mesures qui s'imposaient.

Les débuts de la crise des subprimes datent de l'été 2006. Dès cette époque, suite au dégonflement de la bulle immobilière, on assiste à une chute très rapide de la croissance dans toutes les activités liées à la construction et à l'immobilier. Le taux de croissance de ce secteur devient négatif dès le premier semestre 2007. Pourtant l'incidence sur l'activité globale reste relativement limitée. 

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lundi 16 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? Retour sur 2008, l'année de la Grande Récession

Dans son dernier article, notre ami Gilles Dryancour évoque le concept de "taux d'intérêt naturel", et le rôle que celui-ci aurait joué dans la genèse des processus qui ont mené à la Grande Récession 2008/2009.

Cette mention me conduit à proposer à nos lecteurs une série de trois textes dont la leçon est qu'à l'été 2008 la Fed a bel et bien commis le même type d'erreur que dans les années trente.

Ces textes reviennent  en détail sur ce qui s'est passé entre le troisième trimestre 2007 et le second trimeste 2009 - c'est à dire le moment où sont clairement apparus les premiers signes de la crise et le moment où finalement la Grande Récession a atteint son point le plus bas. Le second sera mis en ligne la semaine prochaine.

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Pour les keynésiens la régulation conjoncturelle repose sur l'usage concommittant tant de l'outil monétaire que budgétaire. La politique monétaire consiste fondamentalement à utiliser le maniement du couple taux-réserves pour baisser les taux lorsque la conjoncture est en panne, ou au contraire à les relever lorsque l'on a le sentiment qu'il y a surchauffe. Les deux données macroéconomiques à surveiller sont l'emploi et l'inflation, d'ailleurs en principe liées entre elles par une relation relativement stable (courbe de Phillips).

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mardi 10 juin 2014

Hollande et la réforme territoriale : tout changer pour ne rien changer...

La “réforme” annoncée par l’Elysée semble avoir été conçue à la va-vite, sans analyse de fond des tares de notre modèle, pour donner aux électeurs l’illusion que le gouvernement agit en profondeur tout en se contentant de gratter le vernis du fonctionnement de notre société.

Tel est le verdict que nous livre notre ami Vincent Bénard, qui, professionnellement, connait toutes les arcanes de la vie administrative et politique en région.

Il nous dresse les grandes lignes de ce que pourrait être un véritable projet libéral de réforme territoriale et administrative.

Le président Hollande vient d’annoncer une réforme du “millefeuille” institutionnel territorial Français, et ses ministres se sont succédés à l’antenne pour affirmer que cette réforme permettrait 10 milliards d’économies annuelles. Les médias, quant à eux, se sont focalisés sur la mesure la plus spectaculaire, le regroupement du nombre de régions de 22 à 14. 

Mais pour savoir si la réforme a des chances d’avoir les effets escomptés, il convient de se livrer à une analyse plus détaillée des éléments du communiqué de l’Elysée du 2 juin.

Cette analyse se déroulera en trois temps: 1 - Diagnostic du fonctionnement actuel du millefeuille; 2 - Maux auxquels la réforme présentée répond, ou pas; 3 - Grandes lignes d’une proposition alternative plus ambitieuse

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lundi 2 juin 2014

Le grand n'importe quoi !

La France vient de voter pour la seconde fois en moins de deux mois. Pour la seconde fois, donc, les électeurs ont, on ne peut plus clairement, exprimé leur opposition au gouvernement de François Hollande et à sa politique de gribouille. 

Seulement de la seconde raclée consécutive enregistrée par le pouvoir socialiste, nous n’entendrons évidemment pas parler. La classe jactante se concentre sur la crise, oh combien plus passionnante et « imprévisible » qui secoue l’UMP. Cette dernière n’en finit pas de mourir de n’être qu’un syndicat d’élus sans autre ambition que celle de leur assurer un siège. Tentons de voir au-delà du brouillard médiatique fait d’analyses convenues. Scrutons l’avenir des deux partis de gouvernement et les raisons objectives qui poussent, scrutin après scrutin, toujours plus de Français vers le Front National.

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lundi 26 mai 2014

14 mai 2014 :"J.F. Revel, libéral intégral" - conférence d'Alain Laurent à l'Assemblée nationale

Philosophe et essayiste, Alain Laurent est aussi directeur de la collection Penseurs de la liberté, aux éditions des Belles Lettres. A l'occasion de la sortie du livre de Philippe Boulanger "Jean-François Revel : la démocratie libérale à l'épreuve du XXème siècle", Alain Laurent nous a présenté une remarquable conférence où il a retracé la formidable évolution intellectuelle et politique qui a mené Jean-François Revel, à partir de la fin des années 1970, des rivages d'un engagement de gauche au service du socialisme jusqu'à l'écriture d'ouvrages relevant d'une pure philosophie "libérale intégrale", voire même, par certains aspects, franchement libertarienne.

Vous trouverez ci-dessous les enregistrement vidéo de cette conférence et de la session questions/réponses qui a suivi :

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lundi 19 mai 2014

Le système Bitcoin : au-delà de la révolution de la monnaie virtuelle...

Depuis plusieurs mois, Bitcoin est un sujet qui suscite beaucoup d'attention et de commentaires. La plupart passent cependant à côté de l'essentiel : à savoir que Bitcoin n'est pas seulement un projet de monnaie virtuelle, mais surtout un système de paiement « décentralisé » qui ouvre la voie à la conception et au développement de protocoles d'échanges où il n'est plus besoin d'aucune autorité centrale supérieure (comme l'Etat) pour assurer la fiabilité, la sécurité et l'honnêteté des transactions conclues.

Le 15 avril dernier, l'Institut Turgot a organisé un atelier de discussion entre experts en Bitcoin pour aider à comprendre de quoi il s'agit exactement. 

La réunion était présidée par notre ami Gérard Dréan, qui a lancé le débat en en rappelant l'essentiel des aspects techniques. Lucas Léger était présent. Il nous livre ci-dessous une passionnante synthèse des extraordinaires perspectives qui, selon les participants, seraient en train de s'ouvrir au delà même des seules applications monétaires de Bitcoin.

Le protocole Bitcoin est avant tout un protocole informatique : il ne s’agit pas d’une monnaie en soi, mais d’un système de paiement décentralisé. Toute analyse sur le Bitcoin doit donc veiller à bien séparer la notion de monnaie de celle de système de paiement. 1.

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lundi 12 mai 2014

L'absurdité de l'offensive politico-médiatique française contre "l'euro fort"

A l’approche des élections européennes, le débat sur l’euro a été timidement relancé en France. Au mois d’avril, plusieurs personnalités ont pris parti contre l’euro fort. Parmi bien d’autres, nous retiendrons les déclarations de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, publiées dans le Figaro du treize avril :

« L'euro est anormalement fort compte tenu de la position de la zone euro dans le cycle économique et de son retard dans la reprise de la croissance par rapport à d'autres » (1).

Les propos de Christian Noyer succédaient à ceux de Mario Draghi. La veille, le Président de la BCE s’était exprimé en marge d’une réunion du Fonds Monétaire International à Washington, ce qui lui valut ce commentaire dans Le Monde :

«Un renchérissement du taux de change [de l’euro] nécessiterait davantage de stimulation monétaire, a dit M. Draghi. Le propos tranche avec la prudence habituelle de la BCE en matière de taux de change. Il laisse clairement entendre que la vigueur de l’euro fragilise la croissance. Il faut donc que l’euro soit moins fort. Pour cela, M. Draghi dit qu’il se tient prêt à mener une politique monétaire plus accommodante […] Il s’agit d’injecter plus de liquidités dans l’économie, notamment pour compenser l’impact négatif de l’austérité budgétaire sur l’activité » (2).

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mardi 8 avril 2014

Les enjeux philosophiques fondamentaux du libéralisme

Douglas RasmussenL'adversaire du libéralisme n'est pas seulement à gauche. Il est aussi à droite, chez ceux qui lui opposent une vision « communautariste » de la société politique.

Notre ami Douglas Rasmussen saisit l'occasion que lui offrent les arguments développés par les communautariens contre le libéralisme pour résumer sa conception « métanormative » de l'ordre politique et philosophique libéral. (Il s'agit en l'occurrence d'une réponse à un livre édité par le sociologue israélo-américain Amitai Etzioni).

Cet article de Douglas Rasmussen est sans doute l'un des textes contemporains les plus achevés pour dissiper les malentendus sur la véritable manière dont liberté, politique et éthique s'articulent au sein d'une pensée libérale classique.

Publié sous la direction d’Amitai EtzioniThe Essential Communitarian Reader est un livre décevant, dont le sujet n’est pas clairement circonscrit. Il ressemble parfois davantage au programme d’un parti politique qu’à un recueil d’articles sérieux ayant pour but de discuter le paradigme politique dominant en Occident depuis deux siècles.

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vendredi 4 avril 2014

L'incroyable sophisme du salaire minimum légal

Dr Richard EbelingLe 18 mai prochain, les suisses seront appelés à se prononcer sur une proposition de l'Union Syndicale Suisse visant à introduire un salaire minimum dans tous les cantons du pays.

A cette occasion, notre ami Richard Ebeling a rédigé à l'intention de l'Institut Libéral de Genève une excellente note qui rappelle l'extraordinaire confusion conceptuelle à l'origine de l'une des institutions les plus néfastes de notre temps. Retour sur quelques unes des notions les plus fondamentales de l'économie.

Les syndicats proclament connaître ce que doit être le salaire minimum de n’importe quel employé en Suisse : 4000 francs. Pourquoi pas 3900 ou 5000 francs ? Cela relève du mystère. Ce que les syndicats sous-entendent, toutefois, c’est que les employeurs ne sont guidés que par l’appât du gain et exploitent certains de leurs employés en les payant au-dessous de la valeur réelle de leur travail. Cette présomption de connaître ce que serait le salaire minimal « juste » ou « équitable » est en fait le fantôme d’un penseur dont on pensait qu’il avait été relégué depuis longtemps aux poubelles de l’histoire : Karl Marx (1818-1883).

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mardi 1 avril 2014

Quand la NASA joue les Nostradamus

Corentin de SalleLes ressources naturelles ne sont pas limitées. C’est leur accès qui l’est : il dépend du stade de développement technologique. Voilà un message qu'on ne répètera jamais assez.

Le Centre des vols spatiaux Goddard de la NASA vient de publier un rapport qui prédit « l’effondrement irréversible de la civilisation industrielle » d’ici une quinzaine d’années en raison de l’épuisement des ressources et de l’injuste répartition des richesses. La preuve ? Ils ont fait tourner un logiciel. D’ailleurs, poursuivent-ils, les Mayas et les Mésopotamiens ont également disparus alors que - pauvres fous - ils se pensaient indestructibles.

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vendredi 28 mars 2014

Les mensonges de la lutte contre l’étalement urbain, et ses conséquences perverses

La politique française actuelle d'aménagement du territoire, cherchant à limiter la création de terrains constructibles, est justifiée principalement au nom de la nécessaire “lutte contre l’étalement urbain”, qui menacerait l’existence des terres agricoles pour les générations futures. Pourtant, des études factuelles montrent que ce discours alarmiste n’a aucune justification, mais que les effets pervers de ces politiques sont, eux, bien réels.

Le sujet ne fera jamais la une des campagnes politiques, mais il donne lieu, parfois, à quelques manchettes écolo-alarmistes de nos journaux. Il s’agit de l’étalement urbain, contre lequel tout politicien se doit d’annoncer qu’il lutte, sous peine d’être taxé d’être un fossoyeur du développement durable et de l’agriculture réunis. Vous avez forcément lu un titre d’article de presse vous expliquant que l’équivalent d’un département français était mangé par la ville tous les dix ans. Et cette lutte contre l’étalement urbain est un des piliers fondant les lois dites “Grenelle de l’Environnement”.

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