lundi 10 avril 2017

Election présidentielle :Bertrand Lemennicier interviewé par Grégoire Canlorbe

Lemennicier.jpg. Grégoire Canlorbe vient de réaliser une grande interview de Bertrand Lemennicier à paraître prochainement. En avant-première, étant donné que nous ne sommes plus maintenant qu'à quinze jour de l'élection, il nous a proposé de publier l'extrait suivant où Bertrand Lemennicier, dans la lignée des articles précédemment parus sur le site de l'Institut Turgot, donne son analyse de la situation électorale actuelle.

Grégoire Canlorbe : en se fondant sur votre théorème de l’électeur médian, régulièrement mis en avant dans les exercices de prévision électorale, quel serait, rapidement, votre pronostic pour l’élection présidentielle de 2017 ?

Bertrand Lemennicier : L’élection présidentielle de 2017 révèle ce que les régionales de 2015 et le référendum de 2005 avaient déjà montré clairement : l’absence totale de consensus des électeurs sur les politiques à suivre dans le prochain septennat. A cela s’ajoute une situation à la 2002 prévue par les sondages, avec la présence au deuxième tour de Marine Le Pen présidente du Front National. Autant en 2002 c’était une surprise, autant aujourd’hui ce n’est plus le cas. Si l’on s’en tient aux intentions de votes à 1 mois des élections, la moyenne des sondages (1) début mars 2017 donne la distribution suivante:

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Pourquoi proposer une analyse spatiale de la distribution des votes ? La raison en est simple : la façon dont la vie politique d’une nation se développe est décrite par la distribution des votes le long d’un axe gauche-droite mesurant les préférences politiques. Les caractéristiques de cette distribution (symétrie ou asymétrie, uni-modalité ou multi-modalité, hauteur des modes et emplacement de la médiane) jouent un rôle essentiel dans la stratégie à suivre pour emporter le vote de ce que l’on appelle l’électeur médian. Un personnage inconnu, dont les préférences sont telles que tout parti avec un programme éloigné des préférences de cet électeur n’accède pas au pouvoir.

L’élection de 2017 a plusieurs particularités dont la première est la tentative de créer « un pacte républicain » au centre de l’axe gauche-droite dans une configuration où les intentions de vote pour l’extrême droite amènent ce parti à être qualifié pour le second tour, comme en 2002, ou aux régionales de 2015. Nous avons analysé la dynamique de ce pacte républicain en janvier 2016 (2). Nous ne reviendrons pas sur ce point mais sur les traits essentiels à un mois des élections de ce que révèlent les intentions de vote.

L’analyse spatiale des votes est un modèle. Elle présuppose donc des hypothèses qui vont prendre leur importance dans l’élection prochaine. Nous en retiendrons cinq. - 1) Les candidats peuvent être identifiée le long d'un axe gauche-droite (Macron est-il au centre ou au centre gauche ?) - 2) Les électeurs votent pour leur candidat préféré, et non de manière stratégique. La distribution des votes doit donc représenter les préférences réelles des votants. (Les électeurs de gauche doivent-ils voter utile dès le premier tour pour barrer la route au FN dès le premier tour ?) - 3) Le scrutin majoritaire est à deux tours : les électeurs se reportent au second tour sur le candidat le plus proche de leur préférence exprimée lors du premier tour. (L’extrême gauche va-t-elle voter FN ?) - 4) Pour gagner, les candidats cherchent à se rapprocher des préférences des électeurs (Macron et son programme attrape-tout). - 5) Enfin, nous ne tenons pas compte des tentatives de manipulation du système de vote qui consistent à favoriser les divisions à l’intérieur de son propre camp ou dans le camp de l’opposition (Coup de Jarnac contre Fillon). - 6) Le gagnant est le candidat (ou le parti) le plus proche de l’électeur médian (50 % plus une voix).

A la lecture du sondage des intentions de votes (début mars), le parti socialiste des frondeurs et l’extrême gauche cumulent 26,4% des votes. Le parti socialiste recomposé sous la bannière de Macron obtient 25,7%. Les Républicains totalisent 19,6% des votes et l’extrême droite (Dupont Aignan inclus) obtient 28,1% des voix. Si l’on somme toutes les voix de droite et d’extrême droite (3), la droite est à 1,9% de l’électeur médian en totalisant 48,1% des votes. Le parti socialiste, l’extrême gauche et le parti socialiste recomposé totalisent 52,1% des votes. L’électeur médian est dans le camp de Macron.

Selon l’analyse spatiale des votes, Macron ou son double (François Hollande ?) devrait l’emporter puisque l’électeur médian est dans son camp. Malheureusement l’hypothèse 3) est cruciale.  Les reports de voix sur le parti adjacent ne sont pas assurés à gauche comme à droite. Traditionnellement les reports de voix de la gauche sur le candidat adjacent se font très correctement, contrairement aux reports de voix à droite lorsque, comme en 1981 (RPR), en 1988 (FN) et en 2012 (FN), une fraction des électeurs de ces partis se sont reportés sur le candidat « ennemi ». Il en va de même avec cette élection, sauf que l’on peut anticiper qu’à gauche les reports des 26 % de vote des Frondeurs et de la France insoumise ne vont pas se reporter en totalité sur le candidat adjacent Macron. Ils peuvent se réfugier dans l’abstention comme en 1969, permettant au candidat d’extrême droite de l’emporter. Si Fillon est éliminé au premier tour, les reports risquent de ne pas être nombreux sur le candidat adjacent (Macron). Ces électeurs peuvent se réfugier dans l’abstention ou voter pour l’autre candidat adjacent sur la droite, Marine Le Pen.

L’hypothèse 5) a été violée par une manipulation judiciaire pour éliminer un candidat créant une division au sein de la droite. Manipulation qui devrait annuler un tel scrutin.

Le point le plus important de cette élection non relevée publiquement par les commentateurs, y compris politologues et spécialistes des sondages, est le suivant : pour la première fois, à une élection présidentielle, les extrêmes dépassent les partis situés à droite et à gauche de l’électeur médian. Au référendum de 2005, rappelons-le, le traité européen proposé au vote a été rejeté par les extrêmes.

Classons les partis politiques en quatre classes : extrême gauche, gauche, droite et extrême droite. La distribution des votes se présente comme une courbe en cloche la tête en bas :

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Conclusion, tout gouvernement en provenance de la gauche modérée ou de la droite ne dispose pas d’une majorité dans l’opinion publique. Il peut certes, au Parlement, obtenir une majorité de gouvernement compte tenu de la prime en sièges donnée au parti qui emporte les législatives (le plus souvent celui du camp vainqueur à la présidentielle), mais cette majorité dite représentative fera (ou abolira) des lois contre l’opinion de la majorité des français. Le quinquennat qui vient devrait-être celui d’une crise de régime politique et d’un changement brutal des élites au pouvoir comme en 1958.

Si l’on veut pacifier la société, il faut changer de régime politique pour une 6ème République. Ce sont justement les deux partis extrêmes qui proposent dans leur programme un tel changement avec, à l’extrême gauche, une constituante et à l’extrême droite une réforme de la constitution.

A vrai dire avons-nous vraiment besoin d’un Président de la République ? Vraisemblablement non. Ce type d’élection bloque la vie politique et économique du pays. Le Président, compte tenu des pouvoirs hors du commun qu’il détient dans ses mains, se croît obligé de se mêler de tout, de compatir à tous les événements dramatiques qui frappent ses concitoyens, fait la guerre comme bon lui semble sans le consentement des contribuables, fait la morale avec un ton de curé des années 1950 etc. Le mieux qu’on puisse lui demander c’est de ne rien faire. Un Roi fainéant est un bon Roi.

En fait, on peut vivre facilement sans Président de la République, à la rigueur avec un monarque ou un Président sans pouvoir. Les Australiens ont refusé d’avoir un Président préférant davantage la Reine d’Angleterre, une étrangère qui ne se mêle pas des affaires australiennes. De toute façon le consensus ne peut se faire qu’à un niveau inférieur à celui de l’Etat-Nation. La fragmentation du pays en entités politiques autonomes devient une urgence, les feuillants et girondins de la révolution française avaient raison.

Propos recueillis par Grégoire Canlorbe.

lundi 16 janvier 2017

Réglementations bancaires : la grande panne monétaire mondiale

HL_2011_B.jpg Avec la venue de la nouvelle année, nous saluons la naissance d'une nouvelle revue on-line créée par notre ami Drieu Godefridi. Il s'agit de la revue ARGUMENTS (revue européenne de science), dont le premier numéro a été mis en ligne à la fin du mois de septembre, et le second au premier janvier.

Dans ce second numéro vous trouverez un remarquable article d'Alain Préat. Professeur à l'Université Libre de Bruxelles, il montre comment la géologie nous incite à beaucoup de prudence pour ce qui concerne le rôle du C02 dans les évolutions climatiques. De son côté, Drieu Godefridi dénonce les fantasmes de Jean-Claude Michéa dans son dernier essai sur la civilisation libérale. Pour ma part, j'y répond aux questions de Grégoire Canlorbe, dans une longue interview dont vous trouverez ci-dessous un extrait où j'attire l'attention sur les fâcheuses conséquences de l'hystérie réglementaire des années qui ont suivi la crise.

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Grégoire Canlorbe : Alarmé par la régulation prudentielle des banques, les opérations effrénées de quantitative easing, et le développement sans précédent des taux négatifs — au niveau des taux courts gérés par les banques centrales, mais aussi sur le marché des obligations à plus ou moins long terme — vous jugez la situation de l’économie mondiale fort préoccupante. Vous appréhendez le recours à des mesures de plus en plus extrêmes telles que « Helicopter money » et l’interdiction du cash. Pourquoi les approches théoriques et méthodologiques qui encadrent actuellement la politique monétaire sont-elles impuissantes à prédire et comprendre les effets délétères de ces procédures dites non conventionnelles ?

Henri Lepage : Actuellement (décembre 2016), c'est presque l'euphorie. En quelques semaines, le climat économique en Amérique s'est complètement retourné. Et, par contagion, il se passe un peu la même chose sur les marchés européens. C'était déjà le cas avant les élections US, mais l'élection de Donald Trump y a donné un sacré coup de fouet. Sa promesse de retour à un grand programme keynésien de dépenses publiques a dopé les Américains. Le mot à la mode actuellement est celui de reflation. On y parle même de Growthflation pour évoquer l'idée d'un retour à une croissance inflationniste.

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mardi 4 octobre 2016

Plaidoyer pour le libre échange : sauvons le TTIP !

Corentin.png Quand, en lisant les écrits de Frédéric Bastiat, on examine les arguments de ceux qui, au XIXème siècle, s’opposaient avec virulence à la libéralisation des échanges entre, par exemple, la Belgique et la France à propos de l’acier, on remarque que leurs arguments sont en tous points identiques à ceux des ennemis du TTIP aujourd’hui.

La peur du libre échange, rappelle notre ami de Bruxelles, Corentin de Salle, c'est la peur de la liberté.

Depuis l’époque où des tribus primitives troquaient entre elles des peaux de bêtes jusqu’à celle des échanges intercontinentaux de notre économie planétaire, la marche du commerce a toujours coïncidé avec celle de la civilisation et du progrès. A contrario, les périodes où le commerce se rétracte ou disparaît correspondent aux périodes de violences, de guerres et de recul économique, social et culturel. Ce fut le cas au moyen âge mais, plus proche de nous, ce fut le cas au début du XXème siècle avec la montée en puissance des nationalismes et des idéologies collectivistes à l’origine des deux plus grands conflits mondiaux.

Le libre-échange est pacificateur. Comme l’écrivait un certain Otto Mallery en 1943, « si nous ne souhaitons pas que les soldats traversent les frontières pour faire la guerre, il faut que les biens traversent les frontières pour maintenir la paix ».

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vendredi 30 septembre 2016

Bitcoin, Blockchain et Ordre spontané : cybernétique de la liberté

Gérard Dréan La doctrine libérale se fonde sur les avantages que présente la plus grande liberté en tant que principe d'organisation et de coordination des actions individuelles (cf Hayek).

Au terme d'un texte aux apparences très techniques - mais dont la lecture, malgré sa difficulté, est illuminante - notre ami Gérard Dréan nous montre comment le principe de la Blockchain (qui est la grande innovation du système Bitcoin) illustre de manière concrète la géniale intuition des pères fondateurs du libéralisme.

PREMIERE PARTIE : "La blockchain", comment ça marche

On parle beaucoup de « LA blockchain » et de ses nombreuses applications, qui promettent (ou menacent, suivant les opinions) de révolutionner la société au moins aussi profondément qu’Internet lui-même. En même temps, ce concept est présenté de façon très vague. Même si on la dit « distribuée », ce qui est d’ailleurs impropre comme nous le verrons, il manque le plus souvent une expression claire des implications de son implantation sur un réseau pair à pair ouvert. De ce fait, parler de « LA blockchain » est trompeur et passe largement à côté de l’essentiel.

L’idée est née en 2008 avec Bitcoin, qui en est à ce jour la réalisation emblématique, mais aussi la base de nombreuses variantes et extensions. Nous utiliserons donc cet exemple pour en analyser les composantes et les implications, tout en nous efforçant d’en tirer des enseignements valables pour d’autres systèmes où le principe de la chaîne de blocs est utilisé pour des écritures autres que des transactions monétaires.

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mercredi 7 septembre 2016

L'ultime message des taux négatifs

HL_2011_B.jpg "The world economy and monetary system toward a global systemic reset", tel pourrait être le sous-titre en anglais de cette note récemment rédigée pour caractériser et mettre en perspective, de la façon la plus brève possible, la situation de l'économie mondiale au bout de neuf années de politiques monétaires non conventionnelles conçues par les banques centrales pour sortir de la crise.

Le fait nouveau de la période actuelle est l’épidémie de taux négatifs qui s’étend dans le monde - pas seulement au niveau des taux courts gérés par les banques centrales, mais aussi et surtout sur le marché des obligations à plus ou moins long terme. Les rendements négatifs représentent aujourd'hui près d'un tiers du volume globale des titres de dette publique détenues dans le monde (13000 milliards de dollars, alors qu'à la fin du premier trimestre 2016 on ne parlait encore que de 7000 milliards; la proportion est même de près de la moitié pour l'ensemble des valeurs à taux fixes – dettes souveraines, quasi-souveraines, covered and corporate bonds - négociées sur le marché européen). Cette situation est absolument sans précédents dans l'histoire. C'est aussi une situation hautement anormale qui suggère la présence d'un dérèglement profond porteur de graves inquiétudes pour l'avenir.

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jeudi 1 septembre 2016

Déficit de la sécu : l'absent des discours électoraux

Il est un sujet qui est dramatiquement absent des plates-formes présentées par ceux qui aspirent à gagner les primaires de l'opposition en vue de la prochaine Présidentielle. Il s'agit de la réforme du système et des dépenses de santé.

A leur intention, notre ami  le Dr.Guy-André Pelouze a rédigé une petite note de synthèse qui rappelle les principales données du problème et les principes sur lesquels devrait s'appuyer une véritable politique libérale de la santé.

Chacun sait que les dépenses de sécurité sociale ne sont pas maîtrisées: l'Etat constate ces dépenses et fait voter des lois rectificatives pour assurer le financement du déficit par de la dette appelée "dette sociale" c'est à d,ire de la dette publique. Ensuite il anticipe dans sa communication une explication conjoncturelle au déficit de façon à ce que l'on s'habitue une année encore à ce qui est une question structurelle.

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mardi 12 avril 2016

BCE - La malédiction du Quantitative Easing : décapitalisation et attrition bancaires

  • Les opérations de Quantitative easing comportent des effets pervers dont certains sont bien connus, mais d'autres beaucoup moins. Elles entraînent de profonds changements dans le fonctionnement des mécanismes monétaires (en particulier pour ce qui concerne le marché des réserves bancaires). Ces changements de régime monétaire incitent à rester profondément sceptique quant aux effets à attendre de l'actuelle politique de passage à des taux résolument négatifs. Combinés aux conséquences de la régulation prudentielle des banques, ils engendrent à long terme le risque d'une mortelle spirale de décapitalisation et d'attrition bancaires.

Il est encore beaucoup trop tôt pour juger si le programme d'achats d'actifs européens mis en place par la BCE au début de l'année dernière (la version européenne du Quantitative easing)est un échec ou non. Il n'en reste pas moins que la banque centrale européenne a totalement raté son objectif concernant la relance d'un minimum suffisant d'inflation. Celle-ci flirte de nouveau avec le seuil fatidique de la déflation que les autorités monétaires craignent comme la peste.

La BCE a donc décidé d'en remettre une bonne dose, d'autant plus que les perspectives de croissance mondiale semblent plus fragiles que jamais. D'où les décisions du jeudi 10 mars qui consistent pour l'essentiel à augmenter le volume des rachats mensuels d'actifs (de € 60 milliards à € 80 milliards par mois) et à adopter une structure de taux d'intérêt courts plus résolument négatifs.

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lundi 28 mars 2016

Le 24 mars 2016 : Débat contradictoire Alain Madelin et Gaspar Koenig sur "Revenu minimum : quelle formule ? Propositions et critique".

Le jeudi 24 mars 2016, à l'Assemblée nationale, nous avons reçu Alain Madelin, ancien ministre, Président du Fonds Latour Capital, et Gaspar Koenig, Président du think-tank Génération Libre, pour un débat contradictoire sur le thème : "Revenu minimum : quelle formule ? Propositions et  […]

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mardi 1 mars 2016

Macroéconomie : pourquoi on n'a pas besoin de taux négatifs

Il se pourrait que nous soyons à la veille d'une profonde révision de la vision macroéconomique conventionnelle - qui est à l'origine de l'incroyable impasse dans laquelle nos banques centrales nous ont fourvoyés.

Alors que les médias bruissaient de rumeurs concernant une possible conversion de la Fed aux taux négatifs, une nouvelle a pris la plupart des acteurs économiques américains à contrepied : la publication du chiffre de l'inflation pour janvier 2016i.

Ce mois-là la hausse de l'indice des prix à la consommation a été de 0,29 % alors que les spécialistes attendaient 0,20 %. Non seulement c'est beaucoup plus que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais c'est aussi la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis mars 2006. Par ailleurs, l'évolution de la masse monétaire (Divisia M4ii) semble indiquer que cette reprise de la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Selon Steve Hanke, Professeur à The Johns Hopkin University (Baltimore), la monnaie est aujourd'hui sur un rythme de croissance annuelle compatible avec le retour de la demande domestique finale sur un trend moyen de 4,8% (en nominal).

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mardi 16 février 2016

Equations et stratégies politiques à un an des présidentielles : les chiffres qui comptent

Au mois de février 2012, quelques semaines avant les dernières élections présidentielles, Bertrand Lemennicier nous avait livré un exercise de prévision électorale fondé sur la lecture des sondages à travers un modèle spatial à structure "bi-modale".

Cet article est celui qui, dans l'histoire du blog Turgot, a reçu le plus grand nombre de visites. Malheureusement, il s'était trompé. Contrairement à son pronostic, François Hollande a été élu. 

Son texte se basait cependant sur une analyse fort originale, et permettait d'avoir une autre vision de la dynamique des phénomènes politiques français.

Où en est-on aujourd'hui ? Dans le texte qui suit, Bertrand Lemennicier utilise son modèle, non pas pour dire qui sera le prochain président (il est beaucoup trop tôt), mais pour mieux faire percevoir la structure des différentes stratégies électorales possibles des futurs candidats, compte tenu des spécificités de notre marché politique et de son évolution telle que reflétée par les sondages.

La distribution des votes résultant des élections régionales et les estimations actuelles de celle attendue pour les présidentielles de 2017 offrent une occasion unique de réfléchir à la stratégie du Président actuel, François Hollande, pour emporter en 2017 le titre de Président de tous les français.

Si l’on fait confiance aux sondeurs, Hollande est éliminé de la compétition dès le premier tour au profit de Marine Le Pen et devant n’importe lequel des candidats de droite qui sortira vainqueur des élections primaires organisée par le parti Les républicains fin 2016(Sondage TNS Sofres-OnePoint de décembre 2015). C’est un défi pour François Hollande à 14 mois de la prochaine présidentielle.

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mercredi 3 février 2016

Guerre au cash et taux négatifs

(Nouvelle version mise en ligne le 6 février)
Dans la rubrique commentaires de mon article « Economie US : normalisation, cul de sac ou Armageddon », j'ai trouvé la question suivante (signée Philippe):
« Merci pour cet article, un peu technique pour les non spécialistes.
D'une façon plus générale, que pensez-vous des bruits de plus en plus insistants sur les 'avantages' d'une société cashless, qui permettrait de relancer plus facilement l'inflation, véritable bouée de sauvetage des gouvernants de tous bords pour échapper à leurs responsabilités?
Par ailleurs, quel est votre pronostic à long terme de sortie de crise: déflation, hyperinflation, les deux successivement?...
 »
Voici ma réponse à l'auteur de ce message.

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vendredi 22 janvier 2016

Quelle politique contre le réchauffement climatique ? Le verdict de l'analyse économique coûts/avantages.

Cette analyse a pour but de trancher la question suivante: un décideur politique doit il dépenser dès aujourd’hui des milliards pour tenter très hypothétiquement de changer ce que sera le climat dans 80 à 100 ans, ou doit il se préoccuper de ses problèmes immédiats, et parier sur les progrès technologiques et les capacités d’adaptation des humains d’aujourd’hui et de demain pour régler les éventuelles conséquences d’un changement climatique ?

Autrement dit, face au changement climatique, faut il privilégier une approche dirigiste ou libérale ?

Bien que l’auteur soit ouvertement “climato-sceptique”, les éléments qui suivent seront développés comme si l’on pouvait faire confiance aux conclusions et aux marges d’incertitudes figurant dans les sous rapports 1,2, et 3, du rapport complet du GIEC de 2013.

Malgré les incertitudes encore nombreuses sur l’influence réelle du CO2 sur le climat, de nombreux politiciens, dans le monde occidental, ont choisi de faire comme si ces incertitudes n’existaient pas, et ont décidé d’adopter en totalité le point de vue exprimé par les dirigeants du GIEC (organe émanation de l’ONU en charge de la promotion de la lutte contre les émissions de CO2), à savoir la nécessité d’agir maintenant à coups de centaines de milliards, pour "décarboner" notre économie, c'est-à-dire réduire considérablement et dans un délai court nos consommations de combustibles fossiles.

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jeudi 21 janvier 2016

Economie US : normalisation, cul de sac, ou Armageddon ?

Le 16 décembre dernier la Fed américaine a entamé la première phase d'une remontée progressive de ses taux d'intérêt. Celle-ci s'inscrit dans un plan de « normalisation » de sa politique monétaire qui s'étend sur six ans. Que faut-il en attendre ?

L'article qui suit a été fini d'écrire dans les premiers jours de janvier. Les informations conjoncturelles auxquelles il se réfère sont celles qui étaient disponibles à la fin du mois de décembre. Les chiffres publiés depuis lors n'ont fait que renforcer la thèse présentée ici. Voici quelles en sont les principales conclusions :

- L'optimisme de J.Yellen sur les perspectives de l'économie US sont contredites par l'avalanche de nouvelles qui annoncent la récession.

- C'est le première fois que la banque centrale américaine remonte ses taux en fin de cycle. Ce qui n'est pas le plus approprié.

- Encore faut-il qu'elle obtienne cette remontée. Il n'est pas du tout certain qu'elle y parvienne en raison de changements importants dans les rouages de sa régulation monétaire.

- La Fed se lance dans une aventure hasardeuse. Elle ne dispose plus du colossal volume de mémoire et d'informations nécessaire à la gestion d'un système aussi complexe que celui qui préside à la création de monnaie.

- Il faut avoir une foi de charbonnier dans les recettes keynésiennes pour continuer de croire aux vertus des QE. Ils ont principalement servi à assurer la permanence des mécanismes et « incentives » financiers qui ont généré la formidable inflation d'atifs à l'origine du krach.

- Le résultat est la reconstitution d'une nouvelle « méga bulle » que la politique US de quantitative easing a exportée au reste du monde (en premier lieu la Chine) et qui, aujourd'hui, emporte les économies émergentes vers un processus cumulatif de déflation du fait de son arrêt.

- Nul étonnement donc que se multiplient les scénarios les plus apocalyptiques annonçant pour 2016 un nouveau krach mondial, encore plus violent que le dernier en date.

- Le plus vraisemblable est qu'il n'y aura ni normalisation à la Yellen, ni Armageddon, mais plutôt une sortie de QE en cul de sac – c'est à dire finalement une non-sortie .

Au moment même où la Fed, par la voix de sa présidente, Janet Yellen, la Fed confirmait avoir décidé de s’engager dans la voie du relèvement des taux d’intérêt, une autre nouvelle apparaissait sur les écrans qui, elle, est passée complètement inaperçue, malgré son importance. Le Center for financial stability de New York publiait un communiqué indiquant qu’en novembre l’augmentation de l’aggrégat monétaire Divisia M4 (la masse monétaire au sens le plus large) avait été de +4,6 % d’une année sur l’autre - un chiffre élevé par rapport à la tendance enregistrée depuis la crise, et qui correspond à la croissance moyenne de la masse monétaire américaine sur la longue période.

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lundi 14 décembre 2015

COP21 : Chinoiseries, hypocrisie et accord en trompe-l'oeil

 Accord historique”, “universel”, “victoire pour la planète”... L’inflation superlative dont nos médias se gargarisent à la suite de la validation de l’accord final de la 21e “conférence des parties”, ou COP21, qui vient de s’achever à Paris, est elle justifiée ? 

Passons sur le fait que, contrairement à ce qu’affirme  la propagande massive subie avant et pendant la COP21, la science n’est pas “figée”, et qu’il existe de nombreuses voix scientifiques sérieuses qui estiment que les émissions de CO2 liées à nos activités ne sont pas un problème de l’ampleur décrite par l’ONU et son excroissance climatique, le GIEC. Certains scientifiques affirment même qu’un peu plus de CO2 serait nettement bénéfique pour l’humanité, et notamment pour son agriculture. Je reviendrai sur la polémique scientifique un autre jour. 

Mais quand bien même cela serait utile ou souhaitable, cet accord a-t-il la moindre chance d’aboutir à une réduction visible et sensible des émissions de CO2 mondial ?

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samedi 12 décembre 2015

8 décembre 2015 : "Contre-Cop21" organisée par le Collectif des climato-réalistes

logo_climato_realistes_A.jpgLe Collectif des climato-réalistes est une initiative qui a vu le jour au début du mois de septembre 2015. Il regroupe des individus et des groupes (dont l'Institut Turgot) rassemblés autour d'un projet commun ; exprimer leur préoccupation devant les outrances idéologiques d'une bureaucratie climatique dont l'intérêt est d'aller toujours plus loin dans les prophéties de malheur, et favoriser le retour à la raison dans le regard que nous pouvons porter sur les problèmes climatiques.

Le mardi 8 décembre 2015,en contrepoint de la grande conférence organisée par le Gouvernement français au Bourget, et qui a duré plus d'une semaine, le Collectif a rassemblé dans une salle du 7ème arrondissement une bonne part des personnalités francophones les plus connues qui contestent le discours dominant et sans nuance sur le réchauffement climatique.

Un résumé de cette réunion, intitulée "Contre-COP21", a été publié sur le site Skyfall.fr sous la signature de Benoît Rittaud. Ci-dessous vous trouverez les enregistrements vidéo de cette manifestation, introduite par une courte présentation de Marie-France Suivre.

1 - Ouverture par Marie-France Suivre, membre du comité d'organisation du collectif des climato-réalistes et déléguée-générale de l'Institut Turgot


Contre-COP21, Ouverture par collectifdesclimatorealistes

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mardi 8 décembre 2015

Régionales: réflexions sur la poussée (inexorable ?) du Front National

Pour les libéraux français, observe Vincent Bénard, le constat d’échec dure et perdure avec la même sévère acuité, année après année. L’étatisme sous toutes ses formes, qu’il soit semi-autoritaire honteux ou autoritaire décomplexé, socialiste de gauche, socialiste de droite ou communiste, représente plus de 9 électeurs sur 10. Peut-on encore espérer entraver cette dérive qui s'accélère ?

La loi des urnes est dure, mais c’est la loi: le Front National emportera au minimum 3 et peut être 6 régions de France métropolitaine à l’issue des régionales, en fonction des jeux de listes qui se joueront entre les deux tours. Le FN est aujourd’hui le premier parti de France, devant le PS qui paie 3 ans d’incurie gouvernementale, et les républicains, ex-UMP, qui n’excitent guère les foules, plombés par leur bilan en demi ou plutôt en tiers-teinte entre 2002 et 2012, et par la personnalité toujours aussi antipathique de leur président.

La banalisation de l’autoritarisme par le gouvernement

Premier constat que je n’ai vu dans la bouche d’aucun commentateur politique ce soir: la réaction du gouvernement aux attentats du 7 janvier puis du 13 novembre rend particulièrement inopérante la rhétorique anti-fasciste habituellement déployée contre le FN par les partis établis. Difficile de prétendre que “les Fachos, c’est le FN”, lorsque l’on a fait voter une loi renseignement qui élimine la notion de vie privée, que l’on songe à prolonger l’état d’urgence dans des termes qui rendent la notion d’état de droit pour le moins évanescente, et que les bavures de cet état d’urgence se multiplient. Après tout, on ne retrouve des armes que dans une perquisition sur 7, et la presse régionale fourmille d’articles où l’on s’interroge sur le bien fondé des opérations de police opérées, eu égard à leur finalité officielle, la lutte contre le terrorisme.

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samedi 28 novembre 2015

Lois d'urgence : Faut-il s'asseoir sur les libertés au nom de l'anti-terrorisme ?

Suite aux récents événements du 13 novembre, une excellente réaction de notre ami Vincent Bénard, initialement publiée sur le site Objectfif Eco.

Meurtris par les attentats, les Français semblent prêts à sacrifier une partie de leurs libertés à l'urgence sécuritaire. Par 551 voix contre 6 à l’assemblée, avec aussi peu de résistance au sénat, et avec le soutien de 84% de la population d’après des sondages récents, le gouvernement vient de faire adopter dans la même loi une prolongation à 3 mois de l’état d’urgence, tout en changeant les termes de la loi.

Pire, certaines déclarations du monde politique font peur. Je ne compte plus les appels à “réduire les libertés pour assurer la sécurité”, et le premier ministre vient tout de même d’exhorter le conseil constitutionnel à ne pas se mêler des lois d’urgence ainsi promulguées, pour ne pas gêner l’action des forces de l’ordre, reconnaissant donc implicitement que sa loi n’est peut être pas tout à fait respectueuse de la constitution.

Un président, garant de la constitution, qui laisse un premier ministre s’asseoir sur les valeurs constitutionnelles: voilà une évolution qui ne rassure guère. Que nous réserve la révision constitutionnelle promise par François Hollande dans ces conditions ?

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mercredi 4 novembre 2015

Histoire d'un gouvernement qui ne pouvait pas dire non (...à la manière de Bastiat)

Arnaud Deseau est actuellement étudiant en seconde année de Master en sciences économique à l'Université catholique de Louvain (Belgique). Il nous propose un essai de fable économique "à la Bastiat" qui lui a été inspirée par l'actualité économique, en particulier la crise de la filière porcine.

Dans le pays de Monocéphalie, la tradition veut que dès qu'une chose se passe mal, on se tourne vers le gouvernement de ce pays. Non pas que l'on ne sait régler ses problèmes soi-même ; mais il faut dire que l'appareil d’État de ce pays est si développé, si faste, que l'on se plaît à y recourir, tant il rappelle les grandeurs passées du temps où la Monocéphalie s'étendait par delà les mers et les océans.

Les Monocéphaliens sont un peuple fier – borné – et ils ne sauraient déroger aux traditions de leur pays, d'où qu'elles viennent – et ce même si la mémoire humaine à perdu le pourquoi du comment ainsi que le bien fondé de certaines coutumes.

Il n'y a pas tradition plus partagée et plus usée que celle qui veut que chaque Monocéphalien, lorsqu'il a du souci, se présente à Monocéphalia – la capitale – pour réclamer une aide ou un soutien. Cette coutume est même, disent certains, le ciment, le liant de la nation Monocéphalienne, tant elle rapproche tous les citoyens de leur État à tout moment de leur vie.

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mercredi 28 octobre 2015

Dossier : des "monnaies parallèles" sans tuer l'euro ?

Henri Lepage est de ceux qui, comme Gilles Dryancour, considèrent que si la zone Euro s'était construite autour du projet britannique de "monnaie commune", avec un euro et des monnaies nationales en concurrence,  plutôt que du plan franco-allemand de "monnaie unique", il n'y aurait  jamais eu de problème grec. L'économie européenne s'en porterait sans aucun doute beaucoup mieux.

D'où les textes qui suivent, écrits sous forme de notes au mois de juillet 2015, en plein feu de l'actualité, alors que l'on découvrait les projets de l'ancien ministre grec Yanis Varoufakis pour lancer une éventuelle monnaie grecque parallèle sans pour autant sortir de l'euro. Ces textes sont reproduits dans leur rédaction originelle. Leur objet : essayer de comprendre concrètement comment une telle opération pourrait se faire et voir s'il y a des idées à en tirer.


NOTE 1 (6 juillet 2015) - LE PLAN B DE VAROUFAKIS : UNE IDEE A RECUPERER ?

Est-il possible de mettre la Grèce en congé d'euro pour un période de quelques années, tout en lui permettant de retrouver plus tard une place de partenaire à part entière ? Telle est la question qui, au début du mois de juillet de cette année, était au coeur des discussions sur l'avenir de la Grèce. Il s'agirait d'obtenir en quelque sorte un Grexit provisoire où, pour ne pas pousser l'humiliation trop loin, on demanderait aux grecs de commencer par remettre en profondeur de l'ordre dans leurs affaires, après quoi on rééxaminera si l'on peut procéder à leur réintégration. S'il s'agit vraiment d'épargner les susceptibilités grecques, il me semble qu'il serait beaucoup plus astucieux de se demander s'il ne serait pas plutôt possible pour la Grèce de recréer l'équivalent d'une Drachme nationale, qui lui permettrait de bénéficier des effets bénéfiques d'une dévaluation (abaisser le niveau général des prix et salaires internes de l'ordre de 30% par exemple), tout en ne quittant pas la zone euro. Est-ce possible ?


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mardi 20 octobre 2015

Entretien : La Testostérone, moteur de l'histoire des civilisations ?

Trouver un intellectuel international qui se revendique ouvertement comme Randien (disciple d'Ayn Rand) n'est pas chose courante. D'où l'intérêt de cet entretien réalisé par Grégoire Canlorbe. Son interlocuteur :  Roy Barzilai, un chercheur israélien, auteur  de The Testosterone Hypothesis : How Hormones Regulate the Life Cycles of Civilizations paru en mai 2015.

Il s'agit d'un livre tout à fait étonnant qui, au croisement de la biologie, de la psychologie et de la sociologie, entraîne le lecteur dans le monde fascinant (et discuté) de la pensée transhumaniste contemporaine.

Cet entretien est toutefois à lire avec une esprit critique car il démontre comment, une fois de plus, la folie moderne de l'ingénierie sociale et de la recherche de la bonne société, peut mener même un esprit des plus individualistes (au sens pleinement libertarien du terme) à endosser des fins parfaitement incompatibles car intrinsèquement totalitaires. Un sujet pour une bonne discussion.

Roy Barzilai est un expert indépendant qui a étudié à la fois la philosophie objectiviste d’Ayn Rand et la philosophie du langage de Rivka Schechter, ancrée dans la bible hébraïque. La synthèse de la philosophie aristotélicienne de Rand et du credo biblique du monothéisme éthique apportent un éclairage important sur les idées qui ont façonné l’esprit occidental. En explorant l’histoire intellectuelle de la civilisation occidentale, Roy cherche à atteindre une connaissance plus profonde de l’esprit humain.

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