Institut Turgot

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dimanche 30 août 2015

Chine : fausse croissance donc fausse crise ?

Yves MontenayAprès une période de fascination assez incompréhensible pour le soi-disant miracle chinois, voici que l'amorce de sa fin semble une catastrophe planétaire ! Les bourses s'effondrent dans le sillage des matières premières.

Je pense au contraire que le dégonflement chinois n'est pas la catastrophe annoncée. Pour cela il faut d'abord distinguer la vraie croissance de la fausse.

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jeudi 20 août 2015

Taux zéro et Quantitative Easing : "Why non conventional monetary policies cannot succeed".

HL_Dax2.jpg Ci-dessous le texte en anglais d'une note rédigée au début du mois de mai dernier, avant que le mélodrame de Bruxelles sur l'affaire grecque ne se mette à accaparer toutes nos attentions. Il s'agit d'une analyse de l'ensemble des effets pervers des politiques de bas taux d'intérêt et de "quantitative easing" menées par les banques centrales depuis la fin de la Grande récession 2008-2009.

Je maintiens toujours ma conclusion : nous courrons tout droit à une nouvelle méga-crise financière. Pas seulement à cause de la Chine, mais parce que l'Amérique connait un épisode de fausse croissance (non durable) portée par une économie de bulle, fruit de six années d'illusion monétaire.

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dimanche 9 août 2015

Pauvreté et écologie: la fausse bonne idée du Pape

Max FalqueLa Ville Sainte serait-elle mal inspirée ? La nouvelle encyclique « Laudato si » propose un changement de politique afin de faire face à la pauvreté et à la crise écologique. Ce texte que l’on peut soupçonner d’avoir été Inspiré par la « Théologie de la libération » visant indirectement à réconcilier socialisme et christianisme a, à ce titre, suscité l’enthousiasme des media bien-pensants.

Le Pape est pourtant bien placé pour savoir que l’enfer est pavé de bonnes intentions….fussent de pavés verts, roses ou rouges !

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lundi 3 août 2015

Lettre ouverte au Pape François sur le changement climatique

Marko.jpgLes risques associés à l’indigence et à des politiques énergétiques erronées sont bien plus importants et plus graves que les hypothétiques dangers dus au changement climatique. Une richesse adéquate permet aux hommes de prospérer dans un large éventail de climats ; la pauvreté, elle, sape toute prospérité humaine, même dans le meilleur des climats.

Votre Sainteté,

Si le sort de nos frères humains, de la nature et de notre environnement est d’une importance capitale, il est tout aussi impératif, dans une démarche se revendiquant de la science, que les règles fondamentales de celle-ci soient scrupuleusement respectées. Force est de constater en lisant votre encyclique, Laudato Si', dont la parution à quelques mois de la prochaine congrégation sur le changement climatique à Paris (COP21) donne un signal fort d’encouragement aux dirigeants de notre monde et aux organismes alarmistes non-gouvernementaux, que vous avez choisi de vous aligner sur les thèses officielles basées sur les conclusions du GIEC (groupe intergouvernemental sur l’étude du climat).

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samedi 18 juillet 2015

Le 29 juin 2015 : "Mythe climatique et peur exponentielle" par Benoît Rittaud

"Les climato-réalistes" est le nom d'un nouveau collectif d'action et d'expression à la naissance duquel l'Institut Turgot apporte son concours pour essayer de contrer l'insupportable campagne idéologique et médiatique à laquelle nous allons être soumis jusqu'à la rencontre au mois de décembre prochain, à Paris, de la 21ème réunion mondiale sur le climat (COP21).

L'objectif est d'attirer l'attention des Français sur l'ensemble des mensonges, contrevérités et manipulations tant scientifiques que philosophiques que recèle le discours ambiant sur les origines anthropiques du changement climatique.

C'est dans cette optique que, le lundi 29 juin 2015, nous avons invité Benoît Rittaud pour nous parler du Mythe climatique comme exemple emblématique des grandes peurs collectives et irrationnelles nourries par le vertige de la figure exponentielle.

Les graphiques accompagnant la présentation n'apparaissant pas dans la vidéo, vous pouvez suivre la conférence en utilisant le diaporama ci-dessous :

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mardi 19 mai 2015

7 mai 2015 :"Pourquoi il faut démanteler le GIEC", conférence de Drieu Godefridi

Le 7 mars dernier, sur le site de Contrepoints, notre ami Drieu Godefridi a publié un article intitulé : "Climat : pouquoi le GIEC doit être démantelé". Le 28 avril, il était invité par l'Académie royale de Belgique à développer ce thème dans le cadre d'une conférence très formelle sur le thème : "Critique épistémologique du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Climat".

En cette période de préparation de la grande conférence sur le réchauffement climatique prévue à Paris pour le mois de décembre - COP21 - il s'agit d'un sujet que l'on peut effectivement qualifier de "chaud".

Drieu Godefridi était à Paris le 7 mai au soir pour reprendre le thème développé quelques jours plus tôt devant l'Académie Royale de Belgique.

Au cours de cette présentation, Drieu Godefridi a avancé deux propositions:

1°) Le débat sur le GIEC est légitime et ne relève pas des sciences exactes. Il convient de distinguer le débat sur le climat, qui relève des sciences exactes, et le débat sur le GIEC, qui est de nature épistémologique, c'est à dire institutionnel, logique, de méthode;

2°) Le GIEC ne fait pas de science. Au triple point de vue de sa composition, de sa compétence et de son fonctionnement, le GIEC, n'est pas une organisation scientifique, mais une organisation scientiste (au sens de E. Renan, A. Comte), donc politique au sens strict;

et d'en soutenir une troisième :

3°) Fauteur de controverses politiques et non de progrès scientifique, le GIEC occupe une place singulière dans l'histoire de la science qui jamais, dans aucune de ses branches, n'eut l'usage de ce type d'organistion. La question de l'abrogation du GIEC mérite, dès lors, d'être posée.

Chef d'entreprise et docteur en philosophie (Paris IV-Sorbonne), fondateur de l'Institut Hayek, Drieu Godefridi est l'auteur de "De la violence de genre à la négation du droit", et l'un des co-auteurs de "Climat : 15 vérités qui dérangent" (sous la direction scientifique du professeur Istvan Marko), publiés aux éditions Texquis.

"Note : vous trouverez une excellente transcription de la conférence de Drieu Godefridi sur le site http://philoscience.agrophil.org/#post19''

lundi 20 avril 2015

Pauvre CO2 !

Marko.jpg Coup de gueule d'Istvan Marko, le directeur scientifique de "Climat: 15 vérités qui dérangent", à propos des affirmations sur le réchauffement climatique sans cesse répétées par les fanatiques du GIEC. Professeur de chimie organique, il sait de quoi il parle.

Non, non, non et non !! Je le répète et le répéterai sans cesse : le CO2 n’est ni un poison, ni un polluant ! Il ne l’a jamais été et il ne le sera jamais !

Malgré les nombreuses campagnes de désinformation, menées par des ONG environnementalistes sans scrupule, qui n’hésitent pas à endoctriner nos jeunes têtes blondes dès le début de leurs études, en dépit des accusations médiatiques injustes relayées par certains journalistes trop occupés pour vérifier leurs sources les plus fondamentales ou déjà acquis à « la cause », et nonobstant sa condamnation par certains politiciens dogmatiques et aux connaissances scientifiques hésitantes, le CO2 est et reste ce qu’il a toujours été : l’une des molécules les plus importantes de la vie !

Pas de CO2 et pas de vie sur Terre telle que nous la connaissons.

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mardi 14 avril 2015

Urbanisme, environnement : quand la corruption se banalise

Notre ami Max Falque est le délégué général de l'ICREI(International Center for Research on Environmental Issues), fondé en 1991 par Alain Madelin. L'article qui suit s'efforce de faire la lumière sur un sujet trop souvent tabou, mais qui est une conséquence inévitable de l'hypertrophie réglementaire d'un Etat qui veut se mêler de tout. La version originale a été publiée dans La Revue Foncière (janvier-février 2015).

L’urbanisme, dans la mesure où les capitaux en jeu sont très importants et où les pouvoirs publics jouent un rôle majeur a toujours permis la corruption, tout comme les ventes d'armes ou les grands marchés publics.

Nous insisterons particulièrement sur les documents d'urbanisme qui en fait concernent l'aménagement du cadre de vie, comme le précise l'article L. 110 du code urbanisme ; «  il faut en effet considérer que cette réglementation comprend l'ensemble des dispositifs destinés à gérer l'espace. Il faudrait d'ailleurs mieux utiliser l'expression réglementation environnementale »1.

Ces réglementations concernent un champ très important et ont pour caractéristiques communes « d'affecter le droit de propriété et l'ensemble de ses variantes qui déterminent la relation entre l'homme et le sol notamment : le zonage les grands ouvrages structurants, la protection de l’environnement, la prévention des risques naturels et technologiques, la délivrance des différents permis et autorisations, les restrictions à la libre utilisation du sol ou des bâtiments par de multiples servitudes »2.

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mercredi 1 avril 2015

Elections : les Français et la malédiction des intermédiaires

Suivre2.jpgNotre ami Marc Suivre tire, à sa manière et toujours avec la même spectaculaire causticité, les leçons de ce scrutin départemental.

Voilà, c’est fait ! Une fois encore, le train des illusions socialistes s’est encastré dans le mur des réalités que ses conducteurs refusaient obstinément de voir. Ce faisant, ils perdent leurs ancrages locaux, avec une constance qui force le respect. Ces déroutes communales puis départementales, en attendant la conclusion régionale, ne sont pas neutres.

Entamée après la bérézina de 1992, la lente conquête de « la France des territoires » avait permis au PS de résister à l’implosion, au soir de la défaite de la folle du Poitou, en 2007. Dans la bataille de chiffonniers homérique qui s’en suivit, Martine Aubry avait tellement bourré les urnes pour faire barrage à l’ex de son prédécesseur, qu’à côté, la guerre Fillon-Copé est passée pour une votation suisse. À l’heure où les grands féodaux socialistes se retrouvent à poil, on est en droit de se demander ce qu’il restera du PS après les Présidentielles de 2017, si Pépère mord la poussière.

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lundi 16 mars 2015

Sortie de crise : de la Grande récession à la Grande stagnation

HL2014_A.jpgCet article, publié dans le numéro Hiver 2014- 2015 de la revue Politique Internationale, a été écrit au début du mois de novembre 2014. Depuis lors un certain nombre d'événements sont intervenus – notamment le lancement du QE européen. Le climat conjoncturel a quelque peu évolué. Des retouches ont été apportées ici et là pour en tenir compte mais, globalement , cela ne change rien ni à l'analyse, ni au diagnostic, et encore moins aux perspectives.

Six ans après la fin officielle de la grande récession la sortie de crise n'est toujours pas en vue. Certes l'économie américaine a repris quelques couleurs, mais la zone euro n'a toujours pas retrouvé son niveau de production d'avant la crise, et les économies émergentes, Chine en tête, semblent à leur tour gagnées par le ralentissement général de la croissance.

Pourquoi cette lenteur désespérante du processus de sortie de crise ? L'explication la plus courante consiste à accuser les dirigeants des pays développés d'avoir trop vite arrêté leurs politiques de soutien massif à l'économie pour retrouver les contraintes de l'austérité budgétaire. Cet article a été écrit pour attirer l'attention sur une toute autre analyse qui met en cause une accumulation d'effets pervers dont les politiques de taux zéro et de rachats massifs d'actifs (Quantitative easing) menées par les banques centrales seraient la cause.

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lundi 9 mars 2015

Liberté d'opinion : comment la route de la servitude passe par Charlie.

Le texte est long, mais il vaut vraiment la peine d'être lu. Au-delà de l'actualité immédiate et des méfaits du conformisme de la pensée unique, notre ami Gilles Dryancour met à nu les dysfonctionnements de notre interprétation et pratique contemporaines de la démocratie. Il révèle pourquoi l'analyse d'Hayek sur les engrenages de la pensée totalitaire est plus que jamais d'actualité. A retenir notamment sa brillante analyse du marché des opinions comme une catallaxie.

Les attentats islamistes de Paris, des sept, huit et neuf janvier dernier, ont donné lieu à l’opération de propagande médiatique la plus aboutie du XXIe siècle. La canalisation de l’émotion collective au travers du slogan ’’Je suis Charlie’’ fut un véritable coup de génie qui restera certainement dans les annales de la psychologie sociale.

Transformer l’indignation collective en soutien du gouvernement le plus impopulaire de la cinquième république n’était pas acquis d’avance. L’exploit est techniquement remarquable, même si la recette en est connue depuis la fin du XIXe siècle.

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samedi 28 février 2015

26 janvier 2015 : "Libéralisme et liberté d'expression - la liberté doit-elle être sacrifiée à la sécurité ?" - Réunion Assemblée nationale

Jesuischarlie.jpgEn 2009, à l'occasion de la publication de leur petit ouvrage "Avancer vers l'Etat de droit", l'Institut Turgot avait organisé à l'Assemblée nationale une réunion dont Me Jean-Philippe Delsol, Me Jean-Philippe Feldman et Me Patrick Simon étaient les invités. Le thème de la réunion était « la présomption d'innocence », mais tous trois avaient passionné leur auditoire en lui offrant une sorte d'état des lieux des avancées et reculs de l'Etat de droit en France.

Au cours des années qui ont suivi l'Institut Turgot a demandé à ses trois amis avocats de renouveler cette expérience et de se constituer en une sorte d'Observatoire annuel des droits et libertés individuels en France. C'est ainsi que deux autres réunions ont été programmées en 2010 et 2011 , toujours organisées dans ce haut lieu de la vie publique française qu'est l'Assemblée nationale.

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jeudi 19 février 2015

Humour de gauche

Marc SuivreC’est un fait acquis : les socialistes vivent dans un monde parallèle. De ce décalage spatio-temporel nait la multitude de hiatus qui font d’eux la risée de leurs contemporains.

Comment peut-on gouverner en étant aussi coupé des réalités ? La réponse est dans la question. La certitude de vivre dans le camp du progrès y est pour beaucoup. Il est vrai que vu du pays de Candy : il n’y a que des méchants et des gentils. Ce maçonisme de bazar qui semble leur tenir lieu de viatique, veut que la gauche soit l’incarnation du Bien. Cette hypothèse, audacieuse à l’aune des zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, les pousse probablement à voir le monde qui les entoure en blanc ou en noir, sans aucune nuance de gris (on ne leur en demande pourtant pas 50, juste 3 ou 4).

C’est de leurs certitudes puériles que viennent ce conformisme hallucinant et cette intolérance légendaire qui les conduit, si souvent, au ridicule le plus achevé en matière de déclarations péremptoires.

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lundi 2 février 2015

Thomas Piketty, le bluff du XXIème siècle

 "Inference" est une toute nouvelle revue internationale des sciences exclusivement publiée sur le net. Principalement publiée en anglais, mais avec des articles écrits également en français, elle vise à redonner à l'esprit critique et à l'expression d'un libre scepticisme rationnel toute leur place dans l'évaluation des théories et travaux scientifiques soumis aux effets de mode de la société politique et médiatique contemporaine.

L'article qui suit a été publié au mois d'octobre 2014 dans le premier numéro de cette nouvelle revue "on line", sous le titre "Le spectre des inégalités" (inspiré par la célèbre première phrase du Manifeste du parti communiste de Marx et Engels de 1847 : "un spectre hante l'Europe : le communisme").

L’ÉCONOMISTE français Thomas Piketty a concentré l’attention des économistes professionnels, comme du grand public, sur la vieille question marxiste : les sociétés capitalistes conduisent-elles inexorablement à des conditions d’inégalités extrêmes ?Cette question a elle-même connu, depuis Marx, une histoire intéressante : la vision prévalant depuis les travaux d’après-guerre effectués par l’américain Simon Kuznets, prix Nobel d’économie 1971, et la publication de son célèbre article « Economic growth and income inequality1 », est celle selon laquelle les inégalités de revenus sont inévitablement appelées à s’atténuer au fur et à mesure du développement économique.

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mardi 27 janvier 2015

"Je suis Charlie", un erreur stratégique

Tout le monde a salué le « sans-faute » de François Hollande dans sa gestion de l'après 7 janvier. Je pense au contraire qu'il a fait une faute aux conséquences désastreuses, et que s'y ajoutent des erreurs d'analyse.

La manifestation quasi unanime, responsables de nombreux pays en tête, fut un grand moment. Même l'Arabie en était ! Hypocrisie ? Cela montre en tout cas qu'on n'ose pas s'opposer officiellement à  certaines valeurs ... et surtout que tous les pays ont compris qu'ils pourraient eux aussi être victimes du terrorisme.  

Un « sans-faute » de François Hollande donc ? Pas à mon avis : le slogan « je suis Charlie » n'étais pas limpide et son ambiguïté est apparue les jours suivants. Beaucoup l'ont compris comme « je suis avec les victimes ». Mais il signifie aussi « Nous sommes avec le journal », interprétation confirmée par le million d'euros donné pour le relancer. Or l'État n'a pas à « être » un journal particulier, il doit seulement protéger la liberté d'expression. D'autant que ce journal n'est pas n'importe lequel, mais est spécialisé dans des caricatures féroces à destination d'un public assez restreint. Il ne reflétait donc en rien des idées majoritaires ou pouvant être brandies comme représentant la France et ses idées.

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